La Bruyère, Les Caractères, De la mode - Il ne pense point à profiter de toute sa succession...

Bonjour,
J'aimerais si possible votre avis sur le plan d'un commentaire composé sur un extrait des Caractères de Jean de La Bruyère (24,VI. De la mode).
L'extrait est un extrait du portrait d'Onuphre, l'archétype même de l'homme d'apparence, faux dévot et hypocrite. Voici l'extrait en question.

Il ne pense point à profiter de toute sa succession, ni à s'attirer une donation générale de tous ses biens, s'il s'agit surtout de les enlever à un fils, le légitime héritier : un homme dévot n'est ni avare, ni violent, ni injuste, ni même intéressé ; Onuphre n'est pas dévot, mais il veut être cru tel, et par une parfaite, quoique fausse imitation de la piété, ménager sourdement ses intérêts : aussi ne se joue-t-il pas à la ligne directe, et il ne s'insinue jamais dans une famille où se trouvent tout à la fois une fille à pourvoir et un fils à établir ; il y a là des droits trop forts et trop inviolables : on ne les traverse point sans faire de l'éclat (et il l'appréhende), sans qu'une pareille entreprise vienne aux oreilles du Prince, à qui il dérobe sa marche, par la crainte qu'il a d'être découvert et de paraître ce qu'il est. Il en veut à la ligne collatérale : on l'attaque plus impunément ; il est la terreur des cousins et des cousines, du neveu et de la nièce, le flatteur et l'ami déclaré de tous les oncles qui ont fait fortune ; il se donne pour l'héritier légitime de tout vieillard qui meurt riche et sans enfants, et il faut que celui-ci le déshérite, s'il veut que ses parents recueillent sa succession ; si Onuphre ne trouve pas jour à les en frustrer à fond, il leur en ôte du moins une bonne partie : une petite calomnie, moins que cela, une légère médisance lui suffit pour ce pieux dessein, et c'est le talent qu'il possède à un plus haut degré de perfection ; il se fait même souvent un point de conduite de ne le pas laisser inutile : il y a des gens, selon lui, qu'on est obligé en conscience de décrier, et ces gens sont ceux qu'il n'aime point, à qui il veut nuire, et dont il désire la dépouille. Il vient à ses fins sans se donner même la peine d'ouvrir la bouche : on lui parle d'Eudoxe, il sourit ou il soupire ; on l'interroge, on insiste, il ne répond rien ; et il a raison : il en a assez dit.

Mon plan est le suivant :

I) Onuphe, le portrait d'un hypocrite
1.1 Onuphre, un homme d'apparence
1.2 Onuphre, un faux dévot
1.3 Onuphre, un homme calculateur et froid
II) La critique explicite de la société de la fin du XVIIème, début XVIIIème siècle
2.1 Une critique morale
2.2 Une critique des faux dévots
2.3 Une critique de l'hypocrisie

J'hésite beaucoup sur mon plan, que je trouve pas assez équilibré, et surtout sur le contenu. J'ai peur de me répéter dans les sous parties (ex : 2.1 et 2.3)...
Bref, j'aimerais avoir votre avis sur le plan et sur l'extrait en lui-même. En cours, nous étudions en ce moment Dom Juan et Tartuffe de Molière et je serai tentée de faire un lien avec ces œuvres, surtout avec l'hypocrisie qui est un thème récurrent.

Merci d'avance !