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Molière, Dom Juan, acte II, scène 4

j'ai une question bizarre à vous poser...
dans la scène 4 de l'acte II, qu'est ce que l'on appelle "le principe fondé de cette scène ?"
j'ai pas tout saisie...
ps : sans me donner la réponse exacte mais des indices... merci d'avance c'est pour lundi 05/02/07
a+

Scène 4

Dom Juan, Sganarelle, Charlotte, Mathurine.
Sganarelle, apercevant Mathurine.
Ah ! ah !
Mathurine, à Dom Juan.
Monsieur, que faites-vous donc là avec Charlotte ? Est-ce que vous lui parlez d’amour aussi ?
Dom Juan, à Mathurine.
Non, au contraire, c’est elle qui me témoignait une envie d’être ma femme, et je lui répondais que j’étais engagé à vous.
Charlotte
Qu’est-ce que c’est donc que vous veut Mathurine ?
Dom Juan, bas, à Charlotte.
Elle est jalouse de me voir vous parler, et voudrait bien que je l’épousasse ; mais je lui dis que c’est vous que je veux.
Mathurine
Quoi ? Charlotte…
Dom Juan, bas, à Mathurine.
Tout ce que vous lui direz sera inutile ; elle s’est mis cela dans la tête.
Charlotte
Quement donc ! Mathurine…
Dom Juan, bas, à Charlotte.
C’est en vain que vous lui parlerez ; vous ne lui ôterez point cette fantaisie.
Mathurine
Est-ce que… ?
Dom Juan, bas, à Mathurine.
Il n’y a pas moyen de lui faire entendre raison.
Charlotte
Je voudrais…
Dom Juan, bas, à Charlotte.
Elle est obstinée comme tous les diables.
Mathurine
Vrament…
Dom Juan, bas, à Mathurine.
Ne lui dites rien, c’est une folle.
Charlotte
Je pense…
Dom Juan, bas, à Charlotte.
Laissez-la là, c’est une extravagante.
Mathurine
Non, non : il faut que je lui parle.
Charlotte
Je veux voir un peu ses raisons.
Mathurine
Quoi ?…
Dom Juan, bas, à Mathurine.
Je gage qu’elle va vous dire que je lui ai promis de l’épouser.
Charlotte
Je…
Dom Juan, bas, à Charlotte.
Gageons qu’elle vous soutiendra que je lui ai donné parole de la prendre pour femme.
Mathurine
Holà ! Charlotte, ça n’est pas bien de courir sur le marché des autres.
Charlotte
Ça n’est pas honnête, Mathurine, d’être jalouse que Monsieur me parle.
Mathurine
C’est moi que Monsieur a vue la première.
Charlotte
S’il vous a vue la première, il m’a vue la seconde, et m’a promis de m’épouser.
Dom Juan, bas, à Mathurine.
Eh bien ! que vous ai-je dit ?
Mathurine
Je vous baise les mains, c’est moi, et non pas vous qu’il a promis d’épouser.
Dom Juan, bas, à Charlotte.
N’ai-je pas deviné ?
Charlotte
À d’autres, je vous prie ; c’est moi, vous dis-je.
Mathurine
Vous vous moquez des gens ; c’est moi, encore un coup.
Charlotte
Le vlà qui est pour le dire, si je n’ai pas raison.
Mathurine
Le vlà qui est pour me démentir, si je ne dis pas vrai.
Charlotte
Est-ce, Monsieur, que vous lui avez promis de l’épouser ?
Dom Juan, bas, à Charlotte.
Vous vous raillez de moi.
Mathurine
Est-il vrai, Monsieur, que vous lui avez donné parole d’être son mari ?
Dom Juan, bas, à Mathurine.
Pouvez-vous avoir cette pensée ?
Charlotte
Vous voyez qu’al le soutient.
