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Dans Dom Juan, Sganarelle n'est-il qu'un valet de comédie ?

Bonsoir Juslie,

Globalement, tu rédiges bien.
Je n'ai pas beaucoup de temps à te consacrer pour une correction approfondie.
Je ne dirai donc rien de la forme : fautes d'orthographe, constructions incorrectes…

Je me concentrerai sur le fond.
D'abord ton introduction n'annonce pas le plan réel que tu entends suivre.
Tes deux premiers paragraphes conviennent. J'essaierais toutefois de leur adjoindre des exemples.

Qu'en est-il pour les deux autres arguments ?

Il utilise un langage le plus souvent terre à terre. Examine comment il parle de son maître dans la première scène. Sganarelle singe son maître et particulièrement ses propos, ce qui donne un galimatias ridicule, des pseudo-raisonnements...

Il manifeste des préoccupations triviales et des défauts serviles. Il est très préoccupé par ses gains, par les besoins naturels : boire, manger, (vois la scène 7 du dernier acte)… Je t'ai parlé de sa couardise, il est aussi vantard, aime à se pavaner devant Gusman...

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Dans Dom Juan, Sganarelle n'est-il qu'un valet de comédie ?

Bonsoir Juslie,

Voilà quelques pistes de réponse à tes questions :

· Il a un rôle de contradicteur. Il est la marionnette de son dresseur de maître : Don Juan demande parfois à Sganarelle d'exprimer ce qu'il pense en son for intérieur mais le valet s'exprime aussi parfois tout seul lorsque la stupéfaction ou la colère l'envahissent…  jusqu'à ce que le seigneur mette fin à cette période de liberté. Ainsi Sganarelle peut exprimer l'horreur et la fascination qu'il a pour le libertin. Il joue ainsi un rôle de miroir pour son maître.

· Il est le témoin et le révélateur de la "méchanceté" de son maître. Sganarelle est souvent un témoin muet mais qui exprime par ses mimiques sa réprobation des événements auxquels il assiste. Il en va de même lorsqu'il verbalise sa désapprobation suivie parfois de la reprise en main du maître. C'est l'occasion pour Molière de mettre en lumière la "méchanceté" et l'hypocrisie du libertin.

· Il est enfin le double de Don Juan qui maintient la pièce dans un certain registre comique. Il est le singe du grand homme qu'il admire secrètement jusqu'à adopter son langage. Entends les "quel homme !" répétés à la fin de la pièce. Mais pour son malheur et pour la réjouissance du public, il n'a pas les moyens de son ambition : maladresse, contradictions, retraites brutales sans honneur sont le lot du pauvre homme qui ne peut supporter la comparaison avec son maître. A la vérité Sganarelle est un suiveur.

Dans Dom Juan, Sganarelle n'est-il qu'un valet de comédie ?

Bonjour,
J'ai obtenu un délai supplémentaire pour ma dissertation.
Pouvez-vous me corriger la rédaction de mon 3e paragraphe ?

I) Oui, Sganarelle est un valet traditionnel de comédie.

Sganarelle apparaît dans au moins deux comédies : Le Médecin Malgrès Lui et Dom Juan. Dans la deuxième pièce, il fait référence à son statut antérieur : c'est ainsi que le personnage peut prétendre à une certaine épaisseur au moins temporelle. Sganarelle, dans les deux comédies précitées, fait montre de diverses qualités théâtrales :
               a- La relation maître-valet
Le valet est un personnage typique de la convention théâtrale libérée de toute vraisemblance. Son rapport à son maître se trouve ainsi libéré des contraintes juridiques et sociales réelles : il peut dès lors être mis en scène une relation de domination du valet sur le maître. Dans Dom Juan, comme dans la plupart des comédies de l'âge classique, le couple valet/maître joue un rôle fondamental et la pièce est structurée autour de leurs oppositions de leurs confrontations et des dialogues qu'ils échangent.
Dom Juan et Sganarelle sont les deux personnages principaux de la pièce puisqu'ils sont respectivement présents dans 25 et 26 scènes sur 27. Dès lors, on se doute que le couple qu'ils forment et les relations qu'ils entretiennent sont capitales dans la pièce. Celles-ci sont ambiguës : Sganarelle étant à l'origine valet, mais prenant souvent une place plus importante comme celles de confident, de complice, d'ami ou encore de faire-valoir.
                b- Une fonction d'exposition
Les valets remplissent une fonction d'information, ils sont présents dans presque toutes les scènes d'exposition et de dénouement. Ainsi c'est avec Sganarelle que Dom Juan se dévoile, le valet ici est un informateur psychologique autant que dramaturgique. Les valets sont les personnages rationnels par excellence entre les autres personnages et le public.Le rôle premier du valet étant de faire rire, le décalage de la situation par rapport à l'intrigue instaure la distance qu'aura la spectateur avec les aspects dramatiques de l'intrigue qui favorise le regard critique sur les situations et leurs enjeux. Sganarelle est l'intercesseur du spectateur et du lecteur énonçant les objections que le public aurait eut à opposer à Dom Juan son maître.
                 c-Le discours
Le valet est contraint de maitriser plusieurs registres de langue.Mais hormis quelques contraintes de situation, il est aussi le plus libre dans son discours.
Rompu à s'adresser à chaqun le valet emploie tour à tour le language des maîtres et les tournures plus légaires ou plus populaires des serviteurs.Ainsi Sganarelle essaie d'imiter son maître sans y parventir, il montre une incapacité a mener a bien la parole. Dans l'acte III à la première scène, la chute du valet de son cheval met en évidence la chute de son discours.
Sganarelle mêle souvent des dictons populaires, fait preuve d'un certain bon sens, mais reste assez maladroit.Dans l'acte I scène II Sganarelle utilise un language terre à terre "mon Dom Juan sur le bout du doigt" "petit ver de terre" "petit Mirmidon".
Le fait que le valet n'ait pas d'identité languagière propre produit une conséquence essentielle: les divers discours, lorsqu'ils apparaissent dans les propos du valet, semblent en partie distancés par le décalage entre ceux-ci et le statut du valet par leur assemblage parfois discordant.

