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Comment les auteurs du corpus présentent-ils la vie de leurs personnages et par quels moyens la rendent-ils crédible ?

j'ai une probléme avec un exercice que je n'arrive pas à faire, quelqu'un peut-il m'aider ou me le faire? 

Exercice 9 page 278 :

Répondre à la question.
Objet d’étude : « Le roman et ses personnages »
Question sur le corpus :
question1: Comment les auteurs du corpus présentent-ils la vie de leurs personnages et par quels moyens la rendent-ils crédible ?
question 2: soulignez et définissez les mots-clés de cette question, puis faites la liste des procédés à rechercher dans les textes du corpus.
question 3: reoérez ces procédés dans les textes en relevant les exemples les plus caractéristiques et en comparant les moyenx utilisés.
question 4: Quelle progressio logique vous faudra-t-il suivre ? Dans quel ordre allez-vous aborder les textes du corpus? Pourquoi ?
Question 5: Vous soulignerez les mots de liaison et emploierez des formules variées pour citer les procédés et les exemples que vous aurez retenus.
Question 6: Qu'allez-vous mettre en relief dans votre conclusion ?

Texte A :

Raphaël, le jeune héros de La Peau de chagrin, est désespéré et veut en finir. Mais un vieil antiquaire apparaît dans sa vie, pour changer son destin.

Son large front ridé, ses joues blêmes et creuses, la rigueur implacable de ses petits yeux verts dénués de cils et de sourcils, pouvaient faire croire à l’inconnu que le Peseur d’or de Gérard Dow était sorti de son cadre. Une finesse d’inquisiteur trahie par les sinuosités de ses rides et par les plis circulaires dessinés sur ses tempes, accusait une science profonde des choses de la vie. Il était impossible de tromper cet homme qui semblait avoir le don de surprendre les pensées au fond des cœurs les plus discrets. Les mœurs de toutes les nations du globe et leurs sagesses se réunissaient sur sa face froide, comme les productions du monde entier se trouvaient accumulées dans ses magasins poudreux. Vous y auriez lu la tranquillité lucide d’un Dieu qui voit tout, ou la force orgueilleuse d’un homme qui a tout vu. Un peintre aurait, avec deux coups de pinceau, fait de cette figure une belle image du Père Eternel ou le masque ricaneur de Méphistophélès, car il se trouvait tout ensemble une suprême puissance dans le front et de sinistres railleries dans la bouche. En broyant toutes les peines humaines sous un pouvoir immense, cet homme devait avoir tué les joies terrestres

BALZAC, La Peau de chagrin.

Texte B :

Un « cabinet d’amateur » désigne un tableau représentant toute une collection de tableaux, que l’on s’amuse alors à reconnaître. Ce récit raconte l’histoire d’un tableau exposé a Pittsburg (dans le cadre de manifestations culturelles organisées par la communauté allemande de la ville), d’un peintre (Heinrich Kürz) et d’un collectionneur (Hermann Raffke).

[…] quand à l’article du Vaterland, dont l’auteur, Thadeus Doppelgleisner, était un des responsables de l’exposition, il était nettement plus développé (peut-être parce que le propriétaire du tableau, Hermann Raffke, des brasseries Raffke, avait prêté plusieurs œuvres et généreusement fiancé l’exposition) mais se cantonnait délibérément dans le domaine des généralités et des anecdotes :
« Notre éminent concitoyen Hermann Raffke, de Lübeck, n’est pas seulement célèbre pour l’excellente qualité de la bière qu’il brasse avec succès dans nos murs depuis bientôt cinquante ans ; il est aussi un amateur d’art éclairé et dynamique, bien connu des cimaises et des ateliers des deux côtés de l’Océan. Au cours de ses nombreux voyages en Europe, Hermann Raffke a su rassembler avec un discernement éclectique et sûr tout un ensemble d’œuvres d’art anciennes et modernes dont maints musées du Vieux Continent se seraient volontiers parés et qui n’ pas à l’heure actuelle son équivalent dans notre jeune contrée, n’en déplaise à Messieurs Mellon, Kress, Duveen, et autres Johnson. Qui plus est, Hermann Raffke a toujours eu à cœur de favoriser le développement de la peinture américaine et nombreux sont ceux qui, aujourd’hui reconnus – les Thomas Harrison, les Kitzenjammer, les Wyckoff, les Betkowski et tant d’autres – furent à leurs débuts soutenus pas ce mécène bienveillant et discret […] »

Georges PEREC, Un cabinet d’amateur.

