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Nietzsche, Par-delà le bien et le mal, 24 - O sancta simplicita !

Bonjour, alors j'ai un énorme soucis .. Notre professeur nous à donné un commentaire de philo à faire mais le truc c'est qu'on a jamais vu comment aborder un texte ni rien ... Donc je suis vraiment pomée..
Voilà mon texte :

O sancta simplicita ! Quel monde étrangement simplifié et
falsifié que celui où vit l’humanité ! On n’en finit pas de
s’étonner, dès qu’on a chaussé les lunettes aptes à nous
faire voir ce prodige. Comme nous avons réussi à tout rendre
autour de nous clair et libre et facile et simple ! Comme
nous avons su laisser vagabonder nos sens dans tout ce qui
est superficiel, et inspirer à notre pensée une divine envie
de cabrioles fantasques et de faux raisonnement ! Quel soin
nous avons eu de préserver avant tout notre ignorance, afin
de jouir d’une liberté, d’une insouciance, d’une imprudence,
d’un entrain et d’une joie de vivre presque inconcevables,
afin de jouir de la vie. Et c’est sur ce granit désormais
solide de notre ignorance que la science a pu s’édifier, la
volonté de savoir se fondant sur une autre volonté beaucoup
plus puissante, la volonté de ne pas savoir, la volonté de
rester dans l’incertitude, dans la contre-vérité ; cette
volonté n’étant pas le contraire de la première, mais sa
forme la plus raffinée. Nous qui sommes avertis, de temps à
autre nous nous apercevons du subterfuge et nous rions de
voir que la science la meilleure est encore celle qui
cherche la mieux à nous emprisonner dans cet univers
simplifié, absolument artificiel, apprété et falsifié à
notre usage, parce qu’elle aussi, un peu malgré soi, aime
l’erreur, parce qu’étant vivante, elle aime la vie.

et voilà ce que j'en ai tiré : J'ai tiré quelques informations du texte , or on ne fait rien en philosophie donc je sais meme pas comment faire un commentaire.. Donc déjà l'homme cherche à simplifier le monde qui l'entoure, il cherche a l'expliquer avec des raisonnements simples (donc j'ai l'impression que nietzche les dits faux)et en fait ces raisonnements sont donc les sciences . Après d'après ce que j'ai compris il dit que ce qu'on apprend par les sciences c'est des conneries donc c'est assez polémique..
Il explique que les connaissances aquices sont erronées parceque l'homme cherche à trop simplifier
Donc selon moi, je dirais que la these de l'auteur est :"la comprehension du monde qui l'entoure est impossible pour l'homme"
En fait d'abord il explique que l'homme simplifie le monde dans lequel il vit, ensuite il dit que l'homme s'est créé des raisonnements pour que ce monde lui paraisse clair, après il commence à détruire le fait que ces raisonnements soient bon (a relever je pense le fait que vagabonder est pejoratif et pourrait se rapprocher de s'égarer), ensuite il y a le passage du texte que je n'ai pas pris en compte dans ma these comme quoi l'homme se plait dans son ignorance (ou sa pseudo-connaissance) puis il démonte les sciences en expliquant qu'elles sont basées sur cette ignorance. J'ai l'impression qu'il dit qu'on veut savoir et que cette envie se repose sur l'envie de ne pas savoir (bon là c'est de la paraphrase) en fait je pense que dans ce passage il veut dire que pour ne pas découvrir la vérité, ne pas etre dans le vrai l'homme se construit une fausse vérité.
Pour la dernière phrase, il dit que l'on aime etre dans l'erreur totale créée par la meilleure science (mais laquelle? ) qui est qualifiée de meilleure car de plus simpleAidez moi s'il vout plait

Nietzsche, Par-delà le bien et le mal, 24 - O sancta simplicita !

bibi0654 a écrit :

on ne fait rien en philosophie

C'est un peu usant d'entendre ça ...

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Nietzsche, Par-delà le bien et le mal, 24 - O sancta simplicita !

O sancta simplicita ! Quel monde étrangement simplifié et falsifié que celui où vit l’humanité ! On n’en finit pas de s’étonner, dès qu’on a chaussé les lunettes aptes à nous
faire voir ce prodige. Comme nous avons réussi à tout rendre autour de nous clair et libre et facile et simple ! Comme nous avons su laisser vagabonder nos sens dans tout ce qui
est superficiel, et inspirer à notre pensée une divine envie de cabrioles fantasques et de faux raisonnement ! Quel soin nous avons eu de préserver avant tout notre ignorance, afin de jouir d’une liberté, d’une insouciance, d’une imprudence, d’un entrain et d’une joie de vivre presque inconcevables, afin de jouir de la vie. Et c’est sur ce granit désormais solide de notre ignorance que la science a pu s’édifier, la volonté de savoir se fondant sur une autre volonté beaucoup plus puissante, la volonté de ne pas savoir, la volonté de
rester dans l’incertitude, dans la contre-vérité ; cette volonté n’étant pas le contraire de la première, mais sa forme la plus raffinée. Nous qui sommes avertis, de temps à autre nous nous apercevons du subterfuge et nous rions de voir que la science la meilleure est encore celle qui cherche la mieux à nous emprisonner dans cet univers simplifié, absolument artificiel, apprété et falsifié à notre usage, parce qu’elle aussi, un peu malgré soi, aime l’erreur, parce qu’étant vivante, elle aime la vie.

Voilà deux passages que je ne comprends pas vraiment, dans ce texte que j'ai à commenté, et pour lequel j'étais pas trop mal fière de mon travail. Mais je pense que les deux morceaux de phrases que j'ai mises en gras sont importantes à la progression du texte, c'est pour ça que j'aimerais bien comprendre ^_^
La première => Je ne vois pas en quoi il est "raffiné" pour les hommes de vouloir ignorer, j'aurais compris si l'adjectif avait été "lache", puisqu'ils ont peur de la vérité, mais là j'avoue que je ne comprends pas vraiment.
Pour la deuxième, j'avoue que je ne vois pas vraiment de quoi il s'agit.

D'avance merci