Peut-on dire que l'animal est parfait et l'homme imparfait ?

Bonjour , j'ai un premier devoir maison de philosophie .

Voici le sujet :

Peut on dire que l'animal est parfait et l'homme imparfait ?

Etant donné que c'est mon premier devoir , je ne sais pas comment m'y prendre.

J'ai besoin d'idées car je ne vois pas pourquoi l'animal est parfait et l'homme ne l'est pas   car l'homme apprend à être parfait en suivant des règles   

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Peut-on dire que l'animal est parfait et l'homme imparfait ?

L'animal est parfait dans le fait que, comme il n'a pas de conscience, il n'a pas à renier ses intincts pour entrer dans les régles et donc il ne devient de plus en plus malade de lui comme l'Homme le fait. L'Homme est obligé de s'interioriser.

Peut-on dire que l'animal est parfait et l'homme imparfait ?

Les animaux supérieurs ont bien eux aussi une sorte de conscience. Et le comportement social de pas mal d'animaux est en fait très "réglementé".

Mais dans ce sujet, je pense qu'il faut prendre "parfait" non pas au sens de "qui se conforme parfaitement aux règles", mais plutôt au sens d' "achevé", et "imparfait" au sens de "inachevé, en devenir, capable de progresser". C'est peut-être une autre piste.

Peut-on dire que l'animal est parfait et l'homme imparfait ?

Jehan ,je te comprends pas trop .

la notion d'inctinct ET DE CONSCIENCE rentre t'elle dans ce sujet ?

je pense que le thème de ce sujet est : la nature et la culture ( dites moi si je me trompe )

Peut-on dire que l'animal est parfait et l'homme imparfait ?

Je pense que les deux idées, de toute façon, se rejoignent.

Peut-on dire que l'animal est parfait et l'homme imparfait ?

C'est une mauvaise que de rabattre le sujet sur les notions du programme ; il faut partir de l'analyse elle-même.

Pour comprendre l'idée de Jehan, tu peux lire cet extrait de la Préface au traité du vide de Pascal :

"N'est-ce pas indignement traiter la raison de l'homme, et la mettre en parallèle avec l'instinct des animaux, puisqu'on en ôte la principale différence, qui consiste en ce que les effets du raisonnement augmentent sans cesse, au lieu que l'instinct demeure toujours dans un état égal ? Les ruches des abeilles étaient aussi bien mesurées il y a mille ans qu'aujourd'hui, et chacune d'elles forme cet hexagone aussi exactement la première fois que la dernière. Il en est de même de tout ce que les animaux produisent par ce mouvement occulte. La nature les instruit à mesure que la nécessité les presse ; mais cette science fragile se perd avec les besoins qu'ils en ont : comme ils la reçoivent sans étude, ils n'ont pas le bonheur de la conserver ; et toutes les fois qu'elle leur est donnée, elle leur est nouvelle, puisque, la nature n'ayant pour objet que de maintenir les animaux dans un ordre de perfection bornée, elle leur inspire cette science nécessaire, toujours égale, de peur qu'ils ne tombent dans le dépérissement, et ne permet pas qu'ils y ajoutent, de peur qu'ils ne passent les limites qu'elle leur a prescrites. Il n'en est pas de même de l'homme, qui n'est produit que pour l'infinité. Il est dans l'ignorance au premier âge de sa vie ; mais il s'instruit sans cesse dans son progrès : car il tire avantage non seulement de sa propre expérience, mais encore de celle de ses prédécesseurs, parce qu'il garde toujours dans sa mémoire les connaissances qu'il s'est une fois acquises, et que celles des anciens lui sont toujours présentes dans les livres qu'ils en ont laissés. Et comme il conserve ces connaissances, il peut aussi les augmenter facilement ; de sorte que les hommes sont aujourd'hui en quelque sorte dans le même état où se trouveraient ces anciens philosophes, s'ils pouvaient avoir vieilli jusqu'à présent, en ajoutant aux connaissances qu'ils avaient celles que leurs études auraient pu leur acquérir à la faveur de tant de siècles. De là vient que, par une prérogative particulière, non seulement chacun des hommes s'avance de jour en jour dans les sciences, mais que tous les hommes ensemble y font un continuel progrès à mesure que l'univers vieillit, parce que la même chose arrive dans la succession des hommes que dans les âges différents d'un particulier. De sorte que toute la suite des hommes, pendant le cours de tous les siècles, doit être considérée comme un même homme qui subsiste toujours et qui apprend continuellement : d'où l'on voit avec combien d'injustice nous respectons l'antiquité dans ses philosophes ; car, comme la vieillesse est l'âge le plus distant de l'enfance, qui ne voit que la vieillesse dans cet homme universel ne doit pas être cherchée dans les temps proches de sa naissance, mais dans ceux qui en sont le plus éloignés ? Ceux que nous appelons anciens étaient véritablement nouveaux en toutes choses, et formaient l'enfance des hommes proprement ; et comme nous avons joint à leurs connaissances l'expérience des siècles qui les ont suivis, c'est en nous que l'on peut trouver cette antiquité que nous révérons dans les autres."

