Molière, L'École des femmes, acte II, scène 5

Bonjour,

Ma prof de français m'a donné un commentaire composé à faire pour la rentrée sur l'extrait ci-dessous, j'aimerai bien avoir un avis et un peu d'aide si possible.

Extrait : L’école des femmes  de Molière                    Acte II scène 5



Agnès
    Mariez-moi donc promptement, je vous prie.
Arnolphe
    Si vous le souhaitez, je le souhaite aussi,
    Et pour vous marier on me revoit ici.
Agnès
    Et-il possible ?
Arnolphe
    Oui
Agnès
    Que vous me feriez aise ! ( aise = contente)
Arnolphe
    Oui, je ne doute point que l’hymen ne vous plaise ( Hymen = Mariage et hymen )
Agnès
    Vous nous voulez, nous deux…
Arnolphe
    Rien de plus assuré
Agnès
    Que, si cela se fait, je vous caresserai !
Arnolphe
    Hé ! La chose sera de ma part réciproque.
Agnès
    Je ne reconnais point, pour moi, quand on se moque.
    Parlez-vous de tout bon ?
Arnolphe
    Oui, vous le pourrez voir.
Agnès
    Nous serions mariés ?
Arnolphe
    Oui
Agnès
    Mais quand ?
Arnolphe
    Dès ce soir.
Agnès riant
    Dès ce soir ?
Arnolphe
    Dès ce soir. Cela vous fait donc rire ?
Agnès
    Oui
Arnolphe
    Vous voir contente Est-ce que je désire
Agnès
    Hélas ! Que je vous ai obligation,
    Et qu’avec lui j’aurais de satisfaction !
Arnolphe
    Avec qui ?
Agnès
    Avec…, là…
Arnolphe
    Là… : là n’est pas mon compte.
    A choisir un mari vous êtes peu prompte.
    C’est un autre en un mot, que je vous tiens tout prêt,
    Et quand au Monsieur, là, je prétends, s’il vous plaît, ( là = ça suffit aussi là = substitut ironique)
    Dût le mettre au tombeau le mal dont il vous berce
    Qu’avec lui désormais vous rompiez tout commerce ;
    Que, venant au logis, pour votre compliment ( = en guise de compliment)
    Vous lui fermiez au nez la porte honnêtement ;
    Et lui jetant, s’il heurte, un grès par la fenêtre, ( un grès = un pavé, une pierre)
    L’obligiez tout de bon à ne plus y paraître.
    M’entendez-vous Agnès ? Moi, caché dans un coin,
    De votre procédé je serai le témoin.
Agnès
    Làs ! Il est si bien fait ! C’est…
Arnolphe
    Ah ! Que de langage !
Agnès
    Je n’aurais pas le cœur…
Arnolphe
    Point de bruit d’avantange.
    Montez là-haut.
Agnès
    Mais quoi ? Voulez- vous … ?
Arnolphe
    C’est assez.
    Je suis maître, je parle : allez obéissez.

Je n'arrive pas à faire l'entrée en matière. Je ne vois pas très bien à quoi cela correspond.
J'ai par contre présenté le texte, mais je ne sais pas si c'est bien ce qu'on demande :


    Ce passage est extrait de l’Ecole des Femmes, pièce de théâtre écrite par Molière et représentée pour la première fois à Paris sur le théâtre du Palais-Royal le 26 décembre 1662 par la Troupe de Monsieur, frère unique du Roi. La pièce est comique, et son thème est le cocuage : un personnage qui a peur d‘être cocu qui planifie son mariage avec une fille simple d‘esprit. L’extrait se trouve au cœur de l’histoire.


Et, je ne trouve pas la problématique...Donc, sans problématique, je ne vois pas comment faire mon plan..

Mais j'ai des idées pour le développement.

