Réorientation en licence 2 de lettres modernes après une année de licence de philosophie

Putakli a écrit :

Il y a souvent un lien entre la philosophie et le dépression. Est-ce parce qu'on est dépressif qu'on se dit philosophe ? Est-ce parce qu'on se pose des questions philosophiques qu'on s'angoisse ? Je ne sais pas répondre, et je ne sais pas non plus si c'est votre cas.
Mais il ne serait pas étonnant qu'il suffise d'envoyer promener tout cela pour retrouver son assiette.

Si les choses étaient si simple, je crois que j'aurais ouvert mon cabinet depuis longtemps...  :roll:

Le lien entre philosophie et dépression est un lieu commun un peu facile et trop hasardeux pour pouvoir en tirer des conclusions. Vous ne pouvez, ne connaissant pas Spartacus, dire qu'il suffirait sans doute "d'envoyer promener tout cela" pour que tout rentre dans l'ordre. D'une part parce que la dépression est trop complexe pour la réduire à quelque chose d'aussi grossier qu'un simple rapport entre "je me pose des questions" et "je suis dépressif", d'autre part parce que, de même que ce n'est pas parce que je me serais désinscrit de la fac de lettre moderne que j'arrêterais de lire, ce n'est pas non plus parce que je me désinscrirais de la fac de philosophie que j'arrêterais de penser.

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ça ne m'étonne pas, on retire souvent beaucoup de choses des cours de philo .

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Comateen a écrit :

ça ne m'étonne pas, on retire souvent beaucoup de choses des cours de philo .

Ca ça dépend des profs  .  J'ai seulement aimé le chapitre sur l'art, l'histoire, la politique et le langage. Quatre notions sur vingt-huit, ça fait peu  .  J'ai vraiment eu du pot car au bac, on est tombé sur deux des quatre notions que j'aimais  .

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Puisqu'il faut mettre les points sur les i:

1 Je lis d'abord:

En fait je me tape une grosse depression, en fait j'ai pas envie d'aller en lettres modernes non plus, il y a de l'ancien français et de la linguistique, beeeeuuuuurk ça fais gerber.

En fait je vais arrêter mes études et relire mes chaires de poules dans ma piaule tapissée d'affiches de films d'horreurs avec ma collection de DVD et mon chat Sphynx.

Je lis ensuite:

Mon rêve c'est de travailler dans un video club en fait.

Je lis ensuite:

J'essaye mais c'est pas évident, je vais essayer de m'accrocher à la philo mais c'est vrai qu'en ce moment si je m'écoutais je ne ficherais rien du tout de toute façon, tellement je suis déprimé et perdu. J'ai juste envie de regarder des films (pas intellectuels du tout.) et de lire des livres (pas intellectuels du tout non plus...).


Et je lis aussi des messages qui se donnent pour des réponses, mais qui se vexent sans que je discerne de quoi, amorce d'une polémique absurde due à ce qu'on se donne le genre de répondre, sans avoir lu et sans répondre. Rebondir n'est qu'extérioriser un écho.
Mais si la dépression a une cause connue, et qu'on veut supprimer la dépression, il faut supprimer sa cause et la réponse instinctive qui y conduit est la bonne.
Et dans ce cas, il ne faut pas s'interdire de décrocher complètement.
Un point, c'est tout.

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Non je me vexe pas du tout...c'est plus de l'auto dérision envers ma situation, envers moi même.
Sinon décrocher tout, je voudrais bien mais il y a quelque chose qui me pousse toujours à continuer malgré tout.

Sinon désolé mais pour moi le message comme le message précédent c'est du chinois je n'y comprend rien. Que me reproche tu au juste? Je lis tout les messages de ce fil.

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Mais si la dépression a une cause connue, et qu'on veut supprimer la dépression, il faut supprimer sa cause et la réponse instinctive qui y conduit est la bonne.
Et dans ce cas, il ne faut pas s'interdire de décrocher complètement.
Un point, c'est tout.

Je ne pense pas que ce soit si simple. Le psychisme humain est (heureusement) beaucoup plus complexe, les cause de quelque chose d'aussi énorme que la dépression sont souvent multiples, inconscientes, et loin d'être aussi évidentes. Vous êtes libre de ne pas croire en la psychanalise, mais raisonner de la sorte est insultant pour les personnes qui souffrent vraiment, un peu comme dire à un alcoolique que s'il choisit d'arrêter de boire, il guérira. Comme Leihe l'a dit, -dans le cas où le mal-être de Spartacus serait effectivement lié à ses questionnements philosophiques- il n'arrêtera pas de s'interroger s'il arrête ses études de philo.

Et puis "envoyer tout balader" parce qu'on arrive pas à résoudre un problème et décider d'arrêter de réfléchir et de se vautrer dans l'apathie intellectuelle parce que c'est plus confortable me semble être une solution bien lâche. Quelque soit le choix académique de Spartacus, je suis sure qu'il ne voudra -et ne pourra- pas choisir de renoncer à sa vie intellectuelle. Il le fera peut-être d'une façon moins "classique".