L'analyse de PetitePomme est complémentaire.

Tu peux songer à l'inadaptation de l'homme, à sa faiblesse naturelle qui requiert des subterfuges techniques. Par exemple, tu peux penser au mythe de la fabrication de l'homme par Epiméthée et Prométhée dans le Protagoras de Platon :

C'était le temps où les dieux existaient déjà, mais où les races mortelles n'existaient pas encore. Quand vint le moment marqué par le destin pour la naissance de celles-ci, voici que les dieux les façonnent à l'intérieur de la terre avec un mélange de terre et de feu et de toutes les substances qui se peuvent combiner avec le feu et la terre. Au moment de les produire à la lumière, les dieux ordonnèrent à Prométhée et à Epiméthée de distribuer convenablement entre elles toutes les qualités dont elles avaient à être pourvues. Epiméthée demanda à Prométhée de lui laisser le soin de faire lui-même la distribution : « Quand elle sera faite, dit-il, tu inspecteras mon oeuvre. »  La permission accordée, il se met au travail.
Dans cette distribution, il donne aux uns la force sans la vitesse; aux plus faibles, il attribue le privilège de la rapidité ; à certains, il accorde des armes; pour ceux dont la nature est désarmée, il invente quelque autre qualité qui puisse assurer leur salut. A ceux qu'il revêt de petitesse, il attribue la fuite ailée ou l'habitation souterraine. Ceux qu'il grandit en taille, il les sauve par là même. Bref, entre toutes les qualités, il maintient un équilibre. En ces diverses inventions, il se préoccupait d'empêcher aucune race de disparaître.
Après qu'il les eut prémunis suffisamment contre les destructions réciproques, il s'occupa de les défendre contre les intempéries qui viennent de Zeus, les revêtant de poils touffus et de peaux épaisses, abris contre le froid, abris aussi contre la chaleur, et en outre, quand ils iraient dormir, couvertures naturelles et propres à chacun. Il chaussa les uns de sabots, les autres de cuirs massifs et vides de sang. Ensuite, il s'occupa de procurer à chacun une nourriture distincte, aux uns les herbes de la terre, aux autres les fruits des arbres, aux autres leurs racines; à quelques-uns il attribua pour aliment la chair des autres. A ceux-là, il donna une postérité peu nombreuse; leurs victimes eurent en partage la fécondité, salut de leur espèce.
Or Epiméthée, dont la sagesse était imparfaite, avait déjà dépensé, sans y prendre garde, toutes les facultés en faveur des animaux, et il lui restait encore à pourvoir l'espèce humaine, pour laquelle, faute d'équipement, il ne savait que faire. Dans cet embarras, survient Prométhée pour inspecter le travail. Celui-ci voit toutes les autres races harmonieusement équipées, et l'homme nu, sans chaussures, sans couvertures, sans armes. Et le jour marqué par le destin était venu, où il fallait que l'homme sortît de la terre pour paraître à la lumière.
Prométhée devant cette difficulté, ne sachant quel moyen de salut trouver pour l'homme, se décide à dérober l'habileté artiste d'Héphaïstos et d'Athéna, et en même temps le feu-car, sans le feu, il était impossible que cette habileté fût acquise par personne ou rendît aucun service-, puis, cela fait, il en fit présent à l'homme.
C'est ainsi que l'homme fut mis en possession des arts utiles à la vie, mais la politique lui échappa: celle-ci en effet était auprès de Zeus; or Prométhée n'avait plus le temps de pénétrer dans l'acropole qui est la demeure de Zeus: en outre il y avait aux portes de Zeus des sentinelles redoutables. Mais il put pénétrer sans être vu dans l'atelier où Héphaïstos et Athéna pratiquaient ensemble les arts qu'ils aiment, si bien qu'ayant volé à la fois les arts du feu qui appartiennent à Héphaïstos et les autres qui appartiennent à Athéna, il put les donner à l'homme. C'est ainsi que l'homme se trouve avoir en sa possession toutes les ressources nécessaires à la vie, et que Prométhée, par la suite, fut, dit-on, accusé de vol.
Parce que l'homme participait au lot divin, d'abord il fut le seul des animaux à honorer les dieux, et il se mit à construire des autels et des images divines; ensuite il eut l'art d'émettre des sons et des mots articulés, il inventa les habitations, les vêtements, les chaussures, les couvertures, les aliments qui naissent de la terre. Mais les humains, ainsi pourvus, vécurent d'abord dispersés, et aucune ville n'existait. Aussi étaient-ils détruits par les animaux, toujours et partout plus forts qu'eux, et leur industrie, suffisante pour les nourrir, demeurait impuissante pour la guerre contre les animaux; car ils ne possédaient pas encore l'art politique, dont l'art de la guerre est une partie. Ils cherchaient donc à se rassembler et à fonder des villes pour se défendre. Mais, une fois rassemblés, ils se lésaient réciproquement, faute de posséder l'art politique; de telle sorte qu'ils recommençaient à se disperser et à périr.
Zeus alors, inquiet pour notre espèce menacée de disparaître, envoie Hermès porter aux hommes la pudeur et la justice, afin qu'il y eût dans les villes de l'harmonie et des liens créateurs d'amitié.
Hermès donc demande à Zeus de quelle manière il doit donner aux hommes la pudeur et la justice : « Dois-je les répartir comme les autres arts? Ceux-ci sont répartis de la manière suivante: un seul médecin suffit à beaucoup de profanes, et il en est de même des autres artisans; dois-je établir ainsi la justice et la pudeur dans la race humaine ou les répartir entre tous? »- « Entre tous, dit Zeus, et que chacun en ait sa part: car les villes ne pourraient subsister si quelques uns seulement en étaient pourvus, comme il arrive pour les autres arts; en outre, tu établiras cette loi en mon nom, que tout homme incapable de participer à la pudeur et à la justice doit être mis à mort, comme un fléau de la cité. »

