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Baudelaire, L'Horloge

Ce n'est pas vraiment ton plan.

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22 (Modifié par 17/04/2016 à 17:41)

Baudelaire, L'Horloge

le passage sur l'animalisation c'est normal qu'il soit si court car le prof l'a déjà commencé, j'ai juste dû le completer. J'ai pensé au reverie du prommeneur solitaire car Rousseau dans ce livre il se remémore et c'est pareil dans l'horloge de Baudelaire.

Bonsoir, c'est bon j'ai fini mon commentaire, qu'en pensez-vous?

L'auteur animalise également son Horloge avec une personnification « Mon gosier de métal parle toutes les langues », pour justement montrer l'aspect universelle et atemporel de celui-ci , donc du temp qui passe pour tous. Mais également la puissance de l'horloge avec le « gosier de métal », le métal étant un matériaux solide. De plus, ce vers illustre parfaitement la faiblesse des êtres vivants face au temp qui passe car il parle toute les langues.

       Ensuite, le temps est vraisemblablement omnipresent dans le texte à travers l'Horloge : « souviens-toi » ou encore l'adverbe de temps « chaque instant te dévore un morceau du délice ».marquent sa vitesse, son avancé inexorable grâce à la succession des secondes, des minutes et des heures. Ici, l'auteur cherche à montrer que la vie passe vite. Le verbe « dévore » mange le temps et la jeunesse de façon sauvage. La répétition du « souviens-toi »défoit sous plusieur langue (Esto memor, prodigue...) et l'image de l'objet «  la clepsydre se vide » nous indique que le texte en lui même represente le temps qui passe, donc le cycle de la vie avec au début du texte la jeunesse, et au fur et à mesure de la progression du texte on se dirige vers l'age adulte puis la vieillesse et la mort. On remarque également le rythme régulier qui imite le tic-tac de l'horloge : « se planterons bientôt/comme dans une cible » (v. 3-4), cela apporte un effet structuré au texte.  Puis, Baudelaire utilise aussi une antithèse pour imager le temps qui passe « le jour décroit la nuit augmente » Ce qui veut dire que le temp qui nous reste à vivre diminue et la mort approche. Le temps est hostile: v2 « menace », v12 « pompé », v17 « avide », v20 « a toujours soif ». Ces vers montrent la toute puissance et l'hostilitée du temps face aux Hommes, pour les impressionnés.
       De même, la fuite du temps souligne l'angoisse de la mort chez les etres humains qui sont soumi à celle-ci. « tout te dira.. », construction en chiasme v.4 et 21, «  Le plaisir vaporeux fuira vers l'horizon », «  dont le doigt nous menace » son des personifications qui représentent bien l'angoisse, la peur que « nous » pouvons ressentir face au temps qui avance inexorablement vite. La vie est réduite à une « saison » v.8 pour Baudelaire et Le mot « gouffre » au v.20 est un mot fort pour désigner la mort, il aspire la vie. L'image concrètes des gangues et la formulation « ne pas lâcher » donnent l’impression que si on ne se cramponne pas à chaque instant de la vie, à chaque moment, on sera happé dans le gouffre, c'est un sentiment effrayant que de se sentir coincé et contraint a cette fin. Aprés, on a aussi des disjonctions qui renforcent l'effet de crainte, de peur face au temps« Les vibrantes Douleurs dans ton cœur plein d'effroi », « se planteront bientot ». En outre, c'est les douleurs qu'on ressent quand on a un sentiment de peur, souvent à cause d'une menace. C'est l'impact, la blessure provoquée par le temps chez l'homme qui ne peut lui échapper. L'horloge tyrannise l'homme en lui disant que les accès de souffrance, comme des flèches, vont bientôt se ficher  dans son cœur, qui est comme une cible.  «

      Enfin, l'apostrophe directe de l'homme renvoie au discours direct de l'horloge qui est destiné à l'homme.  Celle-ci dit « Les minutes, mortel folâtre » au v15. L'oxymore « mortel folâtre » c'est la gravitée qui est opposée à la gaieté, les minutes sont mortel mais elles aiment jouer, plaisanter,ici, Baudelaire s'adresse à l'Homme en général sous forme préventive. Aprés, « sont des gangues qu’il ne faut pas lâcher sans en extraire l’or ! » souligne l'aspect précieux, unique du temps avec « l'or ». En effet, à travers un discour direct, l'horloge fait passer un message. Elle préviens l'Homme de ce qui l'attend et qu'il doit profiter de la vie qui est éphémère par rapport au temps « Le Plaisir vaporeux fuira vers l’horizon », l'emploi du futur simple indique que le plaisir, la jeunesse n'est pas éternel. On retrouve encore l'aspect préventif de l'horloge vis à vis de l'Homme. Les Hommes sont sujets au temps.
     Les Hommes sont impuissant face au temps qui passe, ils sont démunis, ont peut sentir leurs impuissance quant ils répètent ce que l'horloge leurs a dit « Qui gagne sans tricher, à tout coup ! C'est la loi. »Ici, l'emploi d’un présent de vérité générale donne une tonalité presque proverbiale à ces vers et les points d'exclamation renforcent l'effet de crainte envers temps , «  Le jour décroit, la nuit augmente » mais aussi par l'emploi d'adjectif qualificatif qui defini l'horloge « dieu sinistre, effrayant, impassible » la deifiation de l'horloge montre qu'ils sont impuissant face à elle et les adjectifs renforcent ce sentiment. L'horloge cherche à faire peur « tantot sonnera l'heure ou le divin hasard » en faisant allusion à la mort, « ou tout te dira Meurs, vieu lâche ! Il est trop tard ! » , le vieu lâche est celui qui n'a pas eu le courage de profiter du temps. Le temps est immortel mais les Hommes sont mortel. L’utilisation des parenthèses au v.23 montre accentue les ravages du temps de fa(on ironique« (oh ! la dernière auberge !) » = le dernier refuge. C’est un clin d’œil ironique de l’horloge qui se moque de la faiblesse et de la mortalité humaines. Ducout, les propositions subordonnées temporelles de la dernière strophe, les « Où…Où…Où » conduisent à la triste conclusion  «il est trop tard ! ».

