Besoin de conseils, d'avis sur mes écrits.

Depuis quelques jours j'écris une nouvelle histoire et j'aimerai bien que des gens me disent ce qu'ils en pensent. Ceci n'est encore qu'un brouillon, mais si des personnes pouvaient me conseiller cela serait gentil.

Elle n'a pas encore de titre alors je commence directement.


Il faut voir la vie comme un escalier géant. A chaque étape que l’on franchit, on met le pied sur une nouvelle marche. Il se peut parfois que cette nouvelle marche soit recouverte d’une flaque d’eau susceptible de nous faire tomber, en apparence du moins. Alors qu’en réalité cette nouvelle marche est parsemée de fleurs que nous n’avons même pas le tact de discerner. Même après les avoir vues nous donnons peu d’importance à cela et oublions que c’est grâce à ces fleurs que nous sommes maintenant sur une nouvelle marche, plus haute.
Croyez-vous vraiment que l’on peut sauter des marches, en éviter certaines ou même encore retourner sur la marche précédente ? De mon expérience, je répondrais que non et que souvent ce genre d’initiatives engendre une chute spectaculaire, voir mortelle.



Écoutez bien ce que je vais vous dire. La vie n'est pas un long fleuve tranquille, les oiseaux ne chantent pas toujours, la plus belle couleur au monde est le bleu et mon parfum de glace préféré est la fraise. Aujourd'hui, le 3 avril 1997 je j'ai pris la décision de partir. Je ne sais pas trop où je vais aller. Mais je décide dans un premier temps de faire une halte à Paris, qui sait? Peut-être y resterais-je. Je n'ai plus le temps de réfléchir à cette décision peut être trop subite mon train arrive dans dix minutes. Je n'ai pris qu'une valise, y ai entassé quelques vêtements et des livres. Aucun autre souvenir ne me suivra dans cette aventure. J'ai juste pris cette photo d'elle et moi quand nous avions tout juste treize ans. C'est vrai que c'était une belle époque. Je ne sais pas pourquoi je l'ai prise. Elle illustre sûrement l'innocence qui m'a désormais quittée.
Les regrets sont au rendez-vous et une larme vient doucement mourir sur ma joue. Je dois l'avouer, j'ai peur. Une tremblement nerveux envahit mon être tout entier, mais je résiste à l'envie de renoncer. Quitter tout ce que l'on a, aussi peu soit ce "tout" revient à se quitter soi même. Je me quitte. Voilà pourquoi je n'ai plus ma place ici, je ne dois regretter aucun de mes gestes, aucune de mes paroles et aucune des décisions que j'ai prise. Ce que je fais là est la chose la plus sensée que je n'aie jamais faite. Je ne reviendrai plus jamais. Le train est là.


" Je voudrais enfin pouvoir sentir l'air que j'inspire dépasser mon larynx, longer ma trachée et atterrir dans mes poumons. Oui, parce que quand tu n'es pas là j'ai du mal à respirer. Je veux te revoir, une toute dernière fois. Ne me refuse pas ça."

Voilà ce que j'avais trouvé dans ma boîte aux lettres il y a de ça une semaine. Ou peut être dix jours. J'ai d'abord voulu croire que c'était une mauvaise blague. Je n'ai fait que me mentir à moi même. Une telle lettre ne peut vous mettre que dans trois états : une joie intense, un dégoût, ou bien les deux en même temps. Le premier cas prend effet lorsqu'on est épris de l'expéditeur de la lettre. Le deuxième cas, lui, se traduit par un dégoût, voir une haine profonde de l'expéditeur. Le troisième cas est bien plus compliqué. Il réunit les deux premiers, et là, la personne que l'on aime et celle que l'on déteste ne font plus qu'un seule et même personne.
Je ne peux pas vraiment vous dire dans quel état celle-ci m'a mise. J'ai d'abord eu un rire nerveux. La dernière fois que j'avais affiché ce rire c'était lorsque ma mère m'avait surprise en train de voler un cookie dans la cuisine. C'était il y a très longtemps maintenant. Puis, j'ai pleuré. Enfin, je ne sais pas si on peut appeler ça pleurer. Il y avait juste des larmes qui coulaient sur mes joues. Intérieurement je souffrais bien sûr mais ce que j'ai le plus ressenti est un énorme vide en moi qui m'a poussé à tomber par terre. On avait pourtant décidé de ne plus se voir, c'est la meilleure des choses à faire. On en a parlé maintes et maintes fois. Il n'aurait pas pu s'en tenir à nos promesses? On n'a pas le droit de faire ça.

