Élision "c'en"

Bonsoir.

Je constate, par une recherche électronique que "c'en" s'utilise devant les verbes "être", "pouvoir" et "devoir".   Pensez-vous qu'on puisse aussi l'utiliser devant d'autes verbes, et que, par exemple, "c'en paraît comique" relève du langage châtié?

Vous trouverez ci-dessous quelques citations, avec "c'en" devant les verbes "être", "pouvoir" et "devoir".

Vous regarderez cela comme un songe, si c’en peut être un. (La Fontaine, Lettre à St-Évremond, datée du 18 décembre 1687)

Ce fut une joie sensible pour Alasinthe et Bélénie ; c’en aurait été une pour moi si j’en avais été capable. (Mme de La Fayette, Zaïde)

Je ne trouve pas, très bon-papa, que vous ayez interprété ni bénignement ni raisonnablement la raison de décence et de modestie qui m’empêcha de vous offrir mon portrait, et qui m’empêchera toujours de l’offrir à personne.   Cette raison n’est point, comme vous le prétendez, un cérémonial, mais une convenance tirée de la nature des choses, et qui ne permet à nul homme discret de porter ni sa figure ni sa personne où elles ne sont point invitées, comme s’il était sûr de faire en cela un cadeau ; au lieu que c’en doit être un pour lui, quand on lui témoigne là-dessus quelque empressement. (Rousseau, lettre datée de mars 1763)

Il fallait que ces entretiens et la lecture leur plussent beaucoup : nous avons eu souvent chez nous les fils des meilleurs habitants pour domestiques ; et lorsque leurs parents leur demandaient la raison, qui leur faisait désirer avec tant d’ardeur d’entrer dans notre maison, ils n’en donnaient pas d’autre, que la lecture et les entretiens du soir.   Si mon père avait été capable de politique, c’en aurait donc été une excellente que de tenir cette conduite. (Restif de la Bretonne, La Vie de mon père).

Cordialement et respectueusement.   Michel

Élision "c'en"

D'autres exemples :
C’en devient insupportable (Vercors, Chevaux du temps, p. 218).
C’en était fait du dormir (Gide, Retour du Tchad, 1er mars 1926)
— C’est tellement hors de toute proportion avec […] la réalité que c’en perd toute portée (Billy, dans le Figaro litt.,  20 déc. 1952)

Élision "c'en"

Bonjour.

Merci Anne.   Ce sont surtout les premier et troisième exemples qui m'intéressent.

Cordialement et respectueusement.

Élision "c'en"

Pas le verbe finir ? Pourtant, intéressant, même si on trouve des temps composés :

C’en est fait de…, blâmé par Littré, a été admis par l’Ac. en 1932, à côté du tour classique C’est fait de. Elle a renoncé au second depuis 1994, à juste titre. Il se trouve encore au XIXe s. :
Dégaine-moi ton sabre, ou c’est fait de ta vie (Musset, Prem. poés., La coupe et les lèvres, I, 3). Mais le premier l’emportait déjà : C’en était fait de moi (Chat., Mém., I, vii, 8). — C’en était fait du courageux noir (Hugo, Bug Jargal, VIII).A1
L’Ac. 2000 et le Trésor (ex. des Gonc. et de Bourget) ne mentionnent que C’en est fini de, qui est effectivement de plein usage : C’en est fini des mauvais jours (Gide, trad. de : Tagore, Offrande lyrique, p. 66). — C’en sera bientôt fini de lui (H. Michaux, Qui je fus, Grand combat). — C’en était fini du travail pour le matin (Gracq, Rivage des Syrtes, p. 43). — C’en était fini de cette chance qu’elle avait crue éternelle (S. Germain, Livre des nuits, p. 32).

(Grevisse)