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Les plus beaux textes de la littérature française

J'apprécie évidemment ce choix !!!!

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Les plus beaux textes de la littérature française

Bonsoir
savez-vous si ce poème est destiné à la poésie...? Il  me semble l avoir entendu dire

Les plus beaux textes de la littérature française

Bonsoir.

Je ne comprends pas trop ta question.
Normalement, un poème est destiné à la poésie...

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Les plus beaux textes de la littérature française

Bonsoir
Je me suis mal exprimée c est vrai.
Je voulais dire :est-ce que René Char parle de la Poésie dans ce poème?

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Les plus beaux textes de la littérature française

J'y vois davantage le thème récurrent : amoureux fidèle (allégeance), amoureux délaissé
mais personne n'empêche d'y voir un second niveau de lecture.

156 (Modifié par Jehan 06/04/2019 à 13:16)

Les plus beaux textes de la littérature française

Le 10/09/2018, Laoshi a écrit :

J’adore.
Autrefois, cet extrait figurait dans un manuel de quatrième et je ne manquais pas de le lire avec mes élèves.

Ton "autrefois" pourrait-il se situer au début des années cinquante ?
Ce texte, très prenant, réveille en moi un souvenir de ma quatrième, justement.

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Les plus beaux textes de la littérature française

Ce qui ferait à peu près 95 ans à Laoshi 

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Les plus beaux textes de la littérature française

Taquine, va !
À l'époque, la mixité n'était pas encore appliquée et le prof de français n'était pas du genre à nous lire des contes. Il n'empêche que j'ai un excellent souvenir de lui, sévère sur l'orthographe, mais juste et sachant autant punir que féliciter.
Dans ces années de sortir de la guerre, les livres scolaires restaient en service très longtemps.

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Les plus beaux textes de la littérature française

« Tous les yeux s’étaient levés vers le haut de l’église. Ce qu’ils voyaient était extraordinaire. Sur le sommet de la galerie la plus élevée, plus haut que la rosace centrale, il y avait une grande flamme qui montait entre les deux clochers avec des tourbillons d’étincelles, une grande flamme désordonnée et furieuse dont le vent emportait par moments un lambeau dans la fumée. Au-dessous de cette flamme, au-dessous de la sombre balustrade à trèfles de braise, deux gouttières en gueules de monstres vomissaient sans relâche cette pluie ardente qui détachait son ruissellement argenté sur les ténèbres de la façade inférieure. »

« À mesure qu’ils approchaient du sol, les deux jets de plomb liquide s’élargissaient en gerbes, comme l’eau qui jaillit des mille trous de l’arrosoir. Au-dessus de la flamme, les énormes tours, de chacune desquelles on voyait deux faces crues et tranchées, l’une toute noire, l’autre toute rouge, semblaient plus grandes encore de toute l’immensité de l’ombre qu’elles projetaient jusque dans le ciel. »

Victor Hugo Notre-Dame de Paris

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Triste prémonition...

Notre Dame

Notre-Dame est bien vieille : on la verra peut-être
Enterrer cependant Paris qu’elle a vu naître ;
Mais, dans quelque mille ans, le Temps fera broncher
Comme un loup fait un bœuf, cette carcasse lourde,
Tordra ses nerfs de fer, et puis d’une dent sourde
Rongera tristement ses vieux os de rocher !

Bien des hommes, de tous les pays de la terre
Viendront, pour contempler cette ruine austère,
Rêveurs, et relisant le livre de Victor :
— Alors ils croiront voir la vieille basilique,
Toute ainsi qu’elle était, puissante et magnifique,
Se lever devant eux comme l’ombre d’un mort !

Gérard de Nerval