Tout a vraiment commencé il y a de ça un an, quand j'ai décidé d'arrêter mes études de médecine. Je ne m'en sortais plus du tout et on avait quelques problèmes financiers. Je devais passer un entretien d'embauche mais avant ça ma sœur m'avait dit d'aller la rejoindre sur la terrasse d'un café. Ce jour là il faisait beau contrairement à aujourd'hui où la pluie ravage tout sur son passage. A cette époque ma couleur préférée était encore le rouge. Je me souviens de tout. Qui oublierait une telle journée?

Je suis tout le temps en retard et ce jour là n'a malheureusement pas été une exception. J'étais presque arrivée devant le café, je n'avais plus qu'une rue à traverser et j'y étais. La dernière fois que j'avais vu l'heure j'avais pu lire : 15h42. Je me réjouissais de n'avoir “que” douze minutes de retard. Ma sœur devait sûrement s'inquiéter, c'est ce que je pensais du moins. Elle n'aime pas du tout les gens qui sont en retard, elle qui coordonne toujours tout.

Pendant que je m'empressais de traverser la rue une voiture est venu me percuter. Je me suis retrouvée par terre, un peu sonnée. J'ai mis quelques secondes à me remettre les idées en place. Un homme est sorti précipitamment de la voiture. Mon téléphone a sonné à cet instant là. J'ai décroché péniblement pendant que l'homme gesticulait en blasphémant. C'était ma sœur. Je me rappelle de ce qu'elle m'a dit mot pour mot : Désolée ma chérie je n'ai pas pu te prévenir plus tôt mais j'ai eu un empêchement, je te raconterai tout ça ce soir. Je dois te laisser, Bisous.
Elle avait raccroché avant même que je n'arrive à lui répondre. Si elle m'avait laissé parler. Si seulement elle m'avait laissé parler! Je lui aurais dit de venir et rien de tout ça ne se serait passé. 


J'ai pris peu à peu conscience de la situation. L'homme m'a proposé de m'emmener à l'hôpital puis il m'a demandé si il pouvait prévenir quelqu'un susceptible de s'inquiéter pour moi. J'ai répondu non aux deux questions. J'étais sonnée mais c'est tout. Je n'avais pas besoin d'aller à l'hôpital et encore moins de prévenir ma sœur. Elle aurait eu une crise à coup sûr. Voyant que je ne voulais rien de tout ça, il m'a proposé gentiment d'aller prendre un café. J'aurais bien voulu décliner son invitation mais ce café m'aurait fait le plus grand bien.


J'avais vingt-deux ans et lui vingt-cinq. Maintenant j'ai un an de plus et je l'ai lui. Peut-être suis-je tombée trop vite amoureuse de lui. Je ne sais pas pourquoi, il y avait quelque chose de rassurant dans son regard. Vous savez, mes parents sont morts il y a déjà sept ans. Quand vous vous sentez aussi seul, la moindre étincelle d'amour peut embraser votre cœur et faire briller vos yeux. C'est donc comme ça qu'a débuté notre relation.
Damien, c'est comme ça qu'il s'appelait. J'utilise un verbe au passé car désormais il s'appelle Jean. Quand nous étions assis à boire un café un de ses amis est venu le saluer et l'a appelé Damien. J'en ai donc conclus que c'est ainsi qu'il s'appelait, mais ce n'était pas le cas. Damien était son second prénom qu'il utilisait très rarement. Cette occasion était bonne pour en user.


