Que révèlent ces descriptions sur les émotions ou les pensées du ou des personnages ?

Bonjour.

Je dois rendre un devoir type bac en Français.. Cependant, la question me pose problème, je ne l'a comprend pas.. Que faut-il faire ?

Que révèlent ces descriptions sur les émotions ou les pensées du ou des personnages ?

De plus, il y a deux textes dans lesquels je bloque pour trouver la focalisation
Louis Pergaud, La Guerre des boutons [ Externe ? ]
La Condition humaine [ Interne ?]

Merci d'avance !

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

Que révèlent ces descriptions sur les émotions ou les pensées du ou des personnages ?

Bonsoir.

Quelles sont "ces descriptions" ?
Car il doit s'agir d'extraits, je suppose...

Que révèlent ces descriptions sur les émotions ou les pensées du ou des personnages ?

Les voici :

Texte A - Honoré de Balzac, Le Lys dans la vallée, chapitre 1, (1835).
[Le narrateur est un jeune homme, Félix de Vandenesse.]

Pour aller au chateau de Frapesle, les gens à pied ou à cheval abrègent la route en passant par les landes dites de Charlemagne, terres en friche situées au sommet du plateau qui sépare le bassin du Cher et celui de l'Indre. Ces landes plates et sablonneuses, qui vous attristent durant une lieue environ, joignent par un bouquet de bois le chemin de Saché, nom de la commune d'où dépend Frapesle. Ce chemin qui débouche sur la route de Chinon, bien au-delà de Ballan, longe une plaine ondulée jusqu'au petit pays d'Artanne. Là se découvre une vallée qui commence à Montbazon, finit à la Loire, et semble bondir sous les châteaux posés sur ces doubles collines ; une magnifique coupe d’émeraude au fond de laquelle l’Indre se roule par des mouvements de serpent. A cet aspect, je fus saisi d’un étonnement voluptueux que l’ennui des landes ou la fatigue du chemin avait préparé. — Si cette femme, la fleur de son sexe, habite un lieu dans le monde, ce lieu, le voici ! A cette pensée je m’appuyai contre un noyer sous lequel, depuis ce jour, je me repose toutes les fois que je reviens dans ma chère vallée. Sous cet arbre confident de mes pensées, je m’interroge sur les changements que j’ai subis pendant le temps qui s’est écoulé depuis le dernier jour où j’en suis parti. Elle demeurait là, mon cœur ne me trompait point : le premier castel que je vis au penchant d’une lande était son habitation. Quand je m’assis sous mon noyer, le soleil de midi faisait pétiller les ardoises de son toit et les vitres de ses fenêtres. Sa robe de percale produisait le point blanc que je remarquai dans ses vignes sous un hallebergier1. Elle était, comme vous le savez déjà, sans rien savoir encore, LE LYS DE CETTE VALLEE où elle croissait pour le ciel, en la remplissant du parfum de ses vertus. L’amour infini, sans autre aliment qu’un objet à peine entrevu dont mon âme était remplie, je le trouvais exprimé par ce long ruban d’eau qui ruisselle au soleil entre deux rives vertes, par ces lignes de peupliers qui parent de leurs dentelles mobiles ce val d’amour, par les bois de chênes qui s’avancent entre les vignobles sur des coteaux que la rivière arrondit toujours différemment, et par ces horizons estompés qui fuient en se contrariant. Si vous voulez voir la nature belle et vierge comme une fiancée, allez là par un jour de printemps, si vous voulez calmer les plaies saignantes de votre cœur, revenez-y par les derniers jours de l’automne ; au printemps, l’amour y bat des ailes à plein ciel, en automne on y songe à ceux qui ne sont plus.
1. Sorte d'abricotier.

Texte B - Emile Zola, Germinal, première partie, chapitre VI, (1885).
[Mécanicien au chômage et sans attache. Etienne Lantier trouve à s'embaucher aux mines de Montsou. Mais une hésitation le prend : doit-il rester ?]

