Nature des propositions subordonnées

Bonjour tout le monde...

Alors je vous préviens tout de suite, je suis très mauvais en français :-/

J'ai un devoir à faire et je demande votre aide pour essayer de comprendre....


Je dois analyser un texte et relever les propositions subordonnées et préciser leurs natures (relatives, complétives, circonstancielles). J'ai eu des exemples tout simples sur ces différentes propositions mais dans un texte je ne comprends plus rien... :-(


Je vous mets le texte que je dois analyser:

Je savais que ma mère avait été terriblement déçue par mon absence de génie musical, parce qu'elle n’avait plus jamais fait allusion devant moi, et chez elle, qui, il faut bien le dire, manquait si souvent de tact, une telle réserve était un signe certain de chagrin secret et profond. Ses propres ambitions artistiques ne s'étaient jamais accomplies et elle comptait sur moi pour les réaliser. J’étais, pour ma part, décidé a faire tout ce qui était en mon pouvoir pour qu'elle devînt, par mon truchement, une artiste célèbre et acclamée et, après avoir longuement hésité entre la peinture, la scène, le chant et la danse, je devais un jour opter pour la littérature, qui me paraissait le dernier refuge, sur cette terre, de tous ceux qui ne savent pas où se fourrer.

Si quelqu'un pourrait me donner 1 ou 2 exemples sur ce texte et comment procéder je lui serais très reconnaissant ;-)

Merci beaucoup d'avance

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Nature des propositions subordonnées

Bonsoir Soad,

Mes professeurs de français, dans une vie antérieure, nous conseillaient dans un premier temps de souligner les verbes conjugués à un mode personnel.
Première étape (bien sûr approximative mais applicable dans 90 à 95 % des cas) : autant de verbes soulignés, autant de propositions.
Deuxième étape : il fallait entourer les mots de liaison : conjonctions de coordination, de subordination, les pronoms relatifs.
Troisième étape : nous pouvions alors déterminer les indépendantes, les principales et les subordonnées.
Quatrième étape : en fonction du mot qui introduisait la subordonnée, nous pouvions déterminer sa nature.
Une proposition introduite par un pronom relatif était une relative.
Une proposition introduite par un que (autre que le pronom relatif) avait de grandes chances d'être une complétive - il y avait bien quelques exceptions mais ne compliquons pas les choses.
Les propositions introduites par des conjonctions ou locutions conjonctives qui pouvaient être remplacées par des compléments circonstanciels étaient des subordonnées circonstancielles.
Cinquième étape : en fonction de la nature, il était assez facile de déterminer la fonction de la subordonnée dans la plupart des cas.

Application à la première phrase :
"Je savais que ma mère avait été terriblement déçue par mon absence de génie musical, parce qu'elle n’avait plus jamais fait allusion devant moi, et chez elle, qui, il faut bien le dire, manquait si souvent de tact, une telle réserve était un signe certain de chagrin secret et profond".
Verbes : savais, avait été déçue, avait fait, il faut, manquait, était,  6 verbes donc 6 propositions.
Mots de liaison : que, parce que, et, qui.
Le premier que n'est pas un relatif puisqu'il n'y a pas d'antécédent. Il introduit donc une complétive.
Parce que qui peut être remplacé par à cause de introduit une circonstancielle.
Et coordonne deux propositions de même nature et de même fonction : lesquelles ?
Enfin qui introduit une relative, il te faut alors rechercher de quel antécédent elle est le complément..

Nature des propositions subordonnées

Merci beaucoup pour ton aide Jean-Luc

Je vais essayer de me débrouiller avec ce que tu m'as expliqué et de voir avec mon prof ce que je n'ai pas compris...


Bonne soirée

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Nature des propositions subordonnées

je viens de passer mon examen en morphosyntaxe,le prof nous a donné cet exercice:


_relevez les differentes propositions,donnez les mots ou locutions  qui introduisent les propositions subordonnées,indiquez leur natur


"il a besoind de se trouver à soi-meme et de prouver à autrui qu il existe,de se porter dehors à chaque instant tout entier : d'ou du pathetique dans la conversation,une certaine gesticulation verbale et, pour le petit Vaudois que j'étais,plus intérieur,plus retenu,plus contenu,trop content pour une bizarre atmosphère de théatre dont j'avais été vivement frappé et que j'avais d'abord jugée completement artificielle,j'entends voulu et concentrée,pendant que j'écoutais les conversaations des concierges sur le pas de leur porte ou que j'observais de loin de l'étonnante mimique des femmes du marché."

