Émile Verhaeren, Les horloges

Voici la fable :

La nuit, dans le silence en noir de nos demeures,
Béquilles et bâtons qui se cognent, là-bas ;
Montant et dévalant les escaliers des heures,
Les horloges, avec leurs pas ;

Émaux naïfs derrière un verre, emblèmes
Et fleurs d’antan, chiffres maigres et vieux ;
Lunes des corridors vides et blêmes,
Les horloges, avec leurs yeux ;

Sons morts, notes de plomb, marteaux et limes,
Boutique en bois de mots sournois,
Et le babil des secondes minimes,
Les horloges, avec leurs voix ;

Gaines de chêne et bornes d’ombre,
Cercueils scellés dans le mur froid,
Vieux os du temps que grignote le nombre,
Les horloges et leur effroi ;

Les horloges
Volontaires et vigilantes,
Pareilles aux vieilles servantes
Boitant de leurs sabots ou glissant sur leurs bas.
Les horloges que j’interroge
Serrent ma peur en leur compas.

Consigne:

Le travail demandé est de faire un commentaie composé de cette fable. Je dois m'absteindre de présenter un commentaire justalinéaire ou séparant artificiellement la forme et le fond.A contrario je peux m'aider des procédés dont l'auteur a écrit cette fable ( rimes, sonorités,images,...) .Nous n'avons pas d'axes.

Pour commencer ; je éunis mes idées:
les axes:
intro > vie de l'auteur + résumé de la fable
axe 1>Hantise de la mort
→ vocabulaire sur la mort

axe 2>a la poursuite du temps
?

conclusion ( après c'est bon je trouverais.)

Pouvez vous m'aidez svp c'est urgent ..!
Merci d'avance

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Émile Verhaeren, Les horloges

Bonjour 

Je suis aussi à la recherche d'un plan pour ce poème, pour mon oral du bac, et j'ai du mal également; pour l'instant, j'en suis là :

I. Une présence nocturne oppressante sous un toit :
a) Description vraisemblable d'une maison sous l'emprise de la nuit :
   - Une maison qui dort ("dans le silence en noir de nos demeures" v1)
   - Mélange d'obscurité et de silence (allitérations [n] nuit/noir/nos = renforcement obscurité profonde + assonnances [an] "dans le silence en" v1 = renforcement silence profond + "sons morts", "plomb" v9 )
   - "Nos" v1 > familier au lecteur, connu de tous.
   - Architecture de la maison : lieu de passage ("escaliers", v3)
b) Une nuit pénétrante :
   - Maison fermée, éteinte (inquiétude dans le noir : "cercueils scellés ... le mur froid" v14)
   - Lueur pâle > lune, intrus ? (renforce inquiétude, peur : "lunes ... blêmes" v8)
   - Obscurité et silence grandissants ("bornes d'ombre" v13)

II. Sous ce toit, des habitants...
a) Un éveil nocturne :
    - Focalisation interne, ils ne dorment pas (découverte de la nuit qui s'introduit dans un cadre familier + allitérations et assonnances citées au dessus = impressions personnelles + "vieilles servantes" v21)
    - Début du réveil > silence de plomb > vraisemblable ("sons morts", "plomb" v9)
b) Une obscure sensation :
    - Impressions d'une obscurité grandissante, mais pas si silencieuse que ça (allitérations + omniprésence "horloge" (v4,8,12,16,17) la nuit venue = seules à rompre silence, mais à le rendre aussi plus épais : c'est le centre, le coeur de la maison, dont on n'entend les battements qu'à ce moment : "horloges ... voix" v12, "babil des secondes minimes" v11 etc)
    - Nuit qui s'introduit peu à peu dans un cadre familier > peur (on ne prend conscience que la nuit de moindres choses présentes également le jour, ce qui renforce l'inquiétude)

