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Les plus beaux textes de la littérature française

floreale a écrit :

« Tous les yeux s’étaient levés vers le haut de l’église. Ce qu’ils voyaient était extraordinaire. Sur le sommet de la galerie la plus élevée, plus haut que la rosace centrale, il y avait une grande flamme qui montait entre les deux clochers avec des tourbillons d’étincelles, une grande flamme désordonnée et furieuse dont le vent emportait par moments un lambeau dans la fumée. Au-dessous de cette flamme, au-dessous de la sombre balustrade à trèfles de braise, deux gouttières en gueules de monstres vomissaient sans relâche cette pluie ardente qui détachait son ruissellement argenté sur les ténèbres de la façade inférieure. »

« À mesure qu’ils approchaient du sol, les deux jets de plomb liquide s’élargissaient en gerbes, comme l’eau qui jaillit des mille trous de l’arrosoir. Au-dessus de la flamme, les énormes tours, de chacune desquelles on voyait deux faces crues et tranchées, l’une toute noire, l’autre toute rouge, semblaient plus grandes encore de toute l’immensité de l’ombre qu’elles projetaient jusque dans le ciel. »

Victor Hugo Notre-Dame de Paris

Je me suis fait prendre.
Je croyais que ce texte, faisait suite à l'incendie de Notre Dame hier, et je trouvais  le (ou la) type  particulièrement gonflé en plagiant  sans vergogne Hugo.
Texte splendide bien sûr.

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Les plus beaux textes de la littérature française

Soyons francs : il vaut mieux relire nos grands anciens que de se taper à longueur de journée à la radio la énième rediffusion du Temps des cathédrales