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Rédiger un dialogue entre un directeur de théâtre et un acteur

Bonjour tout le monde 

Alors, voilà. Si quelqu'un pourrait me venir en aide, ce serait vraiment sympa.

J'ai une écriture d'invention a faire pour cette semaine. Je m'y suis mis depuis quelques jours mais je n'y arrive pas.

Voici l'extrait que je dois étudier :

Intérieur bourgeois anglais, avec des fauteuils anglais. Soirée anglaise. M. Smith, Anglais, dans son fauteuil et ses Pantoufles anglais, fume sa pipe anglaise et lit un journal anglais, près d'un feu anglais. Il a des lunettes anglaises, une petite moustache grise, anglaise. A côté de lui, dans un autre fauteuil anglais, Mme Smith, Anglaise, raccommode des chaussettes anglaises. Un long moment de silence anglais. La pendule anglaise frappe dix-sept coups anglais.

Mme SMITH – Tiens, il est neuf heures. Nous avons mangé de la soupe, du poisson, des pommes de terre au lard, de la salade anglaise. Les enfants ont bu de l'eau anglaise. Nous avons bien mangé, ce soir. C'est parce que nous habitons dans les environs de Londres et que notre nom est Smith.

M. SMITH, continuant sa lecture, fait claquer sa langue.

Mme SMITH – Les pommes de terre sont très bonnes avec le lard, l'huile de la salade n'était pas rance. L'huile de l'épicier du coin est de bien meilleure qualité que l'huile de l'épicier d'en face, elle est même meilleure que l'huile de l'épicier du bas de la côte. Mais je ne veux pas, dire que leur huile à eux soit mauvaise.

M. SMITH, continuant sa lecture,fait claquer sa langue.

Mme SMITH - Pourtant, c'est toujours l'huile de l'épicier du coin qui est la meilleure...

M. SMITH, continuant sa lecture, fait claquer sa langue.

Mme SMITH - Mary a bien cuit les pommes de terre, cette fois-ci. La dernière fois elle ne les avait pas bien fait cuire. Je ne les aime que lorsqu'elles sont bien cuites.

M. SMITH, continuant sa lecture, fait claquer sa langue.

Mme SMITH - Le poisson était frais. Je m'en suis léché les babines. J'en ai pris deux fois. Non, trois fois. Ça me fait aller aux cabinets. Toi aussi tu en as pris trois fois. Cependant la troisième fois, tu en as pris moins que les deux premières fois, tandis que moi j'en ai pris beaucoup plus. J'ai mieux mangé que toi, ce soir. Comment ça se fait? D'habitude, c'est toi qui manges le plus. Ce n'est pas l'appétit qui te manque.

M. SMITH, fait claquer sa langue.

Mme SMITH - Cependant, la soupe était peut-être un peu trop salée. Elle avait plus de sel que toi. Ah, ah, ah. Elle avait aussi trop de poireaux et pas assez d'oignons. Je regrette de ne pas avoir conseillé à Mary d'y ajouter un peu d'anis étoilé. La prochaine fois, je saurai m'y prendre.

Et maintenant mon sujet est le suivant :

Un directeur de théâtre proposé à un acteur de jouer l’un des personnages de la scène de Ionesco. Celui-ci refuse, soutenant qu’il préfère interpréter des personnages moins banals, qui ont plus de personnalité quitte à ce qu’ils confinent à l’héroïsme ou à la monstruosité. Le directeur lui oppose ses raisons. Composez leur dialogue qui devra faire référence à la scène choisie, mais aussi à d’autres personnages de théâtre.



Alors voici mes propositions :

Je pense tout d'abord réfléchir aux arguments tels que :

Pour l'acteur : il dira que ces personnages sont trop banals car ce sont des personnages qui évoquent la vie quotidienne, leurs conversations ne lui plaisent pas. Lui veut plutôt quelque chose qui change, il aimerait interpréter un héros, celui qui aide tout le monde et que tout le monde aime.

