Voltaire, Aventure indienne

Bonjour,
je comprends pas bien le sens du texte de Voltaire Aventure Indienne. Je ne vois pas l'aspect humouristique ou plaisant dans ce texte. Est-ce que quelqu'un pourrais me l'expliquer?
Merci.

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Voltaire, Aventure indienne

Bonsoir Bouby,


Pythagore dans son séjour aux Indes, apprit, comme tout le monde sait, à l'école des gymnosophistes, le langage des bêtes et celui des plantes. Se promenant un jour dans une prairie assez près du rivage de la mer, il entendit ces paroles: « Que je suis malheureuse d'être née herbe ! à peine suis-je parvenue à deux pouces de hauteur que voilà un monstre dévorant, un animal horrible, qui me foule sous ses larges pieds;sa gueule est armée d’une rangée de faux tranchantes, avec laquelle il me coupe, me déchire et m’engloutit. Les hommes nomment ce monstre un mouton. Je ne crois pas qu’il y ait au monde une plus abominable créature. »
Pythagore avança quelques pas; il trouve une huître qui bâillait sur un petit rocher; il n’avait point encore embrassé cette admirable loi par laquelle il est défendu,de manger les animaux nos semblables. Il allait avaler l’huître, lorsqu’elle prononça ces mots attendrissants: « Ô nature! que l'herbe, qui est comme moi ton ouvrage, est heureuse! Quand on l'a coupée, elle renaît, elle est immortelle; et nous, pauvres huîtres, en vain sommes-nous défendues par une double cuirasse; des scélérats nous mangent par douzaines à leur déjeuner, et c'en est fait pour jamais. Quelle épouvantable destinée que celle d'une huître, et que les hommes sont barbares! ».
Pythagore tressaillit; il sentit l'énormité du crime qu'il allait commettre: il demanda pardon à l'huître en pleurant, et la remit bien proprement sur son rocher.
Comme il rêvait profondément à cette aventure en retournant à la ville, il vit des araignées qui mangeaient des mouches, des hirondelles qui mangeaient des araignées, des éperviers qui mangeaient des hirondelles.
«Tous ces gens-là, dit-il, ne sont pas philosophes. »
Pythagore,en entrant, fut heurté, froissé, renversé par une multitude de gredins et de gredines qui couraient en criant: « C'est bien fait, c'est bien fait, ils l'ont bien mérité!- Qui? quoi?» dit Pythagore en se relevant; et les gens couraient toujours en disant: «Ah! que nous aurons de plaisir de les voir cuire! »
Pythagore crut qu'on parlait de lentilles ou de quelques autres légumes; point du tout, c'était deux pauvres Indiens. «Ah! sans doute, dit Pythagore, ce sont deux grands philosophes qui sont las de la vie; ils sont bien aises de renaître sous une autre forme; il y a du plaisir à changer de maison, quoiqu’on soit toujours mal logé: il ne faut pas disputer des goûts. »
Il avança avec la foule jusqu'à la place publique, et ce fut là qu’il vit un grand bûcher allumé, et vis-à-vis de ce bûcher un banc qu'on appe-lait un tribunal, et sur ce banc des juges, et ces juges tenaient tous une queue de vache à la main, et ils avaient sur la tête un bonnet ressemblant parfaitement aux deux oreilles de l'animal qui porta Silène1 quand il vint autrefois au pays avec Bacchus, après avoir traversé la mer Erythrée à pied sec, et avoir arrêté le soleil et la lune, comme on le raconte fidèlement dans les Orphiques 2.
Il y avait parmi ces juges un honnête homme fort connu de Pythagore. Le sage de l'Inde expliqua au sage de Samos de quoi il était question dans la fête qu'on allait donner au peuple indou. «Les deux Indiens, dit-il, n’ont nulle envie d'être brûlés; mes graves confrères les ont condamnés à ce supplice, l'un pour avoir dit que la sub-stance de Xaca3 n'est pas la substance de Brama3; et l'autre, pour avoir soupçonné qu’on pouvait plaire à l'Être suprême par la vertu, sans tenir en mourant une vache par la queue; parce que, disait-il, on peut être ver-tueux en tout temps, et qu’on ne trouve pas toujours une vache à point nommé. Les bonnes femmes de la ville ont été si effrayées de ces deux propositions hérétiques4 qu’elles n’ont point donné de repos aux juges jusqu’à ce qu’ils aient ordonné le supplice de ces deux infortunés. »
Pythagore jugea que depuis l’herbe jusqu’à l’homme il y avait bien des sujets de chagrin. Il fit pourtant entendre raison aux juges, et même aux dévotes: et c’est ce qui n’est arrivé que cette seule fois.
Ensuite il alla prêcher la tolérance à Crotone 6; mais un intolérant mit le feu à sa maison: il fut brûlé, lui qui avait tiré deux Indous des flammes. Sauve qui peut!
Voltaire, Aventure indienne, traduite par 1’ignorant.,

