Un ami peut-il me détourner de moi-même ?

Bonjour à tous ! Je suis une élève en Terminale S.

Voilà j'ai une dissertation en philosophie alors que ça fait que 2 semaines et demie que nous avons repris les cours !
Le sujet est: "Un ami peut-il me détourner de moi-même ? ". J'ai commencé mais ce qui me manque c'est surtout des citations et des réfrences à des auteurs vu que pour l'instant je n'ai lu qu'un seul livre de philosophie "Manuel" d' Epitecte qui relate ce qu'est le stoicisme. Cela n'a pas trop de rapport avec mon sujet...

J'ai déjà rédigé l'introduction, et le début de ma première partie. Dites moi ce que vous en pensez. Est ce que vous auriez des choses à rajouter ou à modifier ?

Donc voilà, je vous demande votre aide pour aider à finir ma dissertation et vous présente ce que j'ai déjà fait :

Un ami est une personne qui nous est proche, qu'on apprécie, à qui on est attaché. Avec cette personne, nous partageons souvent les mêmes activité, les mêmes centres d'intérêt et nous aimons passer  du temps en compagnie de celle-ci. Un ami est une personne aussi avec laquelle nous discutons beaucoup. Mais, ce dernier ne peut-il avoir une influence excessive sur notre personnalité, manière d'être, nos idées ? Est ce que le fait d'être proche de quelqu'un peut nous obliger inconsciemment de faire correspondre nos idées avec les siennes ? Ainsi, un ami peut-il me détourner de moi même ? Tout d'abord, nous verrons que le fait de côtoyer un personne que l'on apprécie change forcément notre manière d'être puis nous verrons par la suite que  cela peut être bénéfique pour nous et non nous détourner de nous même mais au contraire nous permettre d'évoluer.
   
        Le fait de fréquenter quelqu'un peut nous nuire pour trois différentes raisons.
       Tout d'abord, nous pouvons prendre l'exemple d'un adolescent. L'adolescence est synonyme de recherche de soi, de ce que l'on est. Les fréquentations que nous avons jouent un rôle majeur dans cette investigation. Du fait que nous soyons fragiles, nous avons le besoin de s'apparenter à quelqu'un. Tous le monde a traversé différente période stylistique de sa vie. Je me souviens qu'il y a quatre ou cinq années, je m'habillais  un peu comme une fille qui se donnais un genre de racaille. Puis, j'ai eu une période hippie et maintenant j'aime être habillée comme une jeune femme. Cet exemple personnel prouve que les amis peuvent avoir une influence sur nous car j'ai longtemps adapté mon style vestimentaire au groupe auquel j'appartenais.
     De même, nous entendons souvent parler de personnes qui « ont mal tourné » en évoquant le fait que ces dernières ont de mauvaise fréquentations. Cet exemple reflète le fait que des personnes que l'ont croit être nos amis, ont eu une grande influence et peuvent nous obliger inconsciemment de faire des choses que nous aurions pas faites si nous les considérions pas comme des amis.
    Enfin, quand on aime quelqu'un, on peut s'obliger, et quelques fois cela est inconscient, d'agir de manière qui peut être différente de la nôtre pour que cette personne reste un partie intégrante de notre vie. 

Idées pour la deuxième partie:

Tout d'abord quand on considère quelqu'un comme un vrai ami c'est souvent parce qu'il est à peu près pareil que nous.
Cela dépend aussi de la confiance qu'on a en nous. Beaucoup de personnes assument leurs idées et n'ont pas peur de les dire. Par ce fait, d'autres pourront les partager et ainsi tous ensemble on peut évoluer.

Merci d'avance pour votre aide ! 

Un ami peut-il me détourner de moi-même ?

Attention, tu n'as pas le ton juste dans ta première partie. En philo. on attend que tu mobilises des idées générales et abstraites là où tu en restes à des exemples et à des analyses trop psychologisantes. Il faudrait que tu fasses intervenir les notions d'autrui, d'identité, d'aliénation (=fait de devenir autre ou étranger à soi-même) et d'affectivité.

Ton introduction a perçu le problème : parmi les autres, il y a ceux qui sont indifférents et ceux à qui nous sommes liés; la proximité de l'amant est celle du corps et de la sensibilité, la proximité de l'ami est celle d'un partage difficile à expliquer, intellectuel certes mais aussi sensible. Cette proximité me permet de m'accomplir - je me réalise dans cette relation - mais ne risque-t-elle pas pas de m'aliéner dans la mesure où je risque de me définir par rapport à l'autre ?