bon le texte d abord me parrait difficile à saisir..est ce le meme cas pour vous?
et est ce que le compréhension du texte peut aider à savoir les differentes subordonnées?

autre chose les subordonnées sont toujours liés à une principale ,dans ce texte et y en a t il?
j ai passé l examen ,j'étais totalement deconcentrée ,je veux votre aide pour resoudre ensemble cet exercice qui m a bien cassé les nerfs!

aider moi à savoir la bonne méthode de relever les subordonnés d'un texte car j'etais toujours habituée à travailler avec des phrases isolées

Nature des propositions subordonnées

"Il a besoin de se prouver à soi-même et de prouver à autrui qu'il existe, de se porter dehors à chaque instant tout entier : d'où du pathétique dans la conversation, une certaine gesticulation verbale et, pour le petit Vaudois que j'étais, plus intérieur, plus retenu, plus contenu, trop content pour une bizarre atmosphère de théâtre dont j'avais été vivement frappé et que j'avais d'abord jugée complètement artificielle, j'entends voulue et concentrée, pendant que j'écoutais les conversations des concierges sur le pas de leur porte ou que j'observais de loin l'étonnante mimique des femmes du marché."

J'ai corrigé quelques fautes de frappe (accents, etc.) pour que ton texte soit un peu plus clair. Mais es-tu sûre de l'avoir recopié exactement ? Merci de vérifier avant que nous essayions de t'aider. Cela ressemble énormément (mais pas entièrement) à un texte du Suisse Charles-Ferdinand Ramuz, qui parle de la façon dont lui, jeune Vaudois, a ressenti Paris lors de sa première visite. Quand au début il dit "Il a besoin", il parle de Paris, qu'il personnifie.

Quelques remarques. Si tu sais reconnaître les subordonnées  et leurs mots introducteurs dans des phrases isolées, je ne saisis pas bien ce qui t'empêche de les reconnaître dans un texte...
Tu ne vois plus les subordonnées relatives, introduites par un pronom relatif et qui complètent des noms ?
Tu ne vois plus les subordonnées conjonctives, introduites par une conjonction de subordination, et complètent des verbes ou des phrases ?

Bien sûr qu'ici aussi il y a des principales et des subordonnées.

Bien sûr qu'il est plus aisé d'analyser et de trouver des subordonnées quand on comprend tout à fait bien le texte... Mais même sans cela, tu as sans doute dû en trouver quelques-unes. Si tu nous les donnais d'abord ?
Nous rectifierions, le cas échéant.

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Nature des propositions subordonnées

merci Jehan poue ta réponse ,pour le texte à part les fautes d'ortographe je l'ai copié tel qu'il est dans la feuille..
dans ce semestre le cour de la morphosytanxe était consacré à la subordonnée relative seule ..
je vais rélever les subordonnées que j 'ai pu relever dans le texte dans en etre certaine et à toi de m'aider
pour la première
1_"il a besoin de se prouver à soi meme et de prouver à autrui de se porter dehors à chaque instant tout entier" est une principale car elle est la première phrase dans le texte proposé et dont dépends les autres subordonnés
2_qu'il existe:S complétive et le mot introducteur est que
3_d'où du pathétique dans la conversation:circonstentielle introduite par où.(je comprends pas très bien le sens  ici)

4_pour le petit Vaudois que j'étais plus retenu,plus...: relative introduite par que,on peut dire attributive?
5_une bizarre atmosphère de théatre dont j'avais été vivement frappé:relative introduite par que
6_et que j'avais d'abord jugée complètement artificielle:complétive introduite par que
7_pendant que j'écoutait les conversations des concierges..:circonstentielle introduite par la locution pendant que
8_ou que j'observais de loin l'etonnante mimique des femmes du marché:
complétive introduite par oqueou que.

quel est ton avis?suis-je nulle?

Nature des propositions subordonnées

Es-tu sûre du "pour après content. Ce ne ne serait pas plutôt une virgule ? Parce que je ne vois pas ce que coordonne le "et" après "gesticulation verbale".

Voila donc ce que je crois, mais certains points sont sans doute discutables :

"Il a besoin de se prouver à soi-même et de prouver à autrui [qu'il existe], de se porter dehors à chaque instant tout entier : [d'où du pathétique dans la conversation, une certaine gesticulation verbale et, pour le petit Vaudois [que j'étais], plus intérieur, plus retenu, plus contenu, trop content, pour une bizarre atmosphère de théâtre [dont j'avais été vivement frappé] et [que j'avais d'abord jugée complètement artificielle], [j'entends voulue et concentrée], [pendant que j'écoutais les conversations des concierges sur le pas de leur porte][ ou que j'observais de loin l'étonnante mimique des femmes du marché.]"

Il a besoin de se prouver à soi-même et de prouver à autrui [], de se porter dehors à chaque instant tout entier  : principale.

qu'il existe : subordonnée complétive introduite par la conjonction de subordination que, complément de "prouver"

d'où du pathétique dans la conversation, une certaine gesticulation verbale et, pour le petit Vaudois [], plus intérieur, plus retenu, plus contenu, trop content, une bizarre atmosphère de théâtre : principale, elliptique du verbe, juxtaposée à la précédente par ":" . (Dans "d'où" où est un adverbe relatif conclusif marquant la conséquence : d'où il s'ensuit que, d'où il résulte que...)

que j'étais : subordonnée relative introduite par le pronom relatif "que", épithète de l'antécédent "vaudois"

dont j'avais été vivement frappé : subordonnée relative introduite par le pronom relatif "dont", épithète de l'antécédent "atmosphère"

que j'avais d'abord jugée complètement artificielle : subordonnée relative introduite par le pronom relatif "que", épithète de l'antécédent "atmosphère", coordonnée à la précédente par "et".

j'entends voulue et concentrée :  indépendante incise.

pendant que j'écoutais les conversations des concierges sur le pas de leur porte :  subordonnée circonstancielle de temps introduite par la locution conjonctive "pendant que".

ou que j'observais de loin l'étonnante mimique des femmes du marché :  subordonnée circonstancielle de temps, coordonnée à la précédente par la conjonction de coordination "ou", d'où le remplacement de la locution conjonctive "pendant que" par la simple conjonction "que".

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Nature des propositions subordonnées

merci Anne pour l'intervention ,il s'avère que j'ai encore  des lacunes!!

Nature des propositions subordonnées

Bonjour,

Voilà je suis très embêtée par un exercice où je dois analyser les propositions subordonnées de ces deux phrases.

1ère phrase
"J'imagine sans peine les arbres, pareils aux platanes qui obstruent la fenêtre, parce que c'est l'automne aussi, dans le conte"

Mon découpage
1ère proposition : J'imagine sans peine les arbres, pareils aux platanes : proposition principale.
2nde proposition : qui obstruent la fenêtre : proposition subordonnée relative de l'antécédent platanes.
3ème proposition : parce que c'est l'automne aussi, dans le conte" : proposition subordonnée relative de l'antécédent fenêtre.

2ème phrase
"Je sais, en revanche, qu'il emplit le sac qu'il avait avec lui et qu'il repart en courant, malgré la charge, vers la mesure où sa mère est courbée sous des travaux d'aiguille."

Mon découpage
1ère proposition : Je sais, en revanche, : proposition principale
2nde proposition : qu'il emplit le sac : proposition subordonnée complétive
3ème proposition : qu'il avait avec lui : proposition subordonnée coordonnée
4ème proposition : et qu'il repart en courant, malgré la charge, vers la mesure : proposition subordonnée ?
5ème proposition : où sa mère est courbée sous des travaux d'aiguille. : proposition subordonnée relative de l'antécédent mesure.

J'ai essayé de faire au mieux mais j'en ai aucune certitude.

Quelqu'un pourrait me venir en aide svp ?

Merci

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Nature des propositions subordonnées

Bonjour,

1ère proposition : J'imagine sans peine les arbres, pareils aux platanes : proposition principale. OUI
2nde proposition : qui obstruent la fenêtre : proposition subordonnée relative COMPLÉMENT de l'antécédent platanes.
3ème proposition : parce que c'est l'automne aussi, dans le conte" : proposition subordonnée relative de l'antécédent  NON subordonnée circonstancielle de ...

1ère proposition : Je sais, en revanche, : proposition principale OUI
2nde proposition : qu'il emplit le sac : proposition subordonnée complétive FONCTION ?
3ème proposition : qu'il avait avec lui : proposition subordonnée coordonnée NON RELATIVE...
4ème proposition : et qu'il repart en courant, malgré la charge, vers la mesure : proposition subordonnée COMPLÉTIVE COORDONNÉE, FONCTION ?
5ème proposition : où sa mère est courbée sous des travaux d'aiguille. : proposition subordonnée relative COMPLEMENT de l'antécédent mesure