1. Silène: vieillard, compagnon de Bacchus (dieu du vin), qui était porté par un âne.
2. Les Orphiques : recueil de textes (6ème av. J.C.)
3. Xaca, Brama: divinités indoues.
4. Hérétiques: non conformes aux dogmes religieux.
5. Crotone : ville du sud de l’Italie (Calabre)

1re leçon : Le mal est omniprésent. Nul n'est satisfait de son sort. Chacun envie son voisin.
2e leçon : Sottise de la justice humaine, intolérance des religions.
3e leçon : Le dernier mot appartient à l'intolérance.
Leçon générale : Le mal est universel, mais sa forme la plus grave est l'intolérance parce que l'homme doué de raison (ce qui le différencie des animaux) n'en fait pas usage.

Le début du texte repose sur des références historiques "sérieuses», Pythagore, le mathématicien de
l'Antiquité grecque s'est effectivement rendu en Orient pour y rechercher la sagesse de ceux que les Grecs appelaient les «sages nus» (gumno = nu) . Cependant le caractère fantaisiste du récit transparaît immédiatement avec la référence à un type d'apprentissage digne de l'univers merveilleux du conte.
Humour du conteur qui présente son invention comme une vérité universellement établie.
Le conte commence avec la deuxième phrase "un jour»...


I) Un conte apparemment exotique

II) Un conte satirique et ironique
Voltaire se moque des institutions et des personnes ridicules.
III) Une critique philosophique au sens du XVIIIe siècle : l'Inde du conte est la France de Voltaire.
Voltaire fustige le fanatisme, l'intolérance, les dogmes, les causes futiles des querelles religieuses (jésuites contre jansénistes en France).

Le philosophe est, selon Voltaire, celui qui mène le combat de la raison contre l'obscurantisme religieux.

Voltaire, Aventure indienne

je dois faire le commentaire de ce meme texte mais qu'à partir de " il avança... "jusqu'à "Sauve qui peut".je ne trouve pas de plan donc si quelqu'un pouvait m'aider.mais je pense que dans une grande partie il faut parler de l'enseignement de ce passage, une autre grande partie peut etre consacré à la religion mais je ne pene pas qu'il y est assez d'éléments pour que la religion soit un grand axe.

Voltaire, Aventure indienne

Bonjour , je doit faire un sujet d'invention sur "aventure indienne " de Voltaire mais je n'arrive pas à trouver des arguments !
POuvez-vous m'aider svp ?

le sujet est  :Composez le dixcours que Pythagore prononce devant les "juges"et les "dévotes" pour obtenir la grâce des "deux indiens".Vous aurez recours à différents procédés oratoires propres à rendre le discours convaincant .

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

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Voltaire, Aventure indienne

Bonsoir Mathon,

Voilà la partie du texte sur laquelle tu dois t'appuyer :

«Les deux Indiens, dit-il, n’ont nulle envie d'être brûlés; mes graves confrères les ont condamnés à ce supplice, l'un pour avoir dit que la substance de Xaca3 n'est pas la substance de Brama3; et l'autre, pour avoir soupçonné qu’on pouvait plaire à l'Être suprême par la vertu, sans tenir en mourant une vache par la queue; parce que, disait-il, on peut être vertueux en tout temps, et qu’on ne trouve pas toujours une vache à point nommé. Les bonnes femmes de la ville ont été si effrayées de ces deux propositions hérétiques4 qu’elles n’ont point donné de repos aux juges jusqu’à ce qu’ils aient ordonné le supplice de ces deux infortunés. »

Il te faut développer des arguments contre l'intolérance et la superstition, en faveur de la raison, contre les préjugés philosophiques et les pseudo-vérités révélées, en faveur du bon sens et de l'observation de la réalité...