Pour le directeur : Il dira que justement cela est assez simple de jouer l'un des personnages de la scène de Ionesco car nous avons l'habitude d'évoquer ces conversations. Et que du fait, ce sera plus facile et que les gens apprécieront.



J'attends votre aide avec impatience   Je serai la toute l'après midi. Ce serait vraiment génial si l'on pouvait me venir en aide.

Merci !   

Rédiger un dialogue entre un directeur de théâtre et un acteur

Bonjour, <suggestion>

Le Dr.    Ne voyez-vous pas que l’un et l’autre personnage se font contre-point, l’un égraine, tandis que l’autre ponctue, sans bouger, sans rien changer. !
L’act.    Et alors, tout est banal, statique, sans relief !
Le Dr.    Ne voyez-vous, ne sentez-vous pas que c’est dans ce qui vous paraît vain et absurde que se résume la vie, dans ce qu’elle a de quotidien de répétitif, de tellement conforme ? Savez-vous vous détacher, de ce qui vous semble tellement important, pouvez-vous vous échapper de vous-mêmes et ne plus rien considérer que le décor seul, tradtionnel, habituel qui vous entoure, vous enseveli peu à peu ?  Comment cette femme apparemment peu cultivée, met en relief, l’ordinaire proche, le quotidien, l’usure d’un couple et du temps, elle tente de parler encore, afin de se savoir vivre !   
L’act.     Ne vient-on pas au théâtre pour exprimer autre chose que l’ennui profond, mais  bien plutôt des sentiments, des situations, des revirements, expliquer la vie dans ses projets, ses tourments, mais également avec exaltation tragique ou comique. Comment voulez-vous tenir en haleine durant une heures 15 des gens venus payer leur place, pour contempler cela ?
Le Dr.    Car vous, vous prétendez que seuls les mots, intelligents, calibrés, poétiques, verbeux et excentriques peuvent faire que l’on s’interroge sur l’essentiel ? Ne croyez-vous pas que d’atteindre au minimalisme, la dérision est alors mieux soulignée, bien plus qu’en n’importe quelle tirade. N’entendez-vous pas qu’ici, dans cet espace clos, douillet vous parlez de la vieillesse, de cet échange qui s’est perdu, asséché, pour ne plus devenir, qu’on ronron monocorde. Le claquement de la langue, ce sont les quarts d'heure de la pendule qui se compte un à un. Faire parler le corps, l’esprit et le renoncement en quelques riens n’est-ce pas cela le vrai théâtre ? Ne pensez-vous pas la vie absurde, avez-vous déjà répondu, en votre âme et conscience  au but qu'elle aurait ?
L’Act.    Alors on devrait lire la vie, à l’aune d’un texte desséché, comme un hareng fumé exsangue, plutôt que d'évoquer un banquet aux d’agapes dispendieuses ? Dois-je comprendre cela ?
Le Dr.       Pensez-y, mais n'y revenons pas, il vous faudra bien du temps pour réaliser comment un trait suffit pour exprimer le tout !

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Ouaouh, c'est super ce que vous avez ecrit mais il y a des mots qu'à vrai dire je ne comprends pas. C'est un texte assez complexe pour moi 
Sinon, c'est vraiment super mais comment trouvez vous l'imagination ?

Rédiger un dialogue entre un directeur de théâtre et un acteur

Parce que, sans doute, je suis allée au théâtre et que Ionesco et Beckett ont dans leur expression bien des choses en commun. Quels sont les mots que vous ne saisissez pas ?

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Rédiger un dialogue entre un directeur de théâtre et un acteur

C'est plutôt des phrase :

" l'un égraine tandis que l'autre ponctue "
" les mots, intelligents, calibrés, poétiques, verbeux et excentrique "
" minimalisme, la dérision "
" qu’on ronron monocorde "
" à l’aune d’un texte desséché, comme un hareng fumé exsangue, plutôt évoquer un banquet aux d’agapes dispendieuses  "

Mais est ce vous qui l'avez inventé ? Ou avez vous tirez ces phrases ou expressions quelque part ?