Je me suis vexée (peut-être à tort) parce que votre premier message laissait entendre que la philosophie était une sorte de perversion de l'esprit, une masturbation mentale, propre à ceux qui se torturent pour rien et qui devraient plutôt se laisser vivre. J'ai voulu vous exprimer mon désaccord, et je l'ai fait de façon courtoise, je pense.

Je me suis vexée (sûrement à raison) parce que votre deuxième message était insultant, irrespectueux, et gratuit. 

Je n'essaye pas de "répondre" ou de "trouver une solution". Je n'ai pas la prétention de pouvoir le faire. Je cherche seulement à exprimer mon point de vue (C'est ce qu'on fait sur un forum, il me semble)

Spartacus, tu aimes sûrement la philosophie, mais il se peut que la discipline académique ne soit juste pas faite pour toi. Tu seras peut-être plus à l'aise si tu continues à apprendre et à réfléchir par toi même, tu pourrais alors avoir un job qui te plais plus (Et puis les livres ça existe). La société nous pousse à suivre un certain chemin prédéterminé, à accumuler les diplômes, alors que certaines personnes sont faites pour être autodidactes. J'ai rencontré des gens qui n'ont pas le moindre diplome et qui m'ont impressionné par leur culture et leur intelligence, d'autre qui en ont de très pompeux mais (et ça va sembler affreusement prétentieux de la part d'une vulgaire lycéennes qui n'a pas le bac) qui ne savent pas réfléchir. Si c'est le système qui te met mal à l'aise, alors fuis le. Mais assure toi d'abord que c'est ça que tu veux. En troisième, je supportais tellement mal le système scolaire que j'ai pris la décision d'arrêter l'école après le brevet pour écrire des livres (aujourd'hui je réussis bien une terminale scientifique, je me destine à des études particulièrement longues et je vais beaucoup mieux).

Quoi qu'il en soit, bon courage.

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Merci pour cette longue et sage réponse Human.

Effectivement je crois que ce n'est pas parce qu'on arrête les études (dans leur cadre officielle on va dire...argh c'est maladroit comme formulation.) que l'on arrête d'apprendre.
Je suis tout à fait d'accord avec ce que tu dis sur l'accumulation de diplôme, la valeur intellectuelle d'une personne ne se mesure certainement pas à cela.
Ce que je trouve regrettable avec le système scolaire c'est ce que je disais dans mon message précédent : on apprend beaucoup trop de choses à la fois , du coup au final on survole tout sans prendre le temps de s'arrêter vraiment sur quelque chose. (C'est flagrant en Histoire-Géo en terminale L par exemple.) Et c'est tout à fait ce que je ressens en ce moment sur ce deuxième semestre, si je m'investissais vraiment à fond, je n'aurais plus le temps pour rien à côté tellement on a de matières à travailler! Or pour moi la culture ça se construit aussi par des experiences de vie, des rencontres, des moments ou l'on ne fait rien, des lectures qui vident la tête et n'ont rien à voir avec les études, des cinés, des balades, du sport, des rencontres, des moments imprévus...
Je fais partie des personnes qui pensent que sêcher les cours de temps en temps (dans mon cas c'est régulièrement.) est absolument nécessaire. Dans mon cas l'assiduité conduirait à coup sûr au dégout total. Déjà un cours de deux heures et demi sans interruption je trouve ça difficile à supporter. Je trouve aussi dommage qu'il n'y ait plus d'heures de sport obligatoire à la fac car ça permet de se vider la tête. Après il y a aussi des moments géniaux ou je suis totalement absorbé et ou je trouve le cours totalement passionnant.

Donc au final je ne sais pas vraiment si je suis fait pour faire des études dans un cadre classique ou stricte on va dire mais tant que je peux me vider la tête à l'exterieur et que je tient le coup...pourquoi pas continuer? Après c'est vrai que j'ai horreur de lire un mail d'un prof dans ma boîte mail qui me demande pourquoi j'ai pas assisté à tel ou tel cours et si je compte revenir. Je ne leur en veux pas, je comprend d'une certaine façon, on est tellement peu nombreux dans certains cours...mais je tiens tellement à ma liberté et surtout j'ai besoin de moments reposants pour pouvoir gérer ma depression quoi car l'état depressif fatigue énormément, le tout est de savoir doser : pas du tout d'études c'est pas assez et un emploi du temps normal je l'admet c'est trop pour moi! Certains profs nous poussent un peu trop pour qu'on lise 36 000 trucs aussi, ce qui est ridicule lorsque l'on sait qu'un etudiant moyen lis 1 ou 2 livres (pour les études je précise.) par semaine. Personnellement c'est un livre. Je les trouve un peu utopistes.