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Voltaire, Aventure indienne

Bien je pense ne pas voir été assez explicite,  j'ai un texte de voltaire : l'aventure indienne, et un passage à traiter le voici :

Il avança avec la foule jusqu'à la place publique, et ce fut là qu’il vit un grand bûcher allumé, et vis-à-vis de ce bûcher un banc qu'on appe¬lait un tribunal, et sur ce banc des juges, et ces juges tenaient tous une queue de vache à la main, et ils avaient sur la tête un bonnet ressemblant parfaitement aux deux oreilles de l'animal qui porta Silène1 quand il vint autrefois au pays avec Bacchus, après avoir traversé la mer Erythrée à pied sec, et avoir arrêté le soleil et la lune, comme on le raconte fidèlement dans les Orphiques 2.
Il y avait parmi ces juges un honnête homme fort connu de Pythagore. Le sage de l'Inde expliqua au sage de Samos de quoi il était question dans la fête qu'on allait donner au peuple indou. «Les deux Indiens, dit-il, n’ont nulle envie d'être brûlés; mes graves confrères les ont condamnés à ce supplice, l'un pour avoir dit que la sub¬stance de Xaca3 n'est pas la substance de Brama3; et l'autre, pour avoir soupçonné qu’on pouvait plaire à l'Être suprême par la vertu, sans tenir en mourant une vache par la queue; parce que, disait-il, on peut être ver¬tueux en tout temps, et qu’on ne trouve pas toujours une vache à point nommé. Les bonnes femmes de la ville ont été si effrayées de ces deux propositions hérétiques4 qu’elles n’ont point donné de repos aux juges jusqu’à ce qu’ils aient ordonné le supplice de ces deux infortunés. »
Pythagore jugea que depuis l’herbe jusqu’à l’homme il y avait bien des sujets de chagrin. Il fit pourtant entendre raison aux juges, et même aux dévotes: et c’est ce qui n’est arrivé que cette seule fois.
Ensuite il alla prêcher la tolérance à Crotone 6; mais un intolérant mit le feu à sa maison: il fut brûlé, lui qui avait tiré deux Indous des flammes. Sauve qui peut!

Voltaire, Aventure indienne, traduite par 1’ignorant.
1. Silène: vieillard, compagnon de Bacchus (dieu du vin), qui était porté par un âne.
2. Les Orphiques : recueil de textes (6ème av. J.C.)
3. Xaca, Brama: divinités indoues.
4. Hérétiques: non conformes aux dogmes religieux.
5. Crotone : ville du sud de l’Italie (Calabre)

voila, il me faut trouver des figures de style et procédés dans ce passage afin de le commenté, comme je ne suis pas une lumière en francais, je n'ai pa trouvé grand chose
Quelqu'un aurait il des idées ? Merci d'avance

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Voltaire, Aventure indienne

bonjour , moi aussi j'ai le sujet d'invention sur le discours de Pythagore,  mais je n'ai aucune imagination, donc svp pouvez vous m'aider je vous remercie d'avance.

PS:j'ai ce sujet à rendre demain!!!!

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Voltaire, Aventure indienne

Bonjour à tous,(en particulier à Jean luc! lol) j'étudie en ce moment l'Aventure Indienne de Voltaire et j'aimerais savoir ce qui, dans un texte montre le pittoresque, parce que bien que je connaisse la définition du pittoresque, je n'arrive pas à voir les indices dans le texte qui me montre le pittoresque . Pouvez vous m'aider ? merci à l'avance!

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Voltaire, Aventure indienne

Le pittoresque , c'est "ce qui mérite d'être peint", ce qui correspond à une écriture imagée, avec de nombreux détails descriptifs destinés à interesser ou à amuser les lecteurs.
Je pense que tu peux t'interesser aux descriptions, aux couleurs,(paysages qui ressemblent à des tableaux) aux détails précis donnés sur les personnages, etc...

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Voltaire, Aventure indienne

merci de ton aide! je suis un peu moins dans le flou maintenant