Si tu as le temps, va voir les livres VIII et IX de l'Ethique à Nicomaque d'Aristote (http://remacle.org/bloodwolf/philosophe … orale8.htm), tu peux aussi lire le Lysis de Platon (http://ugo.bratelli.free.fr/Platon/Platon-Lysis.htm). Tu peux aussi penser à la relation de Montaigne et La Boétie. Enfin, va voir du côté de la théorie mimétique de René Girard...

Un ami peut-il me détourner de moi-même ?

Merci !!!Bonjour ! C'est re-moi ! Ma dissert est à rendre pour cette semaine et je commence un peu à être stressée...

J'ai bien réussi à utliser la notion d'autrui, l'utilisant comme un argument contre le fait qu'un ami peut me détourner de moi même. En effet un ami nous est nécéssaire.

Mais je n'arrive pas à cerner comment utiliser les notions d'affectivité,d' aliénation ( en faisant des recherces sur internet et en feuilletant mon bouquin je n'ai trouvé que la notion d'aliénaton au travail avec Marx) et d'identité.

Je pense utiliser la notion d'identité dans la partie qui répond non à la question "Un ami peut il me détouner de moi même". Et les notions d'affectivité et d'aliénation dans la partie qui répond oui à la question posée.

Merci d'avance pour votre aide.

Un ami peut-il me détourner de moi-même ?

Il ne faut pas stresser ; se planter peut aussi faire partie de l'apprentissage !

Pour l'aliénation, il s'agit de dire qu'au contact de l'autre, je deviens autre (que moi-même) parce que j'adopte par exemple ses valeurs ou ses habitudes. Dans l'amitié, l'aliénation peut passer inaperçue car justement nous avons une relation affective à l'ami, on n'a donc pas nécessairement conscience du changement. La transformation de soi n'est douloureuse que lorsqu'elle est frontale (par exemple dans la résistance de la matière lorsque l'on travaille).

Au lieu de défendre l'idée "non, un ami ne me détourne pas de moi-même", il vaut mieux la formuler positivement "un ami me permet de devenir moi-même". Son identité n'est pas donnée mais construite, et elle se construit d'autant plus facilement que l'autre est à la fois autre et identique à moi (=un ami). Tu peux aussi penser à l'idée selon laquelle l'ami me révèle à moi-même car celui devant qui je peux être pleinement qui je suis.

Bon courage !

Un ami peut-il me détourner de moi-même ?

Merci beaucoup ! Là je pense que j'arriverais à la terminer cette dissert !

Mais je comprend toujours pas l'idée que l'affectivité pour une personne peut faire passer inaperçue l'aliénation ? Comment se pourrait il que nous aurions pas conscience de notre changement de comportement ?

Je pense que ce sera la dernière question, du moins je l'espère !

Merci beaucoup pour votre aide !!

Un ami peut-il me détourner de moi-même ?

Quand on fait quelque chose avec plaisir ou que l'on aime, on n'a pas l'impression que ce que l'on fait nous transforme ; par exemple, dans l'ivresse, on perd la maîtrise rationnelle de soi (on va supposer que l'individu se définit d'abord par cette maîtrise), l'individu est donc d'une certaine manière aliéné (il est autre que lui-même (on suppose encore que "in vino veritas" est faux)) mais il ne s'en rend pas compte. Avec l'amitié, il y a peut-être quelque chose d'identique : puisque la présence de l'ami fait plaisir, puisque lorsque l'on fait quelque chose avec lui on a du plaisir, on ne se rend pas nécessairement compte que ce que l'on fait nous transforme, on s'écarte de soi sans s'en rendre compte.

Un ami peut-il me détourner de moi-même ?

Et donc notre tranformation n'est visible que quand elle est frontale comme vous le dites c'est à dire quand c'est quelq'un qu'on n'aime pas qui nous l'a fait remarquer ou quand nous sommes quelqu'un de solitaire, sans amis.

Un ami peut-il me détourner de moi-même ?

Oui, ou quand on fait quelque chose de force ... On se dit que c'est douloureux, et la douleur est le signe que cela change quelque chose en nous. Enfin, pour simplifier à la tronçonneuse.

Un ami peut-il me détourner de moi-même ?

Le prof nous a rendu nos copies ! J'ai eu 8 !!! 
Je ne pas assez bien traité la notion de sujet. Surtout quand j'ai parlé du mimétisme de René Girard elle m'a dit que c'était hors sujet. =/