III. ... Réveillés par cette maudite horloge !
a) Une horloge simple à première vue :
    - Accessoires techniques ("plomb, marteaux, limes" v9, "béquilles et bâtons" (aiguilles?) v9 qu'on ne voit que la nuit, mécanisme complexe et savant, car présence sonore)
    - Esthétique vraisemblable ("émaux naïfs ... emblèmes" v5, "fleurs d'antan" v6 > décorée de motifs surannés, démodés + "chiffres maigres et vieux" v6 > chiffres romains, "lunes ... blêmes" > éclairage pâle, cadran circulaire ? > a une présence dans la maison)
b) Le tambour de la nuit :
    - Un rythme omniprésent ("marteaux, sons, notes" v9, "babil" v11, "mots sournois" v10, "voix" v12 > rythme la vie, mais on ne s'en aperçoit que la nuit, quand l'horloge devient le coeur de la maison + "béquilles et bâtons qui se cognent, là-bas" : allitérations [ b ] et [c] + composition du poème : quatrains, puis à la fin, sixtain : dérèglement de la versification du temps )
    - Mécanisme savant qui effraie (on s'aperçoit finalement que le "narrateur" hallucine à cause de l'horloge qui l'effraie : "serrent ma peur en leur compas" v24, donc les aiguilles ou le balancier.

Voilà, j'espère t'avoir fourni un bon plan (du moins j'espère que c'est le bon, puisque je vais m'en servir pour mon oral blanc !) 

Émile Verhaeren, Les horloges

Ouf" n'étant qu'en première sti je sais pas si j'arriverais à faire un commentaire composée d'aussi bonne qualité... 
Mais merci quand même cela m'aidera sur certains trucs .
J'ai cependant une question peut on dire que cette fable est de type descriptif?
Mais encore de registre fantastique et tragique.J'ai ainsi noté une tonalité tragique.
Concernant l'introduction j'avais idée de mettre un peu de la vie de l'auteur,le contexte historique (donc le 19ème siècle)et l'annonce du plan.
Mais le problème "chez moi" c'est que j'ai plein d'idées mais malheureusement je n'arrive pas à les organisés... en tous cas je vais essayer.
Merci quand même.

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Émile Verhaeren, Les horloges

Lol je prends ça pour un compliment merci, mais avec les éléments que je t'ai donné, il suffit juste de relier avec quelques mots et le tour est joué 

De type descriptif... oui c'est vrai, parce que Verhaeren décrit quand même la maison, et les détails de l'horloge, donc c'est possible. Mais c'est une "description" d'un point de vue interne, d'un personnage de la maison, qui se réveille la nuit, donc elle n'est pas vraiment objective, même si on s'est tous réveillés la nuit en devenant parano  :roll:
Oui, le fantastique ici n'apparaît (pour moi hein, on est libre de contester !) que très peu, parce qu'on trouve en effet un cadre vraisemblable, la maison, la nuit, une horloge dans la maison, mais ça me paraît justement trop vraisemblable pour paraître fantastique. Ce poème peut l'être par la personnification de l'horloge "avec leurs voix", "avec leurs yeux", tout ça fait preuve d'une hallucination, donc c'est vrai que comme ça ça peut paraître fantastique... bref c'est assez confus selon les points de vue
Pour ce qui est du registre tragique, on peut deviner sans problème que l'horloge compte notre temps et donc connaît notre destin, ce qui relève de la tragédie. Mais c'est vraiment très implicite, même si dans le vers "les horloges que j'interroge", on dirait que le narrateur s'adresse à une voyante pour connaître son avenir. Ce vers est d'ailleurs suivi de "serrent ma peur en leur compas" ce qui peut renforcer le côté tragique.
Pour l'introduction, oui c'est ce qu'il faut mettre en général, présenter le poème, l'auteur, peut-être l'oeuvre (dans ce cas je crois que c'est Les Bords de la Route paru en 1895) puis la problématique puis le plan.
Moi je suis comme toi ! L'organisation c'est pas trop mon truc, il me faut beaucoup de temps (pas très cool pour les devoirs en temps limité...)