Rédiger un dialogue entre un directeur de théâtre et un acteur

Non, je viens de vous l'écrire spontanément, en le pensant simplement.
Afin que cela vous vienne plus efficacement, essayer non pas de lire, le texte - le nez sur le papier - <sourire>, mais dites-le d'un trait à haute voix. Immédiatement, avec ou sans théâtre, vous comprenez la pièce, son mouvement.
Aussi le directeur de théâtre était autrefois imposant physiquement (donc vous le mettez ainsi dans votre tête) et l'acteur, il est jeune, fougueux, (il a envie de se voir jouer, de s'entendre- vous le mémorisez ainsi -), or cette pièce ici propose juste le contraire. Ne pas surjouer, ni même jouer, mais faire ressortir par l'absence de jeu, l'importance du propos.

L'un égraine, pendant que l'autre ponctue

Je veux dire simplement qu'ici, la dame parle, pour ne pas dire grand'chose, et le Mr. celui qui lit, par son claquement de la bouche, ponctue, ferme la phrase...

les mots, intelligents, calibrés, poétiques, verbeux et excentriques"

Ici ce sont souvent ce que souhaitent faire les auteurs : employer de jolis mots savants, rimant bien parfois, mais diserts et inutiles souvent... etc.....

Essayez, Vous de ré-écrire, d'inventer d'autres réponses.

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Rédiger un dialogue entre un directeur de théâtre et un acteur

En fête je dois composer le dialogue qui doit faire référence à la scène choisie ( Ionesco ) mais aussi à d'autres personnages du théâtre ( notamment Marivaux car je suis en train d'étudier " La seconde surprise de l'amour " )

J'aimerais bien écrire spontanément comme vous Ce serait génial

Je vous remercie de votre aide. C'est vrai dit comme ca j'ai essayé et des idées me viennent .

Donc, j'essaye et en plus cela doit faire 4pages environ. Cela va être difficile ...Ouh lala, j'ai de l'inspiration qui me vient d'un seul coup.
Je vous propose quelque chose:
J'écris ma pièce et je vous l'envoi et pourriez vous me dire ce qui va et ce qui ne va pas ?

Rédiger un dialogue entre un directeur de théâtre et un acteur

Vous lire bien entendu, mais ne puis être votree référent....
Pour moi, à présent je lirai demain. Courage.... vous allez voir, entraînez-vous   
4 pages, ça fait approximativement 1 500 mots, vous avez un compteur sur votre barre d'outils. Si vous avez les idées, on peut remplir.

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Rédiger un dialogue entre un directeur de théâtre et un acteur

Votre référent ? C'est a dire ?

D'accord. Merci. Si je peux, du moins si j'ai fini, je le mettrai en ligne ce soir ou demain.
Sur ce, a demain ! ECRITURE D’INVENTION :

Un directeur de théâtre proposé à un acteur de jouer l’un des personnages de la scène de Ionesco. Celui-ci refuse, soutenant qu’il préfère interpréter des personnages moins banals, qui ont plus de personnalité quitte à ce qu’ils confinent à l’héroïsme ou à la monstruosité. Le directeur lui oppose ses raisons. Composez leur dialogue qui devra faire référence à la scène choisie, mais aussi à d’autres personnages de théâtre.




Acte I
Le Directeur , L’acteur.

Dans la rue Léonard De Vinci à Nice, un jeune homme entre dans une immense salle et se dirige vers le  bureau se situant à gauche de la salle après le grand couloir. Il entre.

