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Un vrai romancier, c’est celui qui sait raconter une histoire.

Bonjour à toutes et à tous en ce beau dimanche pluvieux. Ayant une dissertation à rendre incessamment sous peu, je viens solliciter votre aide car elle me donne un peu plus de fil à retordre que prévu. Voici le sujet :

Alain Robbe-Grillet affirmait en 1963 dans Pour un nouveau roman : « Un roman, pour la plupart des amateurs - et des critiques  - c'est avant tout une histoire. Un vrai romancier, c'est celui qui sait raconter une histoire ».



Voici, en synthèse, mon travail jusqu'ici :

• Thèse : Le romancier ne fait que raconter une histoire.
• Histoire à connotation futile ? Histoire dont on peut tirer un enseignement ? Histoire au sens historique ?
• Nouveau roman réfute tout ce qui faisait l'histoire jusque-là ( intrigue au second plan, personnages subsidiaires et nommés par de simples majuscules, ... ).



I. Quelle histoire ?
a. L'histoire « futile ».
b. L'histoire qui amène une réflexion.
c. L'histoire historique.

II. Du réel au fictif.
a. Emprunts à l'Histoire pour donner plus de réalité.
b. Emprunts à l'Histoire à titre didactique.
c. Emprunts à l'Histoire afin de dénoncer.

III. L' Histoire comme moteur de création.
a. Le lettrisme.
b. Le Nouveau Roman.
c. Les autobiographies.





Qu'en pensez-vous ?

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Un vrai romancier, c’est celui qui sait raconter une histoire.

Bonjour,

As-tu perçu l'ironie de l'affirmation ?
Pour Robbe-Grillet, le romancier ne saurait se contenter de raconter de belles histoires.
Tu es invité à examiner en quoi le roman ne saurait se résumer à une intrigue.
A l'inverse un roman sans intrigue a peu de chances de captiver un lecteur.
Concentre-toi sur la fiction romanesque et sur la création d'un univers personnel, sur ce qui distingue un grand roman d'un roman à connotation péjorative.

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Un vrai romancier, c’est celui qui sait raconter une histoire.

Effectivement, merci Jean-Luc.

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Un vrai romancier, c’est celui qui sait raconter une histoire.

Bonjour,

voici mon sujet de dissertation :
"Un roman, pour la plupart des amateurs - et des critiques -, c'est avant tout une "histoire". Un vrai romancier, c'est celui qui sait "raconter une histoire".(...) Aussi, faire la critique d'un roman, cela se ramène souvent à en rapporter l'anecdote, (...) les noeuds et dénouements de l'intrigue.
(...) De l'écriture il ne sera jamais question. Ainsi l'écriture ne serait plus qu'un moyen ; le fond du roman, sa raison d'être, ce qu'il y a dedans serait simplement l'histoire qu'il raconte."

Vous commenterez ces propos d'Alain Robbe-Grillet, en les appliquant aux romans que vous connaissez. (romans vus en classe, La princesse de Clèves, La peau de chagrin, Supplément au voyage de Bougainville).

J'ai d'abord effectué une petite recherche sur quelques mots pour en connaître l'exact sens.
Et puis d'autres idées qui me viennent sur le sujet : émotion ressentie par le lecteur, univers diégétique, les différents sens du mot correction (améliorer, punir, corriger,..)

Est-ce que je dois faire un plan qui suit la citation, ou me concentrer que sur certains éléments de cette citation ?

Bref, j'ai fait des recherches sur les différents types de plans, et on ne me propose jamais le même.

Merci d'avance.

Un vrai romancier, c’est celui qui sait raconter une histoire.

Ca n'aurait aucun sens de prélever certains éléments de la citation pour en faire un développement. Il faut saisir l'ensemble du propos et le commenter à différents degrés après avoir interprété le contenu, et l'avoir replacé dans son contexte. Dans une deuxième partie, il faudra essayer de contredire la citation, pour la dépasser dans une 3è partie.
Il faudrait déjà saisir le caractère polémique de la citation, puisque Robe-Grillet ramène le roman à son degré le plus bas, celui d'une simple histoire. Tu peux par exemple mettre en relief cette conception à l'inverse de celle de Flaubert, qui rêvait de faire un livre '' sur rien '', dans lequel la force du roman émane uniquement de son style.