Voilà, merci d'avance.

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Dans Dom Juan, Sganarelle n'est-il qu'un valet de comédie ?

Bonsoir Juslie,

Dans l'ensemble, ta rédaction reste bien structurée pour une élève de 2de.
Veille à assurer les transitions entre les paragraphes.
Quelques corrections entre parenthèses :

     c-Le discours
    Le valet est contraint de ma(î)triser plusieurs registres de langue. Mais hormis quelques contraintes de situation, il est aussi le plus libre dans son discours.
    Rompu à s'adresser à cha(c)un le valet emploie tour à tour le lang()age des maîtres et les tournures plus lég(è)res ou plus populaires des serviteurs. Ainsi Sganarelle essaie d'imiter son maître sans y parvenir, il montre une incapacité (à) mener (à) bien la parole (est-ce le mot qui convient ? l'échange). Dans l'acte III à la première scène, la chute du valet de son cheval met en évidence la chute (ambigu → chute = fin inattendue du discours, préfère faillite) de son discours.
    Sganarelle mêle souvent des dictons populaires, fait preuve d'un certain bon sens, mais reste assez maladroit. Dans l'acte I scène II Sganarelle utilise un lang()age terre à terre "mon Dom Juan sur le bout du doigt" "petit ver de terre" "petit Mirmidon".
    Le fait que le valet n'ait pas d'identité lang()agière propre produit une conséquence essentielle : les divers discours, lorsqu'ils apparaissent dans les propos du valet, semblent en partie distanc(i)és par le décalage entre ceux-ci et le statut du valet par leur assemblage parfois discordant (expression bien compliquée pour signifier les effets comiques que Molière tire des singeries du valet).

Dans Dom Juan, Sganarelle n'est-il qu'un valet de comédie ?

Bonjour,
Voilà enfin le dernier paragraphe de ma première partie :

d- Les défauts du valet de comédie

Les valets sont des  personnages stéréotypés, ils manifestent tous des préoccupations triviales et des défauts serviles.Dans Dom Juan, Sganarelle est égoïste et jouisseur.Il entre en scène en déclamant les vertus du tabac. Il en sort en pleurant ses gages perdus. Il affirme par ailleurs qu'« il n'est rien tel en ce monde que de se contenter.» (I, 2), il est très préoccupé par les besoins naturels (boire, manger) ainsi dans l'acte IV scène 7 il dérobe la nourriture de son maître.Il est également très lâche ; sur le plan physique, il craint les coups (la seule fois où il ne cède pas à Don Juan, c'est quand ce dernier veut qu'ils échangent leurs habits, il se cache pendant le combat de l'acte III ; le reste du temps il craint d'être frappé.) Mais il est également lâche moralement : sa conscience est élastique et il ne cesse de bafouer (en paroles et en servant Don Juan) les principes qu'il défend. Il est ignorant et bête, et ne cesse de démontrer son ignorance en de longs discours où il mélange tout, foi, superstition, médecine, morale et peur du qu'en-dira-t-on. Il se vante en même temps d'être ignorant (III, 1), se pavane devant Gusman (I,1) et étale mal à propos et toujours en désordre un pédantisme prétentieux.

Conclusion partielle :

Sganarelle incarne essentiellement la convention même de le comédie, et le plus souvent à la maîtrise du jeu, parce qu'il est le plus "théatral" des personnages, parce qu'il dépasse la scène, instaurant le dialogue entre le dramaturge et le public. Il présente également les défauts caracteristiques du valet de comédie ainsi qu'une relation typique avec son maître. La liberté est sa première particularitée.

Merci.

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Dans Dom Juan, Sganarelle n'est-il qu'un valet de comédie ?

Bonsoir Juslie,

d-les défauts du valet de comédie
Les valets sont des  personnages stéréotypés, ils manifestent tous des préoccupations triviales et des défauts serviles. Dans Dom Juan, Sganarelle est égoïste et jouisseur. Il entre en scène en déclamant les vertus du tabac. Il en sort en pleurant ses gages perdus. Il affirme par ailleurs qu'« il n'est rien tel en ce monde que de se contