Molière, Le Malade imaginaire, acte I, scène 5 / Racine, Phèdre, acte I, scène 3

bonjour,
j'ai plusieurs questions, qui traitent sur une partie de l'acte1 scène 3 de Phèdre de Jean Racine et de  Molière, le malade imaginaire, acte1, scène5:

1er texte :    

PHÈDRE

N'allons point plus avant, demeurons, chère Œnone.
Je ne me soutiens plus; ma force m'abandonne:
Mes yeux sont éblouis du jour que je revoi;
Et mes genoux tremblants se dérobent sous moi.
Hélas!
(elle s'assit.)



ŒNONE
Dieux tout-puissants, que nos pleurs vous apaisent !


PHÈDRE
Que ces vains ornements, que ces voiles me pèsent !
Quelle importune main, en formant tous ces noeuds,
A pris soin sur mon front d'assembler mes cheveux ?

Tout m'afflige, et me nuit, et conspire à me nuire.


ŒNONE
Comme on voit tous ses voeux l'un l'autre se détruire !
Vous-même, condamnant vos injustes desseins,
Tantôt à vous parer vous excitiez nos mains;

Vous-même, rappelant votre force première,
Vous vouliez vous montrer et revoir la lumière,
Vous la voyez, madame; et, prête à vous cacher,
Vous haissez le jour que vous veniez chercher !


PHÈDRE

Noble et brillant auteur d'une triste famille,
Toi, dont ma mère osait se vanter d'être fille,
Qui peut-être rougis du trouble où tu me vois,
Soleil, je te viens voir pour la dernière fois !

2e texte:

TOINETTE
Ma foi, monsieur, voulez-vous qu'en amie je vous donne un conseil?

ARGAN
Quel est-il, ce conseil?

TOINETTE
De ne point songer à ce mariage-là.

ARGAN
Et la raison?

TOINETTE
La raison, c'est que votre fille n'y consentira point.

ARGAN
Elle n'y consentira point?

TOINETTE
Non.

ARGAN
Ma fille?

TOINETTE
Votre fille. Elle vous dira qu'elle n'a que faire de monsieur Diafoirus, de son fils Thomas Diafoirus, ni de tous les Diafoirus du monde.

ARGAN
J'en ai affaire, moi, outre que le parti est plus avantageux qu'on ne pense. Monsieur Diafoirus n'a que ce fils-là pour tout héritier; et, de plus, monsieur Purgon qui n'a ni femme ni enfants, lui donne tout son bien en faveur de ce mariage; et monsieur Purgon est un homme qui a huit mille bonnes livres de rente.

TOINETTE
Il faut qu'il ait tué bien des gens pour s'être fait si riche.

Voici la question:


Est-ce que les deux extraits produisent les mêmes effets sur le spectateur et quels sentiments font-ils naitre envers les personnages?

merci d'avance!

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

Molière, Le Malade imaginaire, acte I, scène 5 / Racine, Phèdre, acte I, scène 3

En analogies: pièces de théâtre, dialogue entre deux personnages0
Il y a des rimes: texte 1:
PHÈDRE

Noble et brillant auteur d'une triste famille,
Toi, dont ma mère osait se vanter d'être fille,
Qui peut-être rougis du trouble où tu me vois,
Soleil, je te viens voir pour la dernière fois !

Vous-même, rappelant votre force première,
Vous vouliez vous montrer et revoir la lumière,
Vous la voyez, madame; et, prête à vous cacher,
Vous haissez le jour que vous veniez chercher !

dans ces deux textes, les personnages sont face à un problème.

pour la question:
compassion et tristesse du spectateur pour le texte 1 amis pour le texte 2 je ne sais pas..

Si vous pouviez m'éclairer svp

Molière, Le Malade imaginaire, acte I, scène 5 / Racine, Phèdre, acte I, scène 3

l'un est une tragédie, l'autre une comédie : le ton n'est pas le même, compare les champs lexicaux, le sujet de la conversation; dans le premier le personnage parle à sa confidente ; dans le second il s'agit du maître et de sa servante qui s'oppose à lui