Hubert-Félix Thiéfaine, Confessions d'un never been

Bonjour,

Je suis en première S, et le français est loin d'être ma matière préférée.

J'ai un commentaire à faire sur cette chanson intitulée "Confessions d'un never been" de Thiéfaine, pour la fin de la semaine.

J'avoue que je ne sais pas trop par quoi commencer, étant donné qu'aucune question ne m'est posée... D'après les instructions (brèves) de mon prof, j'aurais juste à faire un commentaire oral (comme au bac je suppose...), et étudier les nombreux mots compliqués au dictionnaire...

Pour faire un commentaire, il faudrait déjà avoir compris cette chanson, et j'avoue que je ne sais pas quoi chercher...

Je vous joins ci-dessous les paroles :



Les joyeux éboueurs des âmes délabrées
Se vautrent dans l'algèbre des mélancolies
Traînant leurs métastases de rêve karchérisé
Entre les draps poisseux des siècles d'insomnie
Ça sent la vieille guenille & l'épicier cafard
Dans ce chagrin des glandes qu'on appelle l'amour
Où les noirs funambules du vieux cirque barbare
Se pissent dans le froc en riant de leurs tours

J'ai volé mon âme à un clown
Un cloclo mécanique du rock&roll cartoon
J'ai volé mon âme à un clown
Un clone au coeur de cône du rêve baby baboon
J'ai volé mon âme à un clown

Je rêve d'être flambé au dessus du vésuve
& me défonce au gaz échappé d'un diesel
À la manufacture métaphysique d'effluves
Où mes synapses explosent en millions d'étincelles
Reflets de flammes en fleurs dans les yeux du cheval
Que j'embrasse à Turin pour en faire un complice
Ivre de prolixine & d'acide cortical
Je dégaine mon walter ppk de service

J'ai volé mon âme à un clown
Un cloclo mécanique du rock&roll cartoon
J'ai volé mon âme à un clown
Un clone au coeur de cône du rêve baby baboon
J'ai volé mon âme à un clown

Bien vibré bien relax en un tempo laid back
Rasta lunaire baisant la main d'oméga queen
Je crache dans ma tête les vapeurs d'ammoniac
D'un sturm und drang sans fin au bout du never been
Fac-similé d'amour & de tranquillisants
Dans la clarté chimique de ma nuit carcérale
Je suis l'évêque étrusque, un lycanthrope errant
Qui patrouille dans le gel obscur de mon mental

J'ai volé mon âme à un clown
Un cloclo mécanique du rock&roll cartoon
J'ai volé mon âme à un clown
Un clone au coeur de cône du rêve baby baboon
J'ai volé mon âme à un clown

Un peu d'aide ne serait donc pas de refu pour commencer en beauté

Merci d'avance.

PS : Il s'agit de mon premier message dans un forum "d'aide scolaire online"... j'espère donc ne pas avoir fait de gaffe.

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Hubert-Félix Thiéfaine, Confessions d'un never been

Bonjour Eldwen,

Les joyeux éboueurs des âmes délabrées
Se vautrent dans l'algèbre des mélancolies
Traînant leurs métastases de rêve karchérisé
Entre les draps poisseux des siècles d'insomnie
Ça sent la vieille guenille & l'épicier cafard
Dans ce chagrin des glandes qu'on appelle l'amour
Où les noirs funambules du vieux cirque barbare
Se pissent dans le froc en riant de leurs tours

un monde désespérant de solitude

J'ai volé mon âme à un clown
Un cloclo mécanique du rock&roll cartoon
J'ai volé mon âme à un clown
Un clone au coeur de cône du rêve baby baboon
J'ai volé mon âme à un clown

un monde standardisé et ridicule à force de pitreries

Je rêve d'être flambé au dessus du vésuve
& me défonce au gaz échappé d'un diesel
À la manufacture métaphysique d'effluves
Où mes synapses explosent en millions d'étincelles
Reflets de flammes en fleurs dans les yeux du cheval
Que j'embrasse à Turin pour en faire un complice
Ivre de prolixine & d'acide cortical
Je dégaine mon walter ppk de service

un monde pollué, empoisonné, meurtrier


Bien vibré bien relax en un tempo laid back
Rasta lunaire baisant la main d'oméga queen
Je crache dans ma tête les vapeurs d'ammoniac
D'un sturm und drang sans fin au bout du never been
Fac-similé d'amour & de tranquillisants
Dans la clarté chimique de ma nuit carcérale
Je suis l'évêque étrusque, un lycanthrope errant
Qui patrouille dans le gel obscur de mon mental

une culture globalisante et éclatée qui révèle le spleen contemporain



L'expression radicale d'un désespoir atroce.
Rôle primordial des associations, souvent surprenantes.
Il te faut bien sûr examiner les champs lexicaux et la fonction privilégiée des connotations.
Il te faut aussi justifier le titre : un poème autobiographique, un lyrisme désespéré, de la part de quelqu'un "qui n'a jamais pu exister".

Hubert-Félix Thiéfaine, Confessions d'un never been

Bonjour,

Je ne connais pas cette "chanson", je ne connais pas la mélodie sur laquelle on la "chante", mais le texte est frappant.
Je n'ai pas pu m'empêcher d'y entendre en sourdine les âmes de Rimbaud, Ferré et Nerval...
C'est un beau texte...
Muriel

Hubert-Félix Thiéfaine, Confessions d'un never been

Bonsoir,

Ce texte ne sort plus de ma tête depuis ce matin... je viens de comprendre pourquoi... il y a tous mes "copains" entre les lignes... (Nietzsche est présent).
Ce n'est pas un texte, c'est de la poésie... et de la belle... (A part le refrain en octosyllabes, et en admettant quelques licences poétiques, tous les vers sont des alexandrins, certains de toute beauté...).
J'ai fait une belle découverte aujourd'hui, je vais m'empresser d'acquérir l'album de cet artiste-poète.
Merci à Eldwen, à son professeur et au site...
(Cela n'aide pas pour le devoir en question...).

Muriel

Hubert-Félix Thiéfaine, Confessions d'un never been

Je ne suis pas un littéraire mais je connais bien Hubert