Quiproquo sur le thème du mariage
    Le « Mariez-moi »  d‘Agnès ne précise pas avec qui
    Utilisation du « nous » qui a une signification différente selon les personnages
        Agnès : Nous =  Horace et Agnès
        Arnolphe : Nous = Arnolphe et Agnès
    «  Horace » n’est jamais prononcé
    Échange rapide : réponse
        Exemple:
« Nous serions mariés ?
                           Oui
                                  Mais quand ?
                                            Dès ce soir.
Dès ce soir ?
               Dès ce soir. Cela vous fait donc rire ? »
        => répétion du « dès ce soir »
            Règle des trois unités
        => Stichomythie
    Arnolphe avance le mariage car il se sent menacé
            Acte I scène 1: « oui, je veux terminer la chose dans demain »
    Ambiguité : «  si vous le voulez je le veux aussi »
    « Je vous caresserai »
        Sens différent pour Agnès et Arnolphe
   
    Arnolphe est envisagé comme un père par Agnès, qui lui demande d’accepter qu’elle épouse Horace, lui se voit comme un mari.

Fin du Quiproquo avec l’utilisation du «  lui »
    => tirade d’Arnolphe
        Religion
            Idée du mal et du bien
            Autorité religieuse
                Arnolphe joue la peur du pêché, la fait culpabiliser
            outil pour la remettre dans le droit chemin
    « Là » : répétition mise en relief avec les points de suspension et la virgule
    Agnès évite de nommé Horace car elle sent qu’Arnolphe n’aime pas
    Stichomythie pour un conflit
    Arnolphe interrompt Agnès
        => impose sa parole : Domine
    Scène se termine par l’impératif « Je suis maître obéissez-moi »

Arnolphe est satisfait car Agnès obéit et lance une pierre à Horace. ( Acte III)
Arnolphe met en place une stratégie.

Merci

Molière, L'École des femmes, acte II, scène 5

Salut Emylie, alors tas eu des reponses ?
Jai le même devoir a faire :s

Molière, L'École des femmes, acte II, scène 5

Bonjours
Je suis en train de préparer mes textes pour un oral de français, et j'aurais besoin d'aide pour ma conclusion. J'ai terminé d'écrire mon plan, mon intro mais cependant je ne trouve pas d'élargissement et j'ai beaucoup de mal à écrire quelque chose de concret.
Mon plan est le suivant :

I. Le récit d'une rencontre
II. Le mariage forcé

pb: comment Molière s'éprend t-il pour dénoncer un système qu'il réprouve.

Il me faudrait juste une idée d'élargissement, et voir comment je peux m'y prendre pour répondre à ma problématique...

Merci d'avance

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Molière, L'École des femmes, acte II, scène 5

Bonjour à tous, j'ai un devoir à rendre pour demain, le sujet est le suivant :

Dans la scène 1 de l'acte 1 de l'école des femmes, qu'apprend-t-on sur les personnes, l'intrigue, le moment et le lieu.

J'ai un peu de mal à cerner cet act, pourriez vous m'aider ?

En attendant vos réponses au plus vite, merci.

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

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Molière, L'École des femmes, acte II, scène 5

Bonjour à tous le monde,

Jaimerai que quelqu'un m'aide pour se devoir. En fat c'est une expression écrite que je dois remettre au prof pour demain mais je n'arrive pas à commencer.

Je dois imaginez qua l'issue de cette scène (1507 à 1574 ) qu' arnolphe enferme effectivement agnès dans un couvent. Elle lui écrit alors pour lui demander de l'en faire sortir et d'accepter son mariage avec horace. (30 à 35 lignes )

Je dois varié les argument et voila

merci d'avance

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

Molière, L'École des femmes, acte II, scène 5

Déjà tu présentes comme une lettre avec formule de début etc. Tu peux imaginer qu'Agnès a réfléchi depuis qu'elle est au couvent, qu'elle comprend qu'elle lui a fait de la peine, qu'il avait d'autres projets pour elle, mais qu'elle lui demande malgré tout de revenir sur sa décision et d'accepter son mariage avec horace ; ensuite elle argumente : il faut tenir compte de l'âge, des sentiments, on s'engage pour toute une vie,etc.

