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Flaubert, Madame Bovary, II, 9 - D’abord, ce fut comme un étourdissement...

Bonjour tout le monde,

je suis actuellement en 1ere Scientifique et je dois rendre un commentaire composé sur le chapitre 9 de la deuxième partie de Madame Bovary.
J'ai déjà mon introduction :

Flaubert écrit Madame Bovary pendant la deuxième moitié du XIXème siècle, durant le mouvement littéraire du réalisme.
Dans ce roman, le romantisme et le réalisme, deux tendance opposées, se croisent et provoquent une polémique.
Gustave Flaubert relate ici la vie d'Emma, femme d'un simple officier de santé à Tostes, qui s'ennuie de ne pas avoir une vie comme celle qu'elle tire de ses lectures romantiques comme Paul & Virginie.
Dans le passage étudié, Emma trompe Charles avec Rodolphe.
Nous nous poserons (donc?) la question de savoir en quoi le narrateur insiste sur le bovarysme d'Emma en étudiant dans une première partie le point de vue du narrateur, bien qu'absent dans le roman ; et dans une deuxième partie le bovarysme (d'Emma?).

Les passages (quelque chose?)  signifient que je vous pose la question : est ce que je mets ça ou pas ?

J'ai aussi ma conclusion qui ne me pose pas de probleme.
Mon problème vient de mon introduction (est ce qu' elle est bien ?) et de mon développement : je ne sais pas par ou commencer.

Si quelqu' un pouvait m aider rapidement, ça serait sympa.
En vous remerciant, Chachoune.

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Flaubert, Madame Bovary, II, 9 - D’abord, ce fut comme un étourdissement...

Bonjour à tous, je suis en seconde et j'ai un commentaire a faire sur madame bovary chapitre 9 partie 2.
L'extrait sur lequel je travaille est :

D'abord, ce fut comme un étourdissement ; elle voyait les arbres, les chemins, les fossés, Rodolphe, et elle sentait encore l'étreinte de ses bras, tandis que le feuillage frémissait et que les joncs sifflaient.
Mais, en s'apercevant dans la glace, elle s'étonna de son visage. Jamais elle n'avait eu les yeux si grands, si noirs, ni d'une telle profondeur. Quelque chose de subtil épandu sur sa personne la transfigurait.
Elle se répétait : " J'ai un amant ! un amant ! " se délectant à cette idée comme à celle d'une autre puberté qui lui serait survenue. Elle allait donc posséder enfin ces joies de l'amour, cette fièvre du bonheur dont elle avait désespéré. Elle entrait dans quelque chose de merveilleux où tout serait passion, extase, délire ; une immensité bleuâtre l'entourait, les sommets du sentiment étincelaient sous sa pensée, et l'existence ordinaire n'apparaissait qu'au loin, tout en bas, dans l'ombre, entre les intervalles de ces hauteurs.
Alors elle se rappela les héroïnes des livres qu'elle avait lus, et la légion lyrique de ces femmes adultères se mit à chanter dans sa mémoire avec des voix de soeurs qui la charmaient. Elle devenait elle-même comme une partie véritable de ces imaginations et réalisait la longue rêverie de sa jeunesse, en se considérant dans ce type d'amoureuse qu'elle avait tant envié. D'ailleurs, Emma éprouvait une satisfaction de vengeance. N'avait-elle pas assez souffert ! Mais elle triomphait maintenant, et l'amour, si longtemps contenu, jaillissait tout entier avec des bouillonnements joyeux. Elle le savourait sans remords, sans inquiétude, sans trouble.


J'ai commencé à travailler sur le point de vue omniscient et interne, pour cela j'ai tiré du texte certaine citation du point de vue omniscient tout d'abord comme par exemple: " quelque chose de subtil épandu sur sa personne la transfigurait" mais je n'ai aucune idée de comment expliquer mes citations et pourquoi Flaubert utilise deux points de vue différents par exemple.

Merci d'avance pour votre aide qui me sera précieuse.

Flaubert, Madame Bovary, II, 9 - D’abord, ce fut comme un étourdissement...

Non, le point de vue est juste interne. Renseigne-toi sur la suite de cette aventure et de ce roman : tu verras à quel point Emma est loin de la réalité. Elle a lu beaucoup trop de livres romantiques et se prend pour une héroïne. la chute sera d'autant plus cruelle...