Dom Juan, bas, à Charlotte.
Laissez-la faire.
Mathurine
Vous êtes témoin comme al l’assure.
Dom Juan, bas, à Mathurine.
Laissez-la dire.
Charlotte
Non, non : il faut savoir la vérité.
Mathurine
Il est question de juger ça.
Charlotte
Oui, Mathurine, je veux que Monsieur vous montre votre bec jaune.
Mathurine
Oui, Charlotte, je veux que Monsieur vous rende un peu camuse.
Charlotte
Monsieur, videz la querelle, s’il vous plaît.
Mathurine
Mettez-nous d’accord, Monsieur.
Charlotte, à Mathurine.
Vous allez voir.
Mathurine, à Charlotte
Vous allez voir vous-même.
Charlotte, à Dom Juan.
Dites.
Mathurine, à Dom Juan.
Parlez.
Dom Juan, embarrassé, leur dit à toutes deux.
Que voulez-vous que je dise ? Vous soutenez également toutes deux que je vous ai promis de vous prendre pour femmes. Est-ce que chacune de vous ne sait pas ce qui en est, sans qu’il soit nécessaire que je m’explique davantage ? Pourquoi m’obliger là-dessus à des redites ? Celle à qui j’ai promis effectivement n’a-t-elle pas en elle-même de quoi se moquer des discours de l’autre, et doit-elle se mettre en peine, pourvu que j’accomplisse ma promesse ? Tous les discours n’avancent point les choses ; il faut faire et non pas dire, et les effets décident mieux que les paroles. Aussi n’est-ce rien que par là que je vous veux mettre d’accord, et l’on verra, quand je me marierai, laquelle des deux a mon cœur. (Bas, à Mathurine.) Laissez-lui croire ce qu’elle voudra. (Bas, à Charlotte.) Laissez-la se flatter dans son imagination. (Bas, à Mathurine.) Je vous adore. (Bas, à Charlotte.) Je suis tout à vous. (Bas, à Mathurine.) Tous les visages sont laids auprès du vôtre. (Bas, à Charlotte.) On ne peut plus souffrir les autres quand on vous a vue. J’ai un petit ordre à donner ; je viens vous retrouver dans un quart d’heure
Charlotte, à Mathurine.
Je suis celle qu’il aime, au moins.
Mathurine
C’est moi qu’il épousera.
Sganarelle
Ah ! pauvres filles que vous êtes, j’ai pitié de votre innocence, et je ne puis souffrir de vous voir courir à votre malheur. Croyez-moi l’une et l’autre : ne vous amusez point à tous les contes qu’on vous fait, et demeurez dans votre village.
Dom Juan, revenant.
Je voudrais bien savoir pourquoi Sganarelle ne me suit pas.
Sganarelle
Mon maître est un fourbe ; il n’a dessein que de vous abuser, et en a bien abusé d’autres ; c’est l’épouseur du genre humain, et… (Il aperçoit Dom Juan.) Cela est faux ; et quiconque vous dira cela, vous lui devez dire qu’il en a menti. Mon maître n’est point l’épouseur du genre humain, il n’est point fourbe, il n’a pas dessein de vous tromper, et n’en a point abusé d’autres. Ah ! tenez, le voilà ; demandez-le plutôt à lui-même.
Dom Juan
Oui.
Sganarelle
Monsieur, comme le monde est plein de médisants, je vais au-devant des choses ; et je leur disais que, si quelqu’un leur venait dire du mal de vous, elles se gardassent bien de le croire, et ne manquassent pas de lui dire qu’il en aurait menti.