L’acteur, toquant.  – Puis je entrer Monsieur le Directeur ?
Le Directeur, se levant de sa chaise  –Bien sur ! Merci d’être venu vous présenter jeune homme ! Je suppose que vous avez entendu par le biais des acteurs ma proposition ? Donc, la voici. Vous allez jouer l’un des personnages de la scène de Ionesco, voyez-vous, la scène de La Cantatrice chauve qui est, de nos temps, du goût de tous ! Asseyez vous, je vous prie.
L’acteur, s’asseyant  –Effectivement, je suis bel et bien venu et certes je l’ai entendu grâce à eux. Mais, je suis navré, je ne savais vraiment pas qu’elle était votre proposition. Je ne me retiens pas plus longtemps car je ne veux ne pas jouer l’un des personnages de cette scène qui est pour le moins assez étrange ! Cela n’est pas de mon sort.
Le Directeur.  –Mais non ! Vous vous trompez jeune homme. C’est absurde !  C’est une pièce extrêmement bien !
L’acteur.  –Peut-être pour certaines personnes, mais pour moi, non ! Je n’apprécie pas ces personnages. Ils ont un rôle beaucoup trop banals pour moi ! (Il se lève brusquement) Me concernant, il faut que je retrouve en mes personnages de la pure personnalité. Il faut qu’ils soient hors du commun. Que ce soit des montres ou même des héros, il me faut du solide Monsieur.
Le Directeur, ne comprenant pas.  – Mais ce sont des personnages très conformes au théâtre. Que ce soit Monsieur voir même Madame Smith, ils ont une personnalité qui me touche profondément, croyez-moi. Cette pièce a été écrite d’une si belle subtilité par l’auteur !
L’acteur.  – J’en suis bien content pour vous, Monsieur ! (Il fait des allés retours dans le bureau) Ce n’est pas ce genre de personnages que je veux jouer. Voyez-vous, je suis d’un compliqué en ce qui concerne mes personnages, car de plus, il faut que je me mette dans leur peau, ce que je n’arriverai pas à faire s’ils ne me plaisent pas. Madame et Monsieur Smith ont des conversations dont je ne m’enthousiasme pas, elles me déplaisent. Elles sont, à mon goût trop absurdes. Les réflexions faites par Madame Smith sont à vrai dire basées sur une nullité que ce soit avec l’huile de l’épicier ou de même en ce qui concerne le dîner.
Le Directeur.  – Mais non ! Ne voyez-vous pas que l’un et l’autre personnage se font contre-point, l’un égraine, tandis que l’autre ponctue, sans bouger, sans rien changer !
L’acteur.  -Et alors, tout est banal, statique et sans relief !
Le Directeur.  - Ne voyez-vous pas, ne sentez-vous pas que c’est dans ce qui vous paraît ici absurde que se résume la vie, dans ce qu’elle a de quotidien de répétitif, de tellement conforme ? Savez-vous vous détacher de ce qui vous semble tellement important ? Pouvez-vous vous échapper de vous-même et ne plus rien considérer que le décor seul, traditionnel et habituel qui vous entoure et vous enseveli peu à peu ?  Comment cette femme apparemment peu cultivée, met en relief, l’ordinaire proche, le quotidien, l’usure d’un couple et du temps, elle tente de parler encore et encore, afin de se savoir vivre !   
L’acteur.  -Ne vient-on pas au théâtre pour exprimer autre chose que l’ennui profond, mais bien plutôt des sentiments, des situations voire des revirements afin d’expliquer la vie dans ses projets, ses tourments mais également avec exaltation tragique ou comique. Comment voulez-vous tenir en haleine durant une heure quinze des gens venus payer leur place, pour contempler cela ?
Le directeur.  -Car vous, vous prétendez que seuls les mots intelligents, poétiques, savants voire excentriques peuvent faire que l’on s’interroge sur l’essentiel ? Ne croyez-vous pas que d’atteindre au minimalisme, l’ironie est alors mieux soulignée, bien plus qu’en n’importe quelle tirade. N’entendez-vous pas qu’ici, dans cet espace clos, vous parlez de la vieillesse, de cet échange qui s’est perdu, asséché.
L’acteur.  – Mais c’est idiot de claquer la langue comme le fait Mr Smith !
Le Directeur.  -Le claquement de la langue, ce sont les quarts d'heure de la pendule qui se compte un à un ! Faire parler le corps et l’esprit en quelques riens n’est-ce pas cela le vrai théâtre ? Ne pensez-vous pas la vie absurde, avez-vous déjà répondu, en votre âme et conscience à son but réel ?
L’acteur.  -Alors on devrait lire la vie comme un hareng fumé blafard .. Dois-je comprendre cela ?
Le directeur.   -Pensez-y, mais n'y revenons pas, il vous faudra bien du temps pour réaliser comment un trait suffit pour exprimer le tout !