Texte C :

Terrasse à Rome raconte l’histoire d’un graveur, Meaume, gravant à Rome des scènes choquantes. Voici l’épilogue.

Marie Aidelle rapporta à Catherine Van Honthorst les enfances de Meaume. La grand-mère de Meaume baptisa l’enfant avec un doigt de sang de Concini quand on l’eut déchiré, pour le fortifier. Il aimait le vin noir, dont il abusait. Il se laissa mourir. Meaume naquit à Paris au printemps de 1617. Il était Lorrain. Il disait : « Les faces des enfants sont incertaines. » Aussi ne les dessina-t-il jamais. Passé de l’âge de cinquante ans, son visage était tendu et étrange. Il était très maigre. Les yeux y brillaient encore comme ceux des nourrissons et des grenouilles. Globes gris très grands mais on ne savait ce qui y transparaissait. Ils vivaient leur vie dans une eau obscure. C’était très intense mais il était impossible de dire si la colère déchirante habitaient derrière ses yeux La blessure sur son visage ajoutait à l’incertitude de ses expressions.

Pascal Quignard, Terrasse à Rome.

Voilà ce que j'ai fait pour le moment : Dans le 1er texte Balzac présente son personnage comme étant un homme sérieu. c'est un homme rigoureux et qui semble être stricte sur lui ("rigueur implacable" L1, finesse d'inquisiteur" L3)
C'est pour cela qu'il le compare "au peseur d'or" car le peseur d'or donne une image d'homme sérieu ...
Il le présente aussi  comme étant une personne lassée par les choses de la vie car il semble avoir tout vécu et il semble porter toute la misère du monde sur lui (L11 " Les moeurs et toutes les nations du globe et leurs sagesses, se réunissaient sur sa face froide"... , l 17 […] "d'un homme qui a tout vu" , l25 Cet homme devait avoir tué toutes les joies terrestres".
Balzac compare son personnage à Dieu car il dit qu'on pourrait voir en lui "la tranquilité lucide d'un Dieu qui voit tout" l17.
Dans ce texte le personnage  rendu crédible grâce au comparaison, a une fine description

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Comment les auteurs du corpus présentent-ils la vie de leurs personnages et par quels moyens la rendent-ils crédible ?

Bonjour Oasisniah,

Voilà des pistes sur lesquelles argumenter :

Les textes A et C mêlent fantastique et réalité. Pour faire admettre le premier, les auteurs ont donc appuyé sur les effets de réel, appelés aussi hypotypose...

Le texte C cultive pour sa part la banalité.

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Comment les auteurs du corpus présentent-ils la vie de leurs personnages et par quels moyens la rendent-ils crédible ?

Bonjour tout le monde j'ai une objet d'étude à faire,pouvez vous m'aider svp ?

Objet d’étude : « Le roman et ses personnages »
Question sur le corpus :
question1: Comment les auteurs du corpus présentent-ils la vie de leurs personnages et par quels moyens la rendent-ils crédible ?

Texte A :

Raphaël, le jeune héros de La Peau de chagrin, est désespéré et veut en finir. Mais un vieil antiquaire apparaît dans sa vie, pour changer son destin.
Son large front ridé, ses joues blêmes et creuses, la rigueur implacable de ses petits yeux verts dénués de cils et de sourcils, pouvaient faire croire à l’inconnu que le Peseur d’or de Gérard Dow était sorti de son cadre. Une finesse d’inquisiteur trahie par les sinuosités de ses rides et par les plis circulaires dessinés sur ses tempes, accusait une science profonde des choses de la vie. Il était impossible de tromper cet homme qui semblait avoir le don de surprendre les pensées au fond des cœurs les plus discrets. Les mœurs de toutes les nations du globe et leurs sagesses se réunissaient sur sa face froide, comme les productions du monde entier se trouvaient accumulées dans ses magasins poudreux. Vous y auriez lu la tranquillité lucide d’un Dieu qui voit tout, ou la force orgueilleuse d’un homme qui a tout vu. Un peintre aurait, avec deux coups de pinceau, fait de cette figure une belle image du Père Eternel ou le masque ricaneur de Méphistophélès, car il se trouvait tout ensemble une suprême puissance dans le front et de sinistres railleries dans la bouche. En broyant toutes les peines humaines sous un pouvoir immense, cet homme devait avoir tué les joies terrestres

BALZAC, La Peau de chagrin.
Texte B :

