COI, complément circonstanciel de lieu ou complément circonstanciel de cause ?

Dans l'expression "quelque chose qui sortait d'elle", la préposition "de" introduit-elle un COI, un CClieu ou un CCcause.
J'ai tendance à exclure l'hypothèse du CClieu, "elle" étant une personne et n'ayant pas l'impression qu'un être animé doive être considéré comme un lieu.
Ma réflexion était la suivante: soit il s'agit d'un COI (hypothèse que je tendrais à écarter), soit il s'agit d'un complément circonstanciel de cause. Dans ce dernier cas, qui m'a l'air le plus convaincant, ce "quelque chose" serait la manifestation dont "elle" serait la cause, mais j'avoue que j'ai du mal à être convaincu à 100 %. Et cela ne m'avance pas plus lorsque j'analyse cette expression en structure impersonnelle: "Il sortait d'elle quelque chose". (je dirais plutôt "il émanait d'elle...)

Voilà, qu'en pensez-vous? comment analyseriez-vous ce "d'elle"?
Merci d'avance.

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COI, complément circonstanciel de lieu ou complément circonstanciel de cause ?

"quelque chose qui sortait d'elle" : ce n'est pas un complément de cause, car cela ne signifie pas du tout la même chose que quelque chose sortait à cause d'elle. Même si "elle" représente une personne, elle représente le lieu d'origine : le sens du verbe sortir est suffisamment clair. Par contre, on peut hésiter entre CC et COI. Je le considère plus comme un COI, parce que "d'elle" est directement rattaché au verbe, et le complète. On ne saurait déplacer ce complément dans la phrase. Il est vrai néanmoins qu'on pourrait le supprimer, mais c'est un peu comme il est possible de supprimer un COD après un verbe transitif (je mange).

COI, complément circonstanciel de lieu ou complément circonstanciel de cause ?

Merci pour cette réponse. J'avais retenu le critère de la mobilité impossible lorsque j'avais émis l'hypothèse du COI. Je pensais aussi que "d'elle" ne pouvait être CC intégré. Or on m'a mis sous les yeux des exemples de "sortir" employé avec d'autres prépositions (sortir en boîte par ex.). Donc ce dernier critère du libre choix de la préposition (cf. Grammaire du français, D.Denis et A.Sancier-Chateau, p.446) est-il valable dans tous les cas? Pas si sûr si on se réfère à cet exemple alors.