Pendant qu'Etienne se débattait ainsi, ses yeux, qui erraient sur la plaine immense, peu à peu l'aperçurent. Il s'étonna, il ne s'était pas figuré l'horizon de la sorte, lorsque le vieux Bonnemort le lui avait indiqué du geste, au fond des ténèbres. Devant lui, il retrouvait bien le Voreux, dans un pli de terrain, avec ses bâtiments de bois et de briques, le criblage goudronné, le beffroi couvert d'ardoises, la salle de la machine et la haute cheminée d'un rouge pâle, tout cela tassé, l'air mauvais. Mais, autour des bâtiments, le carreau1 s'étendait, et il ne se l'imaginait pas si large, changé en un lac d'encre par les vagues montantes du stock de charbon, hérissé des hauts chevalets qui portaient les rails des passerelles, encombré dans un coin de la provision des bois, pareille à la moisson d'une forêt fauchée. Vers la droite, le terri2 barrait la vue, colossal comme une barricade de géants, déjà couvert d'herbe dans sa partie ancienne, consumé à l'autre bout par un feu intérieur qui brûlait depuis un an, avec une fumée épaisse, en laissant à la surface, au milieu du gris blafard des schistes et des grès, de longues traînées de rouille sanglante. Puis, les champs se déroulaient, des champs sans fin de blé et de betteraves, nus à cette époque de l'année, des marais aux végétations dures, coupés de quelques saules rabougris, des prairies lointaines, que séparaient des files maigres de peupliers. Très loin, de petites taches blanches indiquaient des villes, Marchiennes au nord, Montsou au midi ; tandis que la forêt de Vandame, à l'est, bordait l'horizon de la ligne violâtre de ses arbres dépouillés. Et, sous le ciel livide, dans le jour bas de cet après-midi d'hiver, il semblait que tout le noir du Voreux, toute la poussière volante de la houille se fût abattue sur la plaine, poudrant les arbres, sablant les routes, ensemençant la terre.
1. Il s'agit du carreau de la mine, de l'emplacement où sont déposés les minerais.
2. Le terri ou terril : tas de déblais au voisinage de la mine.

Texte C - Louis Pergaud, La Guerre des boutons, livre premier, chapitre 1 (1912).
[Nous sommes ici au tout début du roman.]

- Attends-moi, Grangibus ! héla Boulot, ses livres et ses cahiers sous le bras.
- Grouille-toi, alors, j'ai pas le temps de cotainer1, moi !
- Y a du neuf ?
- Ça se pourrait !
- Quoi ?
- Viens toujours !
Et Boulot ayant rejoint les deux Gibus, ses camarades de classe, tous trois continuèrent à marcher côte à côte dans la direction de la maison commune.
C'était un matin d'octobre. Un ciel tourmenté de gros nuages gris limitait l'horizon aux collines prochaines et rendait la campagne mélancolique. Les pruniers étaient nus, les pommiers étaient jaunes, les feuilles de noyer tombaient en une sorte de vol plané, large et lent d'abord, qui s'accentuait d'un seul coup comme un plongeon d'épervier dès que l'angle de chute devenait moins obtus. L'air était humide et tiède. Des ondes de vent couraient par intervalles. Le ronflement monotone des batteuses donnait sa note sourde qui se prolongeait de temps à autre, quand la gerbe était dévorée, en une plainte lugubre comme un sanglot désespéré d'agonie ou un vagissement douloureux.
L'été venait de finir et l'automne naissait.
II pouvait être huit heures du matin. Le soleil rôdait triste derrière les nues, et de l'angoisse, une angoisse imprécise et vague, pesait sur le village et sur la campagne.
Les travaux des champs étaient achevés et, un à un ou par petits groupes, depuis deux ou trois semaines, on voyait revenir à l'école les petits bergers à la peau tannée et bronzée de soleil, aux cheveux drus coupés à la tondeuse (la même qui servait pour les bœufs), aux pantalons de droguet ou de mouliné rapiécés, surchargés de « pattins » aux genoux et au fond, mais propres, aux blouses de grisette neuves, raides, qui, en déteignant, leur faisaient, les premiers jours, les mains noires comme des pattes de crapauds , disaient-ils. Ce jour-là, ils traînaient le long des chemins et leurs pas semblaient alourdis de toute la mélancolie du temps, de la saison et du paysage.
1. musarder, bavarder inutilement.