     Pour conclure, Baudelaire personnalise ce qui se rapporte au temps donc l'horloge car elle est la mieu placé pour parler du temps qui est le sujet principal de ce poème. On peut voir L'horloge et le temps sous forme animal car ils ôtent la vie à tout les êtres vivants de l'univers sans pitié, sans compassion. Le temps est omnipresent car il est liée à l'Homme en général, à sa vie, il évoque un sentiment de peur, d'impuissance et de terreur chez eux car la mort est inévitable et l'horloge essaye donc de les faire culpabiliser en dénnoncant leurs vanité sur l'existance et les plaisirs avec l'emploi du discour direct. L'horloge est en quelque sorte le porte parole du temps, elle est vue comme un dieu. Les Hommes sont forcément impuissant face au temps qui passe car le temps est immortel mais eux ils sont mortel, ils ne peuvent que subir les ravages du temps. Baudelaire est en quelque sorte le « carrefour » poétique du XIXe siècle, il appartient au romantisme mais il est également le pionié  du symbolisme. Cette fonction de la poèsie sur la fuite du temps est repris par d'autre auteur. On songe notamment au poème « Sonnet à  Marie » de pierre de Ronsard qui est similaire, mais on a l'amour et la beautée en plus à travers « les fleurs ». On a également «Ballade des dames du temps jadis» de François villons qui est lui rattaché au mouvement lyrique, mais ce poème parle de la jeunesse et de la beautée et non le temps perdu à ne rien faire comme chez Baudelaire.

Merci pour votre lecture

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Baudelaire, L'Horloge

Bonjour à toutes et à tous,
Dans quelques jours je passe mon oral de français et actuellement je révise le poème de "l'Horloge" dans les fleurs du mal de ce cher Baudelaire.
Seulement mon soucis est que mon professeur nous a parlé de Majuscule philosophique concernant les majuscules se situant a plusieurs endroits du texte, et je ne sais pas ceque cela signifie.
Si une âme charitable peut m'éclairer je suis preneur.
Merci d'avance 

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Baudelaire, L'Horloge

Métaphores/Allégories/Personnifications

https://books.google.fr/books?id=MAeyK7 … mp;f=false

25 (Modifié par Jehan 24/09/2017 à 18:31)

Baudelaire, L'Horloge

Bonjour !
J'ai un commentaire à faire sur l'horloge. Le professeur nous impose la problématique : en quoi l'horloge est représentatif de l'esthétique baudelairienne ?
Je n'arrive pas à trouver les axes parceque je ne sais pas trop ce qu'est l'esthétique baudelairienne ... quelqu'un pourrait m'aider ou me donner les axes ?
Merci davance

26 (Modifié par floreale 24/09/2017 à 18:37)

Baudelaire, L'Horloge

Esthétique chez Baudelaire. Tirer la beauté du mal.

Situer le poème : poème final de la section qui accentue le pessimisme et  l'angoisse


La création : une course contre la montre ... ?
Une situation d'énonciation paradoxale  : le poète interpelle l'Horloge. L'horloge parle.
I. L'horloge, métaphore du temps
II. L'idéal laisse place au spleen
III. Le poète et l'avertissement obsédant qui vient d'en haut : "Souviens-toi"

Baudelaire, L'Horloge

Ah super merci
Nous avions deja vu le spleen en cours mais pas dans ce texte ... par quel moyen je peux retrouver ou déduire que le spleen et l'idéal sont présents ?

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Baudelaire, L'Horloge

C'est la fin de section : ici  le spleen l'emporte. Pessimisme et angoisse. Il suffit de t'appuyer sur les champs lexicaux, les métaphores et allégories, les récurrences ...

Baudelaire, L'Horloge

La je comprend pas .... quelle fin de section ? Et ou trouve t on l'opposition avec l'idéal ?

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Baudelaire, L'Horloge

Les Fleurs du mal sont composées de 6 sections.


"Spleen et idéal" est la seconde section et comprend 85 poèmes. Dans ces 85 poèmes, il est souvent question de la déchirure entre l'Idéal et le Spleen. Dans le poème l'Horloge, c'est manifestement le spleen et l'angoisse qui dominent.