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Jean de Sponde, Tout s'enfle contre moi, tout m'assaut, tout me tente...

SVp j'aurais besoin d'une aide concernant un commentaire composé sur cette partie des "Sonnets sur la mort" de Jean de Sponde :

Tout s'enfle contre moi, tout m'assaut, tout me tente,
Et le monde, et la Chair, et l'Ange révolté,
Dont l'onde, dont l'effort, dont le charme inventé,
Et m'abîme, Seigneur, et m'ébranle, et m'enchante.

Quelle nef, quel appui, quelle oreille dormante,
Sans péril, sans tomber, et sans être enchanté,
Me donras-tu ? Ton Temple où vit ta Sainteté,
Ton invincible main, et ta voix si constante ?

Et quoi ! mon Dieu, je sens combattre maintes fois
Encor avec ton Temple, et ta main, et ta voix,
Cet Ange révolté, cette chair, et ce Monde.

Mais ton Temple pourtant, ta main, ta voix sera
La nef, l'appui, l'oreille, où ce charme perdra,
Où mourra cet effort, où se rompra cette onde.

Merci......

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

Jean de Sponde, Tout s'enfle contre moi, tout m'assaut, tout me tente...

Bien , le bonsoir, à tous, pourrais-je avoir une éxplication sur l'accentuation dans la poèsie, incomprise.Effectivement,elle est majeure , dans le poème de Jean de Sponde "sonnets".Grosso modo , à quoi sert-elle, comment ca marche?

Jean de Sponde, Tout s'enfle contre moi, tout m'assaut, tout me tente...

Bonjour.

Jean de Sponde a écrit plusieurs sonnets. Duquel précisément parles-tu ?

Jean de Sponde, Tout s'enfle contre moi, tout m'assaut, tout me tente...

Sonnet:

Tout s'enfle contre moy, tout m'assaut, tout me tente,
Et le Monde et la Chair, et l'Ange révolté,
Dont l'onde, dont l'effort, dont le charme inventé
Et m'abysme, Seigneur, et m'esbranle, et m'enchante.

Quelle nef, quel appuy, quelle oreille dormante,
Sans péril, sans tomber, et sans estre enchanté,
Me donras-tu ? Ton Temple où vit ta Saincteté,
Ton invincible main et ta voix si constante.

Et quoy ? mon Dieu, je sens combattre maintesfois
Encore avec ton Temple, et ta main, et ta voix,
Cest Ange révolté, ceste Chair, et ce Monde.

Mais ton Temple pourtant, ta main, ta voix sera
La nef, l'appuy, l'oreille, où ce charme perdra,
Où mourra cest effort, où se rompra ceste Onde.

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Jean de Sponde, Tout s'enfle contre moi, tout m'assaut, tout me tente...

Pour les accents rythmiques regarde la fiche versification du site https://www.etudes-litteraires.com/versification.php

Pour te mettre sur la piste d'une signification générale, examine les (structures) retours ternaires qu'il te faudra justifier en observant que le poème a pour objet Dieu, défini dans le christianisme comme la Sainte Trinité...

Jean de Sponde, Tout s'enfle contre moi, tout m'assaut, tout me tente...

Merci beaucoup, un bon récapitulatif, qui fait pas de mal.Cependant pourrriez-vous ; me donner une définition de la poèsie.
Et pourquoi , la forme poétique « classique » est-elle une contrainte ?

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Jean de Sponde, Tout s'enfle contre moi, tout m'assaut, tout me tente...

Selon Jakobson, la fonction poétique du langage réside dans le travail sur les mots. La poésie est cet effort créateur qui tend à faire échapper la langue à son ronron utilitaire. Cherche la définition d'autotélisme.

La forme poétique classique est une contrainte parce qu'elle doit obéir à des règles...

Jean de Sponde, Tout s'enfle contre moi, tout m'assaut, tout me tente...

Bonjour à tous.C'est à propos du poème , sonnets , tiré du recueil sonnets de la mort de Jean de sponde.Je ne sais pas si je dois faire un commentaire linéaire (ya un parrallélisme de construction ) ou bien un commentaire organisé.Deja que c'est l'un des poèmes qui m'insupporte dans cette révision.Bref aidez moi plizou.Et de plus l'esthtique baroque repose-t'elle seulement sur , le questionnement des ecrivains appartenant à ce mouvement, sur soi-même?

Tout s'enfle contre moy, tout m'assaut, tout me tente,
Et le Monde et la Chair, et l'Ange révolté,
Dont l'onde, dont l'effort, dont le charme inventé
Et m'abysme, Seigneur, et m'esbranle, et m'enchante.

Quelle nef, quel appuy, quelle oreille dormante,
Sans péril, sans tomber, et sans estre enchanté,
Me donras-tu ? Ton Temple où vit ta Saincteté,
Ton invincible main et ta voix si constante.

Et quoy ? mon Dieu, je sens combattre maintesfois
Encore avec ton Temple, et ta main, et ta voix,
Cest Ange révolté, ceste Chair, et ce Monde.

Mais ton Temple pourtant, ta main, ta voix sera
La nef, l'appuy, l'oreille, où ce charme perdra,
Où mourra cest effort, où se rompra ceste Onde.

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Jean de Sponde, Tout s'enfle contre moi, tout m'assaut, tout me tente...

Bonjour Bendel,

Tu as déjà posé des questions au sujet de ce sonnet dans un autre fil.
Reviens à ce que je t'indiquais alors.

Il ne faut jamais faire un commentaire linéaire.
De toute façon, à l'oral, tu auras une question orientée et précise. (Par exemple, en quoi ce sonnet est-il baroque ? ou bien le lyrisme ou bien l'apologétique...)

L'esthétique baroque repose aussi sur l'illusion, la transformation, le mouvement, l'exubérance, les effets de miroir... très présents dans ce sonnet.

Jean de Sponde, Tout s'enfle contre moi, tout m'assaut, tout me tente...

Bonjour Jean-luc,  la hantise de l'inconstance, les masques et l'apparence, la mort. La mort au sein de la vie exprime l'aspiration vers l'au-delà, et suscite le besoin d'en appeler à Dieu.Mais y'a-t'il le thème de la mort je le vois pas , bien qu'il soit hanté par ces tentations?