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Flaubert, Madame Bovary, 3 - La nuit s'épaississait sur les murs, où brillaient encore...

Bonjour,
Voici mon texte : Madame Bovary IIIe partie Gustave Flaubert

et mon plan veuillez me dire si il est bien


La nuit s'épaississait sur les murs, où brillaient encore, à demi perdues dans l'ombre, les grosses couleurs de quatre estampes représentant quatre scènes de la Tour de Nesle, avec une légende au bas, en espagnol et en français. Par la fenêtre à guillotine, on voyait un coin de ciel noir entre des toits pointus.
Elle se leva pour allumer deux bougies sur la commode, puis elle vint se rasseoir.
- Eh bien... fit Léon.
- Eh bien ? répondit-elle.
Et il cherchait comment renouer le dialogue, interrompu, quand elle lui dit :
- D'où vient que personne, jusqu'à présent, ne m'a jamais exprimé des sentiments pareils ?
Le clerc se récria que les natures idéales étaient difficiles à comprendre. Lui, du premier coup d'oeil, il l'avait aimée ; et il se désespérait en pensant au bonheur qu'ils auraient eu si, par une grâce du hasard, se rencontrant plus tôt, ils se fussent attachés l'un à l'autre d'une manière indissoluble.
- J'y ai songé quelquefois, reprit-elle.
- Quel rêve ! murmura Léon.
Et, maniant délicatement le liséré bleu de sa longue ceinture blanche, il ajouta :
- Qui nous empêche donc de recommencer ?
- Non, mon ami, répondit-elle. Je suis trop vieille... vous êtes trop jeune... oubliez-moi ! D'autres vous aimeront... vous les aimerez.
- Pas comme vous ! s'écria-t-il.
- Enfant que vous êtes ! Allons, soyons sage je le veux !
Elle lui représenta les impossibilités de leur amour, et qu'ils devaient se tenir, comme autrefois, dans les simples termes d'une amitié fraternelle.
Etait-ce sérieusement qu'elle parlait ainsi ? Sans doute qu'Emma n'en savait rien elle-même, tout occupée par le charme de la séduction et la nécessité de s'en défendre ; et, contemplant le jeune homme d'un regard attendri, elle repoussait doucement les timides caresses que ses mains frémissantes essayaient.

Voici mon plan veuillez me dir si il est bien merci d'avance
I) une conversation qui semble romantique
1) Des circonstances d'apparence romantique
2) Un dialogue amoureux

II) Un désespoir certain
1) Un homme désespéré
2) Une réelle éspérance voué à l'échec

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Flaubert, Madame Bovary, 3 - La nuit s'épaississait sur les murs, où brillaient encore...

bonjour,
moi j'ai le même commentaire à faire mais j'ai un souci je ne distingue pas les procédés d'écriture
quant à votre plan je suis incapable de vous répondre mais si vous pouvez m'aider pour les procédés, je pourrais ensuite donner mon avis sur votre plan

merci

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Flaubert, Madame Bovary, 3 - La nuit s'épaississait sur les murs, où brillaient encore...

voilà la citation : " le charme de la séduction"

il me semble que c'est un oxymore mais comment l'interpréter ?

"les natures idéales étaient difficiles à comprendre"  est ce une métaphore ? comment interpréter

Flaubert, Madame Bovary, 3 - La nuit s'épaississait sur les murs, où brillaient encore...

Bonsoir,
Je ne suis pas une pro en figures de style, mais "le charme de la séduction" ne me semble pas être un oxymore. Un oxymore, ce sont deux mois qui s'opposent, or charme et séduction vont plutôt dans le même sens, je pense.

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Flaubert, Madame Bovary, 3 - La nuit s'épaississait sur les murs, où brillaient encore...

merci alors c'est plutôt un pléonasme ? comment intéerpréte ?

Flaubert, Madame Bovary, 3 - La nuit s'épaississait sur les murs, où brillaient encore...

merci alors c'est plutôt un pléonasme ? comment intéerpréte interpréter ?

"charme" et "séduction" appartiennent tous deux au même champ lexical, mais cela ne veut pas dire qu'ils soient synonymes.

"le charme de la séduction" ne me semble donc pas être un pléonasme ou  une autre figure de style.

Pas plus d'ailleurs  que "Les natures idéales étaient difficiles à comprendre."

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Flaubert, Madame Bovary, 3 - La nuit s'épaississait sur les murs, où brillaient encore...

« Le charme de la séduction », « timides caresse », main frémissantes, amour, amitié fraternelle : cest mots font ils bien parties du même champ lexical ? je n'arrive pas a trouver le thème

Flaubert, Madame Bovary, 3 - La nuit s'épaississait sur les murs, où brillaient encore...

Que proposerais-tu ?

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Flaubert, Madame Bovary, 3 - La nuit s'épaississait sur les murs, où brillaient encore...

ben justement c'est ce que je n'arrive pas à faire j'hésite : les sentiments ou autre....
et j'ai encore une question : Il me semble que dans le texte madame bovary 3ème partie
il y a le champ lexical de la couleur : "les grosses couleurs" "un coin de ciel noir" "liseret bleu de sa longue ceinture blanche. Comment peux on interpréter l'utilisation d'un champ lexical ?bonjour
je voudrais savoir si ce sont bien des métaphores

" la nuit s'épaissisait sur les murs"
"renouer le dialogue interronpu"
"de manière indissoluble"
"les natures idéales étaient difficiles à comprendre"
merci
je suis en 2nde

Flaubert, Madame Bovary, 3 - La nuit s'épaississait sur les murs, où brillaient encore...

Sentiment ? Non, c'est plutôt du ressort de l'érotisme, de la séduction, plutôt dans ce sens je pense.
Champ lexical de la couleur ? Euh, si on veut, mais il y en a un peu dans tous les textes des couleurs, rien que pour donner de la force à la description, donc ce n'est vraiment pas pertinent de relever ça 
Et plutôt que de donner n'importe quel fragment du texte et voir si ça colle avec la définition de la métaphore, pourrais-tu d'abord nous dire ce qu'est une métaphore ?
Et puis un commentaire littéraire, ce n'est pas essayer d'attribuer à quelconque formule un terme d'analyse littéraire hein, c'est trouver des axes, dans lesquels tu pourras mettre des analyses textuelles pertinentes...