L’acteur, sans même dire au revoir au directeur, quitte le bureau.

Le Directeur, à part  –Mais, il est têtu cet acteur ! Il est d’une incompréhension ! Mais voyons, cette scène est  une très belle parodie de la scène d’exposition !


Mais, le problème ici est que je n'ai pas mis de références aussi à d’autres personnages de théâtre et notamment aux oeuvres de Marivaux .
quelqu'un pourrait me dire s'il vous plait comment puis je les introduire dans ma scène ?
Et quelqu'un pourrait me donner son avis sur ce que je viens de faire ?



Merci beaucoup pour votre aide Cyclopea

Et merci a ceux qui viendront peut-être me donner des conseils Ah oui, et j'ai aussi oublier de vous demander quelle idée d'introduction et de conclusion pourrais-je mettre ?


Je pensais en introduction présenter la première scène de Ionesco mais cela ne va pas aller avec mon dialogue ... Avez vous une idée ?

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Rédiger un dialogue entre un directeur de théâtre et un acteur

Bonjour,

’acteur, toquant.  – Puis je entrer Monsieur le Directeur ?
Le Directeur, se levant de sa chaise  –Bien sur ! Merci d’être venu vous présenter jeune homme ! Je suppose que vous avez entendu par le biais des acteurs ma proposition ? Donc, la voici. Vous allez jouer l’un des personnages de la scène de Ionesco, voyez-vous, la scène de La Cantatrice chauve qui est, de nos temps, du goût de tous ! Asseyez vous, je vous prie.
L’acteur, s’asseyant  –Effectivement, je suis bel et bien venu et certes je l’ai entendu grâce à eux. Mais, je suis navré, je ne savais vraiment pas qu’elle était votre proposition. Je ne me retiens pas plus longtemps car je ne veux ne pas jouer l’un des personnages de cette scène qui est pour le moins assez étrange ! Cela n’est pas de mon sort.
Le Directeur.  –Mais non ! Vous vous trompez jeune homme. C’est absurde !  C’est une pièce extrêmement bien !
L’acteur.  –Peut-être pour certaines personnes, mais pour moi, non ! Je n’apprécie pas ces personnages. Ils ont un rôle beaucoup trop banals pour moi ! (Il se lève brusquement) Me concernant, il faut que je retrouve en mes personnages de la pure personnalité. Il faut qu’ils soient hors du commun. Que ce soit des montres ou même des héros, il me faut du solide Monsieur. votre acteur ne me semble pas particulièrement fin... Il réagit comme un adolescent buté...
Le Directeur, ne comprenant pas.  – Mais ce sont des personnages très conformes au théâtre. Que ce soit Monsieur voir même Madame Smith, ils ont une personnalité qui me touche profondément, croyez-moi. Cette pièce a été écrite d’une si belle subtilité par l’auteur !
L’acteur.  – J’en suis bien content pour vous, Monsieur ! (Il fait des allés retours dans le bureau) Ce n’est pas ce genre de personnages que je veux jouer. Voyez-vous, je suis d’un compliqué en ce qui concerne mes personnages, car de plus, il faut que je me mette dans leur peau, ce que je n’arriverai pas àle faire s’ils ne me plaisent pas. Madame et Monsieur Smith ont des conversations dont je ne m’enthousiasme pas, elles me déplaisent. Elles sont, à mon goût trop absurdes. Les réflexions faites par Madame Smith sont à vrai dire basées sur une nullité trouver absolument un autre terme !que ce soit avec l’huile de l’épicier ou de même en ce qui concerne le dîner.
