Dans une société de plus en plus coincée et fuyant la réalité, les euphémismes prennent une place...

Bonjour à tous !!!

Voila je dois faire une dissertation sur l’euphémisme.

Voici le sujet :

Dans une société de plus en plus coincée et fuyant la réalité, les euphémismes prennent une place grandissante. En effet, rare n’est pas d’entendre « nous a quitté » « mal entendant » « personne de petite taille » afin de ne pas heurter les esprits les plus (et de plus en plus) sensibles.

Que pouvez-vous me dire sur l’euphémisme ?

(ce n'est pas pour me mâcher le travail mais seulement me donner des idées !)

Pour moi c'est pour démontrer que l’on peut transformer la gravité et l’impact d’un texte en utilisant ces fameux euphémismes !

Qu'en pensez-vous ?

Merci à tous !!!

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Dans une société de plus en plus coincée et fuyant la réalité, les euphémismes prennent une place...

Bonsoir Ubik,

L'euphémisme est la formulation atténuée d'une réalité désagréable.
La question qui vient immédiatement à l'esprit est : pourquoi devons-nous dans une situation donnée user de subterfuges langagiers ?

La valeur positive de l'euphémisme est le respect de l'autre, le souci de ne pas le blesser.
Mais il manifeste aussi la peur des mots, la fuite devant des situations que l'on ne veut plus assumer… Il existe aussi une forme de pression culturelle, des modes de pensée, des idéologies qui bannissent un vocabulaire considéré comme déviant, insultant.

Il est certain que l'étude des euphémismes en dit long sur les forces et les faiblesses de nos sociétés libérales avancées...

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Dans une société de plus en plus coincée et fuyant la réalité, les euphémismes prennent une place...

Bonsoir Ubik,
En ce qui concerne ce que l'on entend le plus souvent comme dire "mal voyant" pour aveugle" ou "mal entendant" pour sourd il ne faut très certainement pas oublier qu'il y a une différence entre ou mal-voyant qui a certes de gros problèmes de vue (comme avoir un champ de vision latéral infime ou ne voir que comme si il y avait un tube devant l'œil) et un aveugle qui lui ne voit rien du tout. Il en va de même pour les mal-entendant (acouphènes constantes et très importante ou ne pas entendre si il y a du bruit autour).
Pour certains cas l'euphémisme n'est-il pas se fourvoyer sur la réalité ?
Maintenant pour ce qui est de dire "il nous a quittés" lorsqu'une personne est morte cela relève aussi du ressenti que l'on peut avoir à la mort d'un être cher, abandon ou désespoir de ne plus revoir une personne. Cela est certes peu logique lorsqu'on ne le vit pas mais face à cette situation le simple fait de dire le mot "mort" peut prendre des jours, voire des mois.
Ainsi il est vrai que l'euphémisme en dit long sur l'homme. Ne pas avoir envie d'utiliser le bon terme pour se soulager un peu, ou utiliser un terme à la place de l'autre par ignorance.

En littérature, à quoi peut servir l'euphémisme... passer au travers de la censure, ne pas blesser un mécène, ... ?

Ensuite pour la peur des mots comme d'habitude je suis tout à fait d'accord avec Jean-Luc... et oui cela n'est-il pas énervant de toujours avoir raison à la fin...?