Hugo, Les Quatre Vents de l'esprit, Chanson

Bonjour à tous ,

Je voulais avoir votre avis dans le plan que j'ai réalisé pour ce poème :

Proscrit, regarde les roses ;
Mai joyeux, de l'aube en pleurs
Les reçoit toutes écloses ;
Proscrit, regarde les fleurs.

? Je pense
Aux roses que je semai.
Le mois de mai sans la France,
Ce n'est pas le mois de mai.

Proscrit, regarde les tombes ;
Mai, qui rit aux cieux si beaux,
Sous les baisers des colombes
Fait palpiter les tombeaux.

? Je pense
Aux yeux chers que je fermai.
Le mois de mai sans la France,
Ce n'est pas le mois de mai.

Proscrit, regarde les branches,
Les branches où sont les nids ;
Mai les remplit d'ailes blanches
Et de soupirs infinis.

? Je pense
Aux nids charmants où j'aimai.
Le mois de mai sans la France,
Ce n'est pas le mois de mai.

18 mai 1854.

I.Une poésie Lyrique
II.Une poésie engagé

Alors le II va surement étonne mais quand on m'a donné le texte il y avait un chapeau disant que Victor hugo avait été exilé à Guernesey il y a 3 ans et tout le corpus était sur le poète engagé et comme dans "Reverie" par exemple je me suis dit que y'avait un peu de contestation là dedans …

Par exemple je pense que c'est un peu tordu mais :

l'expression : mois de mai

avec les homonymes donne : moi de mais

et en inversant comme un miroir :

mais de moi —> mes constation , celle de Hugo …

Votre avis ?

Merci d'avance

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Hugo, Les Quatre Vents de l'esprit, Chanson

Bonjour,

Le lyrisme est ici élégiaque car il s'agit d'une plainte, celle de l'exilé qui souffre d'être éloigné de la mère patrie.

Si le poème peut paraître engagé, c'est surtout en raison de l'antithèse entre le "joli mois de mai" qui annonce le retour de la vie, de l'amour, de la douceur de vivre, et l'horreur de la proscription qui prive l'exilé de tous ces bienfaits... En quelque sorte, l'exil, c'est la mort lente.

Hugo, Les Quatre Vents de l'esprit, Chanson

Je suis completement à côté de la plaque mais merci de ta réponse

@+