Et de rien

Émile Verhaeren, Les horloges

Merci pour ton aide.
Juste une précision : si tu relies les derniers vers de chaque paragraphes aors tu obtiens cela :

Les horloges,avec leur pas;
Les horloges, avec leur yeux;
Les horloges, avec leur voix;
Les horloges et leur effroi;
Les horloges que j'interroge serrant ma peur en leur compas.

cela peut t'aider
et bon courage ! moi sayez je me suis attaqué j'espère le finir avant demain...
et merci encore pour tout 

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Émile Verhaeren, Les horloges

La nuit, dans le silence en noir de nos demeures,
Béquilles et bâtons qui se cognent, là-bas ;
Montant et dévalant les escaliers des heures,
Les horloges, avec leurs pas ;
Émaux naïfs derrière un verre, emblèmes
Et fleurs d’antan, chiffres maigres et vieux ;
Lunes des corridors vides et blêmes,
Les horloges, avec leurs yeux ;
Sons morts, notes de plomb, marteaux et limes,
Boutique en bois de mots sournois,
Et le babil des secondes minimes,
Les horloges, avec leurs voix ;
Gaines de chêne et bornes d’ombre,
Cercueils scellés dans le mur froid,
Vieux os du temps que grignote le nombre,
Les horloges et leur effroi ;
Les horloges
Volontaires et vigilantes,
Pareilles aux vieilles servantes
Boitant de leurs sabots ou glissant sur leurs bas.
Les horloges que j’interroge
Serrent ma peur en leur compas.

Bonjour, Bonsoir

Alors voilà, j'ai un commentaire composé à faire basé sur ce poème d'Emile VERHAEREN.
Donc j'ai trouvé pas mal d'idées pour le moment; niveau forme et structure  surtout, et un peu pour ce qui est du fond, de l'interprétation (je suis pas experte à ce niveau, si vous voyait des trucs interpellant je suis preneuse du moment qu'on m'explique un peu l'aspect) ^^.
Enfin bref, j'aimerais surtout parler du plan que je pourrais établir.
Vous avez quelque piste par hasard?

A la base je pensais à un truc comme:

I) Une description des horloges

  a)Objet, certes...
  b)...Mais personnifié.

II) (Une crainte?) (L'auteur?)


Voila je suis bloquée à ce niveau-là... je ne sais même pas si le début est bon, et s'il faut un III)

Merci beaucoup de votre aide bénévole.

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Émile Verhaeren, Les horloges

Verhaeren évoque un cauchemar d'enfant ou le rappel en sa vieillesse de sa peur de mourir. Les horloges sont animées d'une vie fantastique. Il faut montrer comment ces meubles quittent l'univers familier pour devenir des monstres inquiétants qui mettent en scène la fuite inexorable du temps.

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Émile Verhaeren, Les horloges

D'accord!
Oui donc en gros mon plan colle pas des masses du coup...

Mais, du coup je comprend pas le "volontaires et vigilantes" c'est paradoxale nan?

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Émile Verhaeren, Les horloges

"Volontaires et vigilantes" souligne le caractère inexorable du temps qui fuit.
Les horloges ne relâchent jamais leur pression.
Ce sont des gardiennes sans pitié.

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Émile Verhaeren, Les horloges

Bonjour, j'ai un commentaire à faire sur "les horloges" de Emile Verhaeren.
J'ai comme problématique : Comment cet objet du quotidien devient une peur pour le poète ?

I. Objet angoissant
1) l'horloge vue différemment
2) Ambiance
3) Attitude de l'objet

II. L'horloge : objet du temps
1) temps imprécis
2) peur du temps

J'arrive pas à bien trouver comment construire un plan et bien comprendre le texte. Avez-vous des conseils pour que je m'améliore au commentaire ?

Merci. Bye.