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Molière, L'École des femmes, acte II, scène 5

Merci de ton aide Ammy 

Molière, L'École des femmes, acte II, scène 5

Bonjour à tous,
Voilà je dois faire un commentaire sur l'extrait ci dessous de l'école des femmes:

AGNES
Le lendemain, étant sur notre porte,
Une vieille m'aborde, en parlant de la sorte:
"Mon enfant, le bon Dieu puisse-t-il vous bénir,
Et dans tous vos attraits longtemps vous maintenir!
Il ne vous a pas fait une belle personne,
Afin de mal user des choses qu'il vous donne;
Et vous devez savoir que vous avez blessé
Un coeur qui de s'en plaindre est aujourd'hui forcé."

ARNOLPHE, à part.
Ah! suppôt de Satan! exécrable damnée!

AGNES
Moi, j'ai blessé quelqu'un? fis-je tout étonnée.
"Oui, dit-elle, blessé, mais blessé tout de bon;
Et c'est l'homme qu'hier vous vîtes du balcon."
Hélas! qui pourrait, dis-je, en avoir été cause?
Sur lui, sans y penser, fis-je choir quelque chose?
"Non, dit-elle; vos yeux ont fait ce coup fatal,
Et c'est de leurs regards qu'est venu tout son mal."
Eh, mon Dieu! ma surprise est, fis-je, sans seconde;
Mes yeux ont-ils du mal, pour en donner au monde?
"Oui, fit-elle, vos yeux, pour causer le trépas,
Ma fille, ont un venin que vous ne savez pas,
En un mot, il languit, le pauvre misérable;
Et s'il faut, poursuivit la vieille charitable,
Que votre cruauté lui refuse un secours,
C'est un homme à porter en terre dans deux jours."
Mon Dieu! j'en aurais, dis-je, une douleur bien grande.
Mais pour le secourir qu'est-ce qu'il me demande?
"Mon enfant, me dit-elle, il ne veut obtenir
Que le bien de vous voir et vous entretenir;
Vos yeux peuvent eux seuls empêcher sa ruine,
Et du mal qu'ils ont fait être la médecine."
Hélas ! volontiers, dis-je; et, puisqu'il est ainsi,
Il peut, tant qu'il voudra, me venir voir ici.

ARNOLPHE, à part.
Ah! sorcière maudite, empoisonneuse d'âmes,
Puisse l'enfer payer tes charitables trames!

AGNES
Voilà comme il me vit, et reçut guérison.
Vous-même, à votre avis, n'aije pas eu raison?
Et pouvais-je, après tout, avoir la conscience
De le laisser mourir faute d'une assistance?
Moi qui compatis tant aux gens qu'on fait souffrir,
Et ne puis, sans pleurer, voir un poulet mourir.

Déjà je sais que dans une partie il faut que je parle de la naïveté d'agnès et qu'elle fait un récit sur se qu'il lui est arrivé mais je ne sais pas en quoi ce récit fait ici par agnès est important. De même que pour ma seconde partie je suis un peu bloqué. Dans cette dernière, parler des réactions d'arnolphe ne seraient pas suffisant.

Merci beaucoup de m'aider

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Molière, L'École des femmes, acte II, scène 5

Bonsoir,

Agnès se confie à son tuteur tout en ignorant qu'il va devenir son geôlier.
En effet elle ne sait rien des projets de mariage qu'il veut lui imposer.
Cette scène est donc importante pour l'action puisqu'elle va conduire à la création d'obstacles pour les amours juvéniles.

Oriente ton analyse sur le portrait d'Agnès :
Sa naïveté faite d'innocence et d'ignorance, regarde comment elle interprète les mots au sens littéral, là où les roués jouent sur le sens figuré...
Son bon coeur, sa spontanéité, sa franchise...
En contrepoint il faut bien évoquer Arnolphe qui souffre, qui voit le mal, qui ne dit rien à Agnès...

Les deux personnages sont opposés point à point.

Molière, L'École des femmes, acte II, scène 5

Voilà je pense que j'ai mais deux parties qui seraient le comique dans cet extrait et l'ignorance d'agnès.
Mais le problème je n'ai pas trop d'exemples du texte à mettre dans chacune des parties.
Pourriez-vous m'aider?
Merci à tous