Ne faire rien d'autre que + infinitif

Bonjour, dans la phrase suivante:

Il ne fait rien d'autre que de rester à la maison?

la préposition de est obligatoire devant l'infinitif?  et quel est son rôle ici?

De même dans la phrase :

l'important, c'est de participer au match de demain.

Je pense que la préposition de devant  un infinitif fait un nom de ce dernier.

Comme dans la phrase ci-dessus, c'est de participer au match de demain équivaut à c'est le fait de participer ou c'est la participation

ai-je raison?

Une autre question:
existe-t-il en français quelque façon particulière pour dire que les règles sont faites par l'homme, et l'homme peut les changer?

Merci d'avance.Voir aussi :  ►  Ce + verbe être + (que ?) + de + infinitif

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Ne faire rien d'autre que + infinitif

Je suis confronté au même problème.
http://www.cnrtl.fr/definition/autre AUTRE, II, C.- Loc.nom., Rien autre chose. Rien d'autre, exemple 71, cite la phrase suivante:

Qui s'aveugle volontairement sur le prochain, sous prétexte de charité, ne fait souvent rien autre chose que de briser le miroir afin de ne pas se voir dedans. Bernanos, Dialogues des Carmélites,1948, p. 1585.

Sans qu'il n'y ait aucune explication grammaticale, je crois pouvoir en déduire que "autre chose" = "d'autre"; ainsi, il me semble que la deuxième partie de la phrase de Bernanos, peut offrir une réponse à notre question:
"ne fait rien d'autre que de briser".

Personnellement, je ne crois pas à l'explication proposée par Jinying que la préposition de puisse faire un nom d'un infinitif...

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Ne faire rien d'autre que + infinitif

Jinying a écrit :

Bonjour, dans la phrase suivante:
Il ne fait rien d'autre que de rester à la maison?
la préposition de est obligatoire devant l'infinitif?  et quel est son rôle ici?

Bon, répondons avec 7 ans de retard !

Non, la préposition "de", qui est ici plutôt un marqueur d'infinitif, n'est pas obligatoire.
Il ne fait rien que m'embêter
Il ne fait rien que de m'embêter

et même, dans la langue populaire
Il ne fait rien qu'à m'embêter.

Jinying a écrit :

Une autre question:
existe-t-il en français quelque façon particulière pour dire que les règles sont faites par l'homme, et l'homme peut les changer?

On trouve souvent la phrase exprimée de cette manière :
"Les règles sont faites pour l'homme, non l'homme pour les règles"
"les lois sont faites pour les hommes et non les hommes pour les lois"
ou une variation de celles-ci.
On peut faire remonter ce genre de phrase au moins à l'Évangile de Marc :
"Le sabbat a été fait pour l’homme, non pas l’homme pour le sabbat"

Mais, on peut réfléchir en sens inverse à ce que Bernanos fait dire à la Prieure du Carmel dans les Dialogues :
« Notre Règle n’est pas un refuge. Ce n’est pas la règle qui nous garde, ma fille, c’est nous qui gardons la Règle. »