Un « cabinet d’amateur » désigne un tableau représentant toute une collection de tableaux, que l’on s’amuse alors à reconnaître. Ce récit raconte l’histoire d’un tableau exposé a Pittsburg (dans le cadre de manifestations culturelles organisées par la communauté allemande de la ville), d’un peintre (Heinrich Kürz) et d’un collectionneur (Hermann Raffke).
[…] quand à l’article du Vaterland, dont l’auteur, Thadeus Doppelgleisner, était un des responsables de l’exposition, il était nettement plus développé (peut-être parce que le propriétaire du tableau, Hermann Raffke, des brasseries Raffke, avait prêté plusieurs œuvres et généreusement fiancé l’exposition) mais se cantonnait délibérément dans le domaine des généralités et des anecdotes :
« Notre éminent concitoyen Hermann Raffke, de Lübeck, n’est pas seulement célèbre pour l’excellente qualité de la bière qu’il brasse avec succès dans nos murs depuis bientôt cinquante ans ; il est aussi un amateur d’art éclairé et dynamique, bien connu des cimaises et des ateliers des deux côtés de l’Océan. Au cours de ses nombreux voyages en Europe, Hermann Raffke a su rassembler avec un discernement éclectique et sûr tout un ensemble d’œuvres d’art anciennes et modernes dont maints musées du Vieux Continent se seraient volontiers parés et qui n’ pas à l’heure actuelle son équivalent dans notre jeune contrée, n’en déplaise à Messieurs Mellon, Kress, Duveen, et autres Johnson. Qui plus est, Hermann Raffke a toujours eu à cœur de favoriser le développement de la peinture américaine et nombreux sont ceux qui, aujourd’hui reconnus – les Thomas Harrison, les Kitzenjammer, les Wyckoff, les Betkowski et tant d’autres – furent à leurs débuts soutenus pas ce mécène bienveillant et discret […] »
Georges PEREC, Un cabinet d’amateur.

Texte C :

Terrasse à Rome raconte l’histoire d’un graveur, Meaume, gravant à Rome des scènes choquantes. Voici l’épilogue.
Marie Aidelle rapporta à Catherine Van Honthorst les enfances de Meaume. La grand-mère de Meaume baptisa l’enfant avec un doigt de sang de Concini quand on l’eut déchiré, pour le fortifier. Il aimait le vin noir, dont il abusait. Il se laissa mourir. Meaume naquit à Paris au printemps de 1617. Il était Lorrain. Il disait : « Les faces des enfants sont incertaines. » Aussi ne les dessina-t-il jamais. Passé de l’âge de cinquante ans, son visage était tendu et étrange. Il était très maigre. Les yeux y brillaient encore comme ceux des nourrissons et des grenouilles. Globes gris très grands mais on ne savait ce qui y transparaissait. Ils vivaient leur vie dans une eau obscure. C’était très intense mais il était impossible de dire si la colère déchirante habitaient derrière ses yeux La blessure sur son visage ajoutait à l’incertitude de ses expressions.
Pascal Quignard, Terrasse à Rome.

j'ai fait ça pour le moment : Dans le 1er texte Balzac présente son personnage comme étant un homme sérieux. c'est un homme rigoureux et qui semble être éxigent ("rigueur implacable" L1, finesse d'inquisiteur" L3)
C'est pour cela qu'il est comparé "au peseur d'or" car le peseur d'or donne une image d'homme assez sérieux .
Il semble aussi porter toute la misère du monde sur lui (L11 " Les moeurs et toutes les nations du globe et leurs sagesses, se réunissaient sur sa face froide"... , l 17 […] "d'un homme qui a tout vu"
Et pour finir, Balzac compare son personnage à Dieu  "la tranquilité lucide d'un Dieu qui voit tout" l17.
Dans ce texte le personnage est  rendu crédible grâce au comparaison et une petite description .

Pour le texte B,c'est un peu près pareil : c'est une homme sérieux ?

J'ai un peu plus de mal pour le texte C..pouvait vous me donner des pistes svp ?? 

merci

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Comment les auteurs du corpus présentent-ils la vie de leurs personnages et par quels moyens la rendent-ils crédible ?

Bonsoir,

Comment les auteurs rendent-ils vivants leurs créatures de papier ?
Le personnage de Balzac est un être fantastique, surnaturel. Pourtant le romancier s'attache à quelques détails révélateurs pour le rendre vraisemblable et présent.
Chez Pérec, au contraire, on note une accumulation de noms propres et de détails prosaïques, comme sur des cartes de visite.
Quignard mélange la notice biographique et des caractéristiques étranges.

Ce sont des pistes à argumenter avec des exemples précis.