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Flaubert, Madame Bovary, II, 9 - D’abord, ce fut comme un étourdissement...

Ah d'accord , mais du coup j'ai un problème, vu que c'est mon premier commentaire, ma prof de français ma donné un plan à respecter qui est celui-ci:

I point de vue du narrateur
a) point de vue omniscient
b) point de vue interne
II le bovarysme
a) Emma influencée par ses lectures
b) un narrateur réaliste
III les registres, présentation du protagoniste
a) le lyrisme de la découverte de l'amour
b) la satire du romantisme d'Emma

Comment je peux faire, puisque dans tout les cas il faut que je respect son plan ? 

merci pour ton aide

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Flaubert, Madame Bovary, II, 9 - D’abord, ce fut comme un étourdissement...

Pour la focalisation, cette page peut t'aider => https://www.etudes-litteraires.com/point-de-vue.php

Flaubert, Madame Bovary, II, 9 - D’abord, ce fut comme un étourdissement...

Chez Flaubert tout est très subtil : le point de vue est interne (celui d'Emma, ses sensations, ses impressions, ses sentiments...), mais derrière on sent l'ironie du narrateur omniscient qui sait que cette aventure n'est pas la grande passion dont Emma rêve et qu'elle a lue dans les romans à l'eau de rose. Mais c'est une distinction assez délicate si vous n'avez pas du tout travaillé là-dessus en cours... Et si vous avez travaillé sur ce roman, il faut t'aider de tes cours.

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Flaubert, Madame Bovary, II, 9 - D’abord, ce fut comme un étourdissement...

ah merci pour votre aide cela m'a beaucoup aidé!
Une dernière petite question est ce que l'on peut dire que l'on est en présence d'une métaphore filée qui marque un décalage entre les rêve d'Emma et la vie réelle dans le troisième paragraphe? 

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Flaubert, Madame Bovary, II, 9 - D’abord, ce fut comme un étourdissement...

Bonjour, je suis en train de chercher des arguments à développer sur le texte suivant:

D'abord, ce fut comme un étourdissement ; elle voyait les arbres, les chemins, les fossés, Rodolphe, et elle sentait encore l'étreinte de ses bras, tandis que le feuillage frémissait et que les joncs sifflaient.
Mais, en s'apercevant dans la glace, elle s'étonna de son visage. Jamais elle n'avait eu les yeux si grands, si noirs, ni d'une telle profondeur. Quelque chose de subtil épandu sur sa personne la transfigurait.
Elle se répétait : " J'ai un amant ! un amant ! " se délectant à cette idée comme à celle d'une autre puberté qui lui serait survenue. Elle allait donc posséder enfin ces joies de l'amour, cette fièvre du bonheur dont elle avait désespéré. Elle entrait dans quelque chose de merveilleux où tout serait passion, extase, délire ; une immensité bleuâtre l'entourait, les sommets du sentiment étincelaient sous sa pensée, et l'existence ordinaire n'apparaissait qu'au loin, tout en bas, dans l'ombre, entre les intervalles de ces hauteurs.
Alors elle se rappela les héroïnes des livres qu'elle avait lus, et la légion lyrique de ces femmes adultères se mit à chanter dans sa mémoire avec des voix de soeurs qui la charmaient. Elle devenait elle-même comme une partie véritable de ces imaginations et réalisait la longue rêverie de sa jeunesse, en se considérant dans ce type d'amoureuse qu'elle avait tant envié. D'ailleurs, Emma éprouvait une satisfaction de vengeance. N'avait-elle pas assez souffert ! Mais elle triomphait maintenant, et l'amour, si longtemps contenu, jaillissait tout entier avec des bouillonnements joyeux. Elle le savourait sans remords, sans inquiétude, sans trouble.

J'ai les sous-parties suivantes:
I point de vue du narrateur
a) point de vue omniscient
b) point de vue interne
II le bovarysme
a) Emma influencée par ses lectures
b) un narrateur réaliste
III les registres, présentation du protagoniste
a) le lyrisme de la découverte de l'amour
b) la satire du romantisme d'Emma 

Mais je bloque sur la première partie pour l'instant, HEEELP

Ps: je passe mon oral dans 2 jours.