Il faut aussi se demander si cette comparaison homme/animal à un sens, si la notion même d'animal a du sens (est animal dans ce contexte tout ce qui n'est pas humain ; or qu'ont en commun le chimpanzé et l'huître?).

Peut-on dire que l'animal est parfait et l'homme imparfait ?

Mitoux a écrit :

Jehan ,je te comprends pas trop .
la notion d'inctinct ET DE CONSCIENCE rentre t'elle dans ce sujet ?

Je répondais simplement à PetitePomme.
Et je donnais une autre piste ensuite.

Peut-on dire que l'animal est parfait et l'homme imparfait ?

si je mets

introduction, puis c'est thèse (oui l'animal est parfait, l'homme est imparfait) et antithèse (non, l'animal n'est pas parfait, l'homme n'est pas imparfait) et une synthèse et une conclusion (qui peut ouvrir vers une autre question).

Après, il faut analyser les termes du sujet,dans mon introduction.
Alors :
Animal : c'est assez simple
Parfait/imparfait :  définir ce qu'est-ce que la perfection
Homme : simple aussi, mais je pense que l'on parle de l'Homme CULTUREL, nous quoi.


je galère beaucoup , on a jamais fait d'entrainements et me voilà en face d' un devoir impossibleà faire

Peut-on dire que l'animal est parfait et l'homme imparfait ?

c'est bien dommage! Je t'aurais volontiers aidé si ç'avait été un sujet de littérature, mais hélas, je suis "infirme" en philo!

Peut-on dire que l'animal est parfait et l'homme imparfait ?

en français jarrive à me debrouiler mais en philo c'est le néant total