Dom Juan
Sganarelle…
Sganarelle
Oui, Monsieur est homme d’honneur, je le garantis tel.
Dom Juan
Hon !
Sganarelle
Ce sont des impertinents.

Molière, Dom Juan, acte II, scène 4

Bonjour à tous,

je dois rendre un travail pour jeudi (je sais cela n'est pas bien mais c'était assez difficile)
je dois répondre à cette question : Quel est le registre de la scène?Relevez trois procédés caractéristiques de ce registre.

Problème : je n'arrive pas à savoir / trouver  les trois procédés caractéristiques de ce registre comique.

Merci d'avance pour votre aide.

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

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Molière, Dom Juan, acte II, scène 4

Bonjour, voila je dois rédiger l'introduction ( que j'ai faite presque finie ) et la première partie avec les sous parties. J'ai trouvé comme hypothèse de lecture ( problématique ) : En quoi cette scène est comique ? Le problème c'est que ce n'étais pas mon idée de base, qui était : Comment Don Juan fait t-il pour se sortir de cette situation et tourner la scène a son avantage ? Avec en première partie : Don Juan un bon orateur, qui maitrise l'art du langage et en deuxième partie : Le coté comique de la scène. Or le professeur nous a fait comprendre vite fait que le plus important
étais le comique de la scène du coup je suis avec : En quoi cette scène est comique ? Du coup je n'ai aucunes idées ! Je ne sais pas quoi mettre en première partie, seconde partie et sous parties ( il en faut 3 au premier , celui que je rédige). Le texte travailler est  une querelle entre Charlotte et Mathurine , dans Dom Juan, acte II, sc4 .

Merci d'avance de votre aide.

texte :

Scène 4
Dom Juan, Sganarelle, Charlotte, Mathurine.

Sganarelle, apercevant Mathurine.
Ah ! ah !

Mathurine, à Dom Juan.
Monsieur, que faites-vous donc là avec Charlotte ? Est-ce que vous lui parlez d’amour aussi ?

Dom Juan, à Mathurine.
Non, au contraire, c’est elle qui me témoignait une envie d’être ma femme, et je lui répondais que j’étais engagé à vous.

Charlotte
Qu’est-ce que c’est donc que vous veut Mathurine ?

Dom Juan, bas, à Charlotte.
Elle est jalouse de me voir vous parler, et voudrait bien que je l’épousasse ; mais je lui dis que c’est vous que je veux.

Mathurine
Quoi ? Charlotte…

Dom Juan, bas, à Mathurine.
Tout ce que vous lui direz sera inutile ; elle s’est mis cela dans la tête.

Charlotte
Quement donc ! Mathurine…

Dom Juan, bas, à Charlotte.
C’est en vain que vous lui parlerez ; vous ne lui ôterez point cette fantaisie.

Mathurine
Est-ce que… ?

Dom Juan, bas, à Mathurine.
Il n’y a pas moyen de lui faire entendre raison.

Charlotte
Je voudrais…

Dom Juan, bas, à Charlotte.
Elle est obstinée comme tous les diables.

Mathurine
Vrament…

Dom Juan, bas, à Mathurine.
Ne lui dites rien, c’est une folle.

Charlotte
Je pense…

Dom Juan, bas, à Charlotte.
Laissez-la là, c’est une extravagante.

Mathurine
Non, non : il faut que je lui parle.

Charlotte
Je veux voir un peu ses raisons.

Mathurine
Quoi ?…

Dom Juan, bas, à Mathurine.
Je gage qu’elle va vous dire que je lui ai promis de l’épouser.

Charlotte
Je…

Dom Juan, bas, à Charlotte.
Gageons qu’elle vous soutiendra que je lui ai donné parole de la prendre pour femme.

Mathurine
Holà ! Charlotte, ça n’est pas bien de courir sur le marché des autres.

Charlotte
Ça n’est pas honnête, Mathurine, d’être jalouse que Monsieur me parle.

Mathurine
C’est moi que Monsieur a vue la première.

Charlotte
S’il vous a vue la première, il m’a vue la seconde, et m’a promis de m’épouser.

Dom Juan, bas, à Mathurine.
Eh bien ! que vous ai-je dit ?

Mathurine
Je vous baise les mains, c’est moi, et non pas vous qu’il a promis d’épouser.

Dom Juan, bas, à Charlotte.
N’ai-je pas deviné ?

Charlotte
À d’autres, je vous prie ; c’est moi, vous dis-je.

Mathurine
Vous vous moquez des gens ; c’est moi, encore un coup.

Charlotte
Le vlà qui est pour le dire, si je n’ai pas raison.

Mathurine
Le vlà qui est pour me démentir, si je ne dis pas vrai.

Charlotte
Est-ce, Monsieur, que vous lui avez promis de l’épouser ?

