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Hugo, Les Travailleurs de la Mer, II, 3, 2 - Les vents courent, volent, s'abattent...

Bonjour,

Je dois réaliser un commentaire sur ce texte :

Les vents courent, volent, s'abattent, finissent, recommencent, planent, siffle, mugissent, rient; frénétiques, lascifs, effrénés, prenant leurs aises sur la vague irascible. Ces hurleurs ont une harmonie. Ils font tout le ciel sonore. Ils soufflent dans la nuée comme dans un cuivre, ils embouchent l'espace; et ils chantent dans l'infini, avec toutes le voix amalgamées des clairons, des buccins, des olifants, des bugles et des trompettes, une sorte de fanfare prométhéenne. Qui les entend écoute Pan. Ce qu'il y a d'effroyable, c'est qu'ils jouent. Ils ont une colossale joie composée d'ombre. Ils font dans les solitudes la battue des navires. Sans trêves, jour et nuit, en toute saison, au tropique comme au pôle, en sonnant dans leur trompe éperdue, ils mènent, à travers les enchevêtrements de la nuée et de la vague, la grande chasse noire des naufrages. Ils sont des maîtres de meutes. Ils s'amusent. Ils font aboyer après les roches les flots, ces chiens. Ils combinent les nuages, et les désagrègent. Ils pétrissent, comme avec des millions de mains, la souplesse de l'eau immense.

J'ai bien évidemment commencé le commentaire avec la problématique et l'annonce du plan (que le I) et le commencement de son développement.

Problématique : Comment le texte donne à sa description une dimension épique ?

I- Le vent en un mélange de jeu et violence.
1-Un vent joueur...
2- Mais doté d'une violence et autorité.


Je ne veux pas que vous me donniez les réponses directement, mais juste quelques indications pour rendre le commentaire avec une base plus "construite" et plus cohérente, car j'ai l'impression que l'annonce ne l'est pas. Il manque un certain point, je trouve.

Merci de votre aide,

Gohaykla.

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Hugo, Les Travailleurs de la Mer, II, 3, 2 - Les vents courent, volent, s'abattent...

Je ne sais pas trop comment vous mettre sur la voie sans vous souffler des réponses, donc si vous voulez encore chercher par vous-même, ne lisez pas trop vite ce qui suit. 

La dimension épique est un élément important. Mais il y a aussi un caractère de personnification systématique à relever (qui rejoint l'épique, d'ailleurs). Et un côté (aussi très hugolien) de familiarité dans le sublime, qui correspond à son ambition permanente de tutoyer le Grand Tout, de "dire ses quatre vérités" à l'Univers.

Bien à vous.

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Hugo, Les Travailleurs de la Mer, II, 3, 2 - Les vents courent, volent, s'abattent...

Bonsoir,

Tu peux aller regarder cette discussion ici.

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Hugo, Les Travailleurs de la Mer, II, 3, 2 - Les vents courent, volent, s'abattent...

Merci du lien.

J'ai fini l'annonce de mon plan.

II- Une puissance mêlée à la mythologie.
a- Une puissance titanesque.
b- Une fanfare vitale pour le déchainement du vent.

Est-ce d'après vous, satisfaisant ?
J'aimerais juste que vous portiez un jugement sur ce plan. L'améliorer, ou le laisser comme tel.

Merci.

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Hugo, Les Travailleurs de la Mer, II, 3, 2 - Les vents courent, volent, s'abattent...

Bonsoir,

Une puissance mythologique
ton b n'est pas clair du tout.

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Hugo, Les Travailleurs de la Mer, II, 3, 2 - Les vents courent, volent, s'abattent...

Oui je doutais sur le b, justement.

À vrai dire, je n'arrive pas à bien interpréter le rôle du chant du vent dans cet extrait.
Pourriez-vous m'éclaircir sur ce point, si cela n'est pas trop demander.

Merci.

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Hugo, Les Travailleurs de la Mer, II, 3, 2 - Les vents courent, volent, s'abattent...

Les fanfares des vents jouent d'instruments guerriers ou utilisés à la chasse. Elles contribuent à terroriser les proies. Note la référence à Pan qui suggère la peur panique.

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Hugo, Les Travailleurs de la Mer, II, 3, 2 - Les vents courent, volent, s'abattent...

Bonjour,

Je dois rendre un commentaire de texte sur Les travailleurs de la mer de Victor HUGO (II, 2).
C'est la première fois que j'en fais un et j'ai un peu de mal.
Pour l'instant j'ai fait mon plan:

I- L'ampleur de la tempête
II- Notion de démesure qui les apparente aux dieux
III- Diversité et unité: un ordre nouveau

Pour le développement je ne sais pas par où commencer ni quelles questions me poser.
Pouvez-vous m'aider?

Les vents courent, volent, s'abattent, finissent, recommencent, planent, siffle, mugissent, rient; frénétiques, lascifs, effrénés, prenant leurs aises sur la vague irascible. Ces hurleurs ont une harmonie. Ils font tout le ciel sonore. Ils soufflent dans la nuée comme dans un cuivre, ils embouchent l'espace; et ils chantent dans l'infini, avec toutes le voix amalgamées des clairons, des buccins, des olifants, des bugles et des trompettes, une sorte de fanfare prométhéenne. Qui les entend écoute Pan. Ce qu'il y a d'effroyable, c'est qu'ils jouent. Ils ont une colossale joie composée d'ombre. Ils font dans les solitudes la battue des navires. Sans trêves, jour et nuit, en toute saison, au tropique comme au pôle, en sonnant dans leur trompe éperdue, ils mènent, à travers les enchevêtrements de la nuée et de la vague, la grande chasse noire des naufrages. Ils sont des maîtres de meutes. Ils s'amusent. Ils font aboyer après les roches les flots, ces chiens. Ils combinent les nuages, et les désagrègent. Ils pétrissent, comme avec des millions de mains, la souplesse de l'eau immense.

voilà le texte.

Hugo, Les Travailleurs de la Mer, II, 3, 2 - Les vents courent, volent, s'abattent...

Bonjour.

Je ne vois pas bien le rapport de ton III avec le texte...
Quelle unité ? Quel ordre ?

Relire les précédents messages de ce fil te donnerait sans doute d'autres idées.