Le Directeur.  – Mais non ! Ne voyez-vous pas que l’un et l’autre personnage se font contre-point, l’un égraine, tandis que l’autre ponctue il me semble que le niveau de langue n'est plus le même que précédemment : vous pouvez toujours garder la phrase dans la mesure où elle vient du directeur, mais on sent le copier-coller , sans bouger, sans rien changer !
L’acteur.  -Et alors, tout est banal, statique et sans relief !
Le Directeur.  - Ne voyez-vous pas, ne sentez-vous pas que c’est dans ce qui vous paraît ici absurde que se résume la vie, dans ce qu’elle a de quotidien de répétitif, de tellement conforme ? Savez-vous vous détacher de ce qui vous semble tellement important ? Pouvez-vous vous échapper de vous-même et ne plus rien considérer que le décor seul, traditionnel et habituel qui vous entoure et vous enseveli peu à peu ?  Comment cette femme apparemment peu cultivée, met en relief, l’ordinaire proche, le quotidien, l’usure d’un couple et du temps, elle tente de parler encore et encore, afin de se savoir vivre !   
L’acteur.  -Ne vient-on pas au théâtre pour exprimer autre chose que l’ennui profond, mais bien plutôt des sentiments, des situations voire des revirements afin d’expliquer la vie dans ses projets, ses tourments mais également avec exaltation tragique ou comique. Comment voulez-vous tenir en haleine durant une heure quinze des gens venus payer leur place, pour contempler cela ?
Le directeur.  -Car vous, vous prétendez que seuls les mots intelligents, poétiques, savants voire excentriques peuvent faire que l’on s’interroge sur l’essentiel ? Ne croyez-vous pas que d’atteindre au minimalisme, l’ironie est alors mieux soulignée, bien plus qu’en n’importe quelle tirade. N’entendez-vous pas qu’ici, dans cet espace clos, vous parlez de la vieillesse, de cet échange qui s’est perdu, asséché.
L’acteur.  – Mais c’est idiot de claquer la langue comme le fait Mr Smith !
Le Directeur.  -Le claquement de la langue, ce sont les quarts d'heure de la pendule qui se compte un à un ! Faire parler le corps et l’esprit en quelques riens n’est-ce pas cela le vrai théâtre ? Ne pensez-vous pas la vie absurde, avez-vous déjà répondu, en votre âme et conscience à son but réel ?
L’acteur.  -Alors on devrait lire la vie comme un hareng fumé blafard .. Dois-je comprendre cela ?
Le directeur.   -Pensez-y, mais n'y revenons pas, il vous faudra bien du temps pour réaliser comment un trait suffit pour exprimer le tout !

L’acteur, sans même dire au revoir au directeur, quitte le bureau.

Le Directeur, à part  –Mais, il est têtu cet acteur ! Il est d’une incompréhension ! Mais voyons, cette scène est  une très belle parodie de la scène d’exposition ! Je ne comprends pas...

Votre débat n'a rien d'une argumentation selon moi : l'un des personnage expose des arguments clairs et réfléchis (notamment ceux de Cyclopea), et l'autre se comporte en être buté et orgueilleux. Comment introduire des exemples censés soutenir la discussion, si le discours ne relève pas de l'argumentation ? Je remarque également que la seconde partie, largement tirée de l'intervention de Cyclopea se démarque clairement de la première par son niveau de langue et d'argumentation. Le professeur risque de s'en rendre compte... Je laisse Cyclopea s'insurger si elle le souhaite à la copie d'une moitié de son texte, je ne suis pas ici pour juger des affaires des autres.