Dom Juan, bas, à Charlotte.
Vous vous raillez de moi.

Mathurine
Est-il vrai, Monsieur, que vous lui avez donné parole d’être son mari ?

Dom Juan, bas, à Mathurine.
Pouvez-vous avoir cette pensée ?

Charlotte
Vous voyez qu’al le soutient.

Dom Juan, bas, à Charlotte.
Laissez-la faire.

Mathurine
Vous êtes témoin comme al l’assure.

Dom Juan, bas, à Mathurine.
Laissez-la dire.

Charlotte
Non, non : il faut savoir la vérité.

Mathurine
Il est question de juger ça.

Charlotte
Oui, Mathurine, je veux que Monsieur vous montre votre bec jaune.

Mathurine
Oui, Charlotte, je veux que Monsieur vous rende un peu camuse.

Charlotte
Monsieur, videz la querelle, s’il vous plaît.

Mathurine
Mettez-nous d’accord, Monsieur.

Charlotte, à Mathurine.
Vous allez voir.

Mathurine, à Charlotte
Vous allez voir vous-même.

Charlotte, à Dom Juan.
Dites.

Mathurine, à Dom Juan.
Parlez.

Dom Juan, embarrassé, leur dit à toutes deux.
Que voulez-vous que je dise ? Vous soutenez également toutes deux que je vous ai promis de vous prendre pour femmes. Est-ce que chacune de vous ne sait pas ce qui en est, sans qu’il soit nécessaire que je m’explique davantage ? Pourquoi m’obliger là-dessus à des redites ? Celle à qui j’ai promis effectivement n’a-t-elle pas en elle-même de quoi se moquer des discours de l’autre, et doit-elle se mettre en peine, pourvu que j’accomplisse ma promesse ? Tous les discours n’avancent point les choses ; il faut faire et non pas dire, et les effets décident mieux que les paroles. Aussi n’est-ce rien que par là que je vous veux mettre d’accord, et l’on verra, quand je me marierai, laquelle des deux a mon cœur. (Bas, à Mathurine.) Laissez-lui croire ce qu’elle voudra. (Bas, à Charlotte.) Laissez-la se flatter dans son imagination. (Bas, à Mathurine.) Je vous adore. (Bas, à Charlotte.) Je suis tout à vous. (Bas, à Mathurine.) Tous les visages sont laids auprès du vôtre. (Bas, à Charlotte.) On ne peut plus souffrir les autres quand on vous a vue. J’ai un petit ordre à donner ; je viens vous retrouver dans un quart d’heure

Charlotte, à Mathurine.
Je suis celle qu’il aime, au moins.

Mathurine
C’est moi qu’il épousera.

Sganarelle
Ah ! pauvres filles que vous êtes, j’ai pitié de votre innocence, et je ne puis souffrir de vous voir courir à votre malheur. Croyez-moi l’une et l’autre : ne vous amusez point à tous les contes qu’on vous fait, et demeurez dans votre village.

Dom Juan, revenant.
Je voudrais bien savoir pourquoi Sganarelle ne me suit pas.

Sganarelle
Mon maître est un fourbe ; il n’a dessein que de vous abuser, et en a bien abusé d’autres ; c’est l’épouseur du genre humain, et… (Il aperçoit Dom Juan.) Cela est faux ; et quiconque vous dira cela, vous lui devez dire qu’il en a menti. Mon maître n’est point l’épouseur du genre humain, il n’est point fourbe, il n’a pas dessein de vous tromper, et n’en a point abusé d’autres. Ah ! tenez, le voilà ; demandez-le plutôt à lui-même.

Dom Juan
Oui.

Sganarelle
Monsieur, comme le monde est plein de médisants, je vais au-devant des choses ; et je leur disais que, si quelqu’un leur venait dire du mal de vous, elles se gardassent bien de le croire, et ne manquassent pas de lui dire qu’il en aurait menti.


Dom Juan
Sganarelle…

Sganarelle
Oui, Monsieur est homme d’honneur, je le garantis tel.

Dom Juan
Hon !

Sganarelle
Ce sont des impertinents.