Texte D - André Malraux, La Condition humaine, troisième partie (1933).
[L'action du roman, qui se situe à Shanghaï en 1927, retrace un épisode manqué de la révolution chinoise. Kyo, l'un des chefs de l'insurrection, se rend à Han-Kéou pour y recevoir des ordres et, espère-t-il, trouver un appui.]

II lui fallait attendre vingt minutes. Il marcha au hasard. Les lampes à pétrole s'allumaient au fond des boutiques : çà et là, quelques silhouettes d'arbres et de cornes de maisons montaient sur le ciel de l'ouest où demeurait une lumière sans source qui semblait émaner de la douceur même de l'air et rejoindre très haut l'apaisement de la nuit. Malgré les soldats et les Unions ouvrières, au fond d'échoppes, les médecins aux crapauds-enseignes, les marchands d'herbes et de monstres, les écrivains publics, le jeteurs de sorts, les astrologues, les diseurs de bonne aventure continuaient leurs métiers lunaires dans la lumière trouble où disparaissaient les taches de sang. Les ombres se perdaient sur le sol plus qu'elles ne s'y allongeaient, baignées d'une phosphorescence bleuâtre ; le dernier éclat de ce soir unique qui se passait très loin, quelque part dans les mondes, et dont seul un reflet venait baigner la terre, luisait faiblement au fond d'une arche énorme que surmontait une pagode rongée de lierre déjà noir. Au delà, un bataillon se perdait dans la nuit accumulée en brouillard au ras du fleuve, au-delà d'un chahut de clochettes, de phonographes, et criblé de toute une illumination. Kyo descendit, lui aussi, jusqu'à un chantier de blocs énormes : ceux des murailles, rasées en signe de libération de la Chine. Le transbordeur était tout près.
Encore un quart d'heure sur le fleuve, à voir la ville monter dans le soir. Enfin, Han-Kéou.
Des pousses1 attendaient sur le quai, mais l'anxiété de Kyo était trop grande pour qu'il pût rester immobile. Il préféra marcher : la concession britannique que l'Angleterre avait abandonnée en janvier, les grandes banques mondiales fermées, mais pas occupées... « Etrange sensation que l'angoisse : on sent au rythme de son cœur qu'on respire mal, comme si l'on respirait avec le cœur... » Au coin d'une rue, dans la trouée d'un grand jardin plein d'arbres en fleurs, gris dans la brume du soir, apparurent les cheminées des manufactures de l'Ouest. Aucune fumée. De toutes celles qu'il voyait, seules celtes de l'Arsenal étaient en activité. Etait-il possible que Han-Kéou, la ville dont les communistes du monde entier attendaient le salut de la Chine, fût en grève ?
1. des pousses : voitures légères tirées par un homme.

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Que révèlent ces descriptions sur les émotions ou les pensées du ou des personnages ?

Bonsoir Styme,

Pour le dernier texte, je dirais focalisation interne car nous avons accès à l'intériorité de Kio par ses impressions.

Pour Pergaud, je dirais focalisation omnisciente car nous avons accès à l'intériorité de plusieurs élèves par leurs impressions. Le narrateur sait tout de tous les personnages.

Pour la question préalable tu dois faire un inventaire des émotions ou sentiments éprouvés (famille de la joie, de la tristesse, de la colère ou de la peur) et des pensées (la part des émotions qui est verbalisée par analyse des causes notamment), puis tu dois opérer des regroupements par similitude.

Que révèlent ces descriptions sur les émotions ou les pensées du ou des personnages ?

Voilà :
J'ai répondu à la question mais je bloque pour le dernier texte : je n'y arrive pas..
A part le fait que la focalisation soit omnisciente.. Je ne sais pas comment répondre
Pouvez vous m'aider svp ?

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Que révèlent ces descriptions sur les émotions ou les pensées du ou des personnages ?

Bonsoir Styme,

Ce texte t'indique que Kyo est anxieux. Son inquiétude s'oppose à la paix du soir.
Tu as une autre opposition entre la ville en guerre et ses activités traditionnelles qui perdurent.