A notre second rendez-vous il m'a emmené dans un endroit magnifique. Une sorte de rivière avec une petite chute d'eau. L'endroit était conviviale. L'eau était pure et la rivière était entourée de verdure. Quelques fois on pouvait voir des poissons remonter à la surface et replonger aussi vite dans l'eau. J'ai toujours aimé la nature et un tel cadre n'aurait pu que m'enchanter. - Quelle est ta couleur préférée ? m'a t-il dit.
Cette question m'a surprise et je lui ai dit que je n'y avait jamais vraiment réfléchi puis j'ai répondu "le rouge". Il m'a dit que c'était une couleur trop vive et agressive pour une fille innocente comme moi. Il a regardé le ciel un instant et m'a attribué le bleu comme couleur préférée. Je n'ai fait qu'approuver en hochant la tête.


Ma sœur ne parle jamais de sa vie amoureuse, je savais pourtant qu'elle voyait quelqu'un depuis plusieurs mois. Elle ne me l'avait  jamais présenté. C'est pourquoi j'ai voulu garder le silence sur Jean. Vivre dans le secret est quelque chose de douloureux. C'est comme perdre un membre. On sait qu'il nous manque quelque chose mais on ne sait pas ce qui nous fait le plus mal. L'absence de celui-ci ou la présence d'un rien? J'éprouve ce mal depuis maintenant un an et c'est devenu beaucoup trop insupportable.


Voilà. Si quelqu'un a le courage de lire ça '. Merci d'avance.

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Bonsoir

Je ne sais si j'ai les qualifications nécessaires pour juger. Mis à part quelques fautes d'orthographe, je me suis intéressé à ce récit (ce qui est une grande qualité - voire une qualité essentielle - pour un début de roman).
J'ai cependant eu quelques difficultés à mettre en place les personnages (mais on peut supposer que tout cela va s'éclaircir par la suite).
Une seule chose, peut-être m'a gêné : le manque d'uniformité dans l'écriture. Elle n'est pas toujours fluide et paraît changer de style.
Mais... J'aimerais bien connaître la suite !  Petit addendum :
à la fin, j'aurais plutôt écrit : "mais un café me ferait le plus grand bien" ou : "mais son café m'a fait le plus grand bien"
Les fautes ?  : que l'on franchit - Même après les avoir vues - la plus sensée que j'aie jamais faite - Je ne reviendrai plus jamais - il y a de ça - je ne l'aurais pas - sur la terrasse - Mon téléphone sonna (mon téléphone a sonné ?) - je te raconterai - que je n'arrive - à coup sûr
Voilà

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Oui, les personnages se mettrons en place au fil de l'histoire. Il faut que je garde le suspense le plus longtemps possible, à mon avis la suite va sûrement vous surprendre. A part si vous avez déjà deviné.

Merci de m'avoir aidé, je posterais la suite bientôt.

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J'ai appréciée ce début, je le trouve bien écrit, mais du haut de mes 13 ans, je ne suis peut-être pas de bon conseils. En tout cas, j'ai bien aimé.

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Merci beaucoup

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de rien, je trouve que le premier paragraphe, un brin philosophique, fait un peu penser à grey's anatomy, mais il reste interressant, et la suite est tout simplement prenante, ça donne envie d'en lire encore !

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Coucou !
J'ai lu la courte suite... Je ne sais quelle sera la longueur de cet écrit, mais il me semble que soudain les choses s'accélèrent et je pense avoir deviné les rapports entre les personnages.

P.S. "le recul" - on écrit généralement "suspens" en français - "je posterai"
(ne vous vexez pas de ces corrections, mais je suis assez épidermique à ce sujet  )

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Mais arrives tu à comprendre l'histoire? Enfin, t'imagines tu une certaine suite?


Npai72 : Quelle est t'elle ?Merci pour la correction

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Réaction à chaud: je veux la suite!
Passons.
J'ai trouvé ce début fort intéressant. Je n'ai pas remarqué les fautes, c'est bon, signe ( quand je m'ennuie, j'ai tendance à les compter, bien que je ne sois pas une référence en orthographe...)
En ce qui concerne la suite, j'ai bien une petite idée, mais m'est avis que ça n'intéresse personne

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J'y ai retravaillé toute la nuit, car ceci n'était qu'un premier jet. Je pense poster mon nouveau début quand j'aurai fini ce devoir totalement inutile de français. Ou peut être maintenant. A quoi bon le faire si il est inutile n'est ce pas?

PS : J'ai peut être trouvé un titre qui collerait bien : Ineffaçable. Qu'en pensez-vous?