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Voltaire, Candide, chapitre 1 - Un jour, Cunégonde, en se promenant auprès du château...

Bonsoir ,
J'aurai besoin d'aide pour faire un plan sur la fin du chapitre 1 de Candide concernant les paragraphes 7 et 8
ce plan doit surtout mettre l'accent sur le lien avec la Génese dans ces deux paragraphe et " En quoi l'on pourrai dire que c'est une parodie de la bible ? "            Merci

Un jour, Cunégonde, en se promenant auprès du château, dans le petit bois qu’on appelait parc, vit entre des broussailles le docteur Pangloss qui donnait une leçon de physique expérimentale à la femme de chambre de sa mère, petite brune très-jolie et très-docile. Comme Mlle Cunégonde avait beaucoup de disposition pour les sciences, elle observa, sans souffler, les expériences réitérées dont elle fut témoin ; elle vit clairement la raison suffisante4 du docteur, les effets et les causes, et s’en retourna tout agitée, toute pensive, toute remplie du désir d'être savante, songeant qu’elle pourrait bien être la raison suffisante du jeune Candide, qui pouvait aussi être la sienne.

Elle rencontra Candide en revenant au château, et rougit ; Candide rougit aussi. Elle lui dit bonjour d’une voix entrecoupée ; et Candide lui parla sans savoir ce qu'il disait. Le lendemain, après le dîner, comme on sortait de table, Cunégonde et Candide se trouvèrent derrière un paravent ; Cunégonde laissa tomber son mouchoir, Candide le ramassa ; elle lui prit innocemment la main ; le jeune homme baisa innocemment la main de la jeune demoiselle avec une vivacité, une sensibilité, une grâce toute particulière ; leurs bouches se rencontrèrent, leurs yeux s’enflammèrent, leurs genoux tremblèrent, leurs mains s’égarèrent. M. le baron de Thunder-ten-tronckh passa auprès du paravent, et, voyant cette cause et cet effet, chassa Candide du château à grands coups de pied dans le derrière. Cunégonde s'évanouit : elle fut souffletée par madame la baronne dès qu’elle fut revenue à elle-même ; et tout fut consterné dans le plus beau et le plus agréable des châteaux possibles.

Voltaire, Candide, chapitre 1 - Un jour, Cunégonde, en se promenant auprès du château...

Désolée, je ne vois pas du tout de parodie de la bible dans les paragraphes 7 et 8 du chapitre 1, ou alors on ne parle pas des mêmes.

Voltaire, Candide, chapitre 1 - Un jour, Cunégonde, en se promenant auprès du château...

Candide chassé du Paradis terrestre ?

Voltaire, Candide, chapitre 1 - Un jour, Cunégonde, en se promenant auprès du château...

Ah peut-être effectivement, mais de là à parler de "parodie de la bible", n'est-ce pas un peu fort ? La transgression de l'interdit et la punition de "dieu", ici le baron qui le chasse... Mais bon dans ces deux chapitres cela ne peut quand même pas constituer une problématique de lecture suffisante, non ?

Voltaire, Candide, chapitre 1 - Un jour, Cunégonde, en se promenant auprès du château...

Bonjour Ammy,

Le texte :

[…]
Un jour Cunégonde, en se promenant auprès du château, dans le petit bois qu'on appelait parc, vit entre des broussailles le docteur Pangloss qui donnait une leçon de physique expérimentale à la femme de chambre de sa mère, petite brune très jolie et très docile. Comme mademoiselle Cunégonde avait beaucoup de disposition pour les sciences, elle observa, sans souffler, les expériences réitérées dont elle fut témoin ; elle vit clairement la raison suffisante du docteur, les effets et les causes, et s'en retourna tout agitée, toute pensive, toute remplie du désir d'être savante, songeant qu'elle pourrait bien être la raison suffisante du jeune Candide, qui pouvait aussi être la sienne.

Elle rencontra Candide en revenant au château, et rougit : Candide rougit aussi . Elle lui dit bonjour d'une voix entrecoupée ; et Candide lui parla sans savoir ce qu'il disait. Le lendemain, après le dîner, comme on sortait de table, Cunégonde et Candide se trouvèrent derrière un paravent; Cunégonde laissa tomber son mouchoir, Candide le ramassa ; elle lui prit innocemment la main ; le jeune homme baisa innocemment la main de la jeune demoiselle avec une vivacité, une sensibilité, une grâce toute particulière ; leurs bouches se rencontrèrent, leurs yeux s'enflammèrent, leurs genoux tremblèrent, leurs mains s'égarèrent. Monsieur le baron de Thunder-ten-tronckh passa auprès du paravent, et voyant cette cause et cet effet, chassa Candide du château à grands coups de pied dans le derrière. Cunégonde s'évanouit : elle fut souffletée par madame la baronne dès qu'elle fut revenue à elle-même; et tout fut consterné dans le plus beau et le plus agréable des châteaux possibles.
[…]

Dans le paragraphe 7, Pangloss a le rôle d'un tentateur, d'un initiateur (= le Serpent de la Bible), même s'il ne l'est qu'indirectement.

Dans le paragraphe 8, Candide est effectivement chassé du château (= Paradis) après avoir commis « la faute »...

Muriel

Voltaire, Candide, chapitre 1 - Un jour, Cunégonde, en se promenant auprès du château...

Merci Muriel, c'est très intéressant.
Ceci dit ce n'est pas moi qui travaille sur ce texte mais Unithar qui n'a plus donné de nouvelles d'ailleurs. S'il s'agit d'un étudiant en lettres, cette perspective est intéressante. S'il s'agit d'un élève de première je maintiens que c'est prendre le texte par le petit bout de la lorgnette....