Superlatif suivi du subjonctif

Bonjour à tous,

J'ai trouvé dans une phrase d'un livre : "il n'admet pas que sa seule force est son intelligence".
Déjà j'ai toujours appris que lorsque l'on rencontre la structure ne... que le subjonctif suivait. Aussi ne met-on pas le subjonctif après un superlatif ?

Pour moi cette phrase devrait contenir le subjonctif : "il n'admet pas que sa seule force soit son intelligence". Qu'en pensez-vous ?

Littérairement vôtre !

Marine

Superlatif suivi du subjonctif

Bonjour

Oui souvent l'oreille nous guide dans l'application des règles.
"il n'admet pas que sa seule force est son intelligence".
"il n'admet pas que sa seule force soit son intelligence"

Dans cette phrase avec une proposition principale suivie d’une proposition subordonnée, on doit analyser le sens donné au verbe ADMETTRE et là seul le locuteur ou l’auteur (le scripteur) peut connaître le sens donné à ce verbe.
Si la chose admise tient lieu de » supposition », le mode subjonctif convient dans la proposition subordonnée :
Admettons qu’elle soit intelligente.

Le subjonctif convient également quand admettre est nié (ne… pas) et signifie « tolérer » :
Je  n’admets pas qu’elle soit intelligente.

Par contre si le verbe admettre introduit un « fait réel », le verbe de la proposition qui suit doit être mis à l’indicatif :
J’admets qu’elle est intelligente.

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Superlatif suivi du subjonctif

Pourtant j'ai regardé dans "Littré qui dit je cite: " admettre que, au sens de reconnaître pour vrai, se construit avec l'indicatif s'il n'y a PAS de négation. Avec une négation il se construit avec le subjonctif.


Superlatif suivi du subjonctif

Bonsoir

Pourtant = dans votre message le désaccord entre ce que j’ai proposé et ce que vous avez trouvé dans Littré.

- Je dis : si le verbe admettre introduit un « fait réel », le verbe de la proposition qui suit doit être mis à l’indicatif :
J’admets qu’elle est intelligente.

Vous dites : " admettre que, au sens de reconnaître pour vrai, se construit avec l'indicatif s'il n'y a PAS de négation.


- Je dis : Le subjonctif convient également quand admettre est nié (ne… pas) et signifie « tolérer » :
Je  n’admets pas qu’elle soit intelligente.

Vous dites : Avec une négation il se construit avec le subjonctif.

Je ne comprends pas votre réponse ?
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Superlatif suivi du subjonctif

mewrine a écrit :

Pourtant j'ai regardé dans "Littré qui dit je cite: " admettre que, au sens de reconnaître pour vrai, se construit avec l'indicatif s'il n'y a PAS de négation. Avec une négation il se construit avec le subjonctif.

Bonjour,

Hanse-Blampain dit de même : « Admettre que, quand le sens exige l'indicatif, est suivi du subjonctif lorsqu'il est accompagné d'une négation ou employé à la forme interrogative ou introduit par si. Admettez-vous qu'il ait cru cela? Si vous admettez qu'il ait cru cela. »

Mais après il ajoute ceci : « Si l'idée exprimée dans la subordonnée est une évidence, admettre que est suivi de l'indicatif: Admettez-vous que chacun peut se tromper? Admettez-vous, oui ou non, que deux et deux font quatre? Il n'admet pas que chacun doit faire son possible »

A vous d'en tirer conclusion...

Superlatif suivi du subjonctif

Merci pour vos réponses, et vos éclaircissements.

A bientôt.

Marine

Superlatif suivi du subjonctif

Bonjour,

Je me posais la même question, à propos de la phrase suivante : dit-on "c'est l'histoire la plus triste que j'ai jamais entendue", ou "c'est l'histore la plus trite que j'aie jamais entendue" ?

Merci !

Superlatif suivi du subjonctif

Bonjour.

Dans ce genre de construction avec un superlatif en antécédent, c'est bien le subjonctif qui convient.

"C'est l'histoire la plus triste que j'aie jamais entendue."

Superlatif suivi du subjonctif

Bonsoir Redtee et Jehan,

Dans la phrase que propose Redtree, Jehan a raison, parce que la présence de "jamais" ne laisse aucune ambiguïté sur le fait que c'est vraiment l'histoire la plus triste entendue de toute sa vie, en excluant toutes les autres.

Mais s'il n'y avait pas "jamais", la phrase serait :  « C'est l'histoire la plus triste que j'ai/j'aie entendue » et l'indicatif pourrait se justifier par le fait que le sens serait : des histoires ont été racontées quelque part. Et moi, c'est l'histoire (parmi d'autres histoires racontées à ce moment-là) qui était la plus triste, que j'ai entendue. Le hasard ou la répartition du public a fait que j'ai entendu celle-là et pas une autre. Mais cela ne veut pas dire que c'est la plus triste que j'ai entendue de toute ma vie.

Donc ce n'est pas le superlatif qui entraîne le subjonctif, c'est le sens.

Muriel

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Superlatif suivi du subjonctif

Bonjour,

écrit-on: "la meilleure mangue que j'aie jamais mangée" ou "la meilleure mangue que j'ai jamais mangée"?

subjonctif ou indicatif?
les deux peuvent-ils être corrects et dans quel cas (si on est sûr de soi en l'affirmant? si la mangue n'est pas terminée?!) ?

Merci d'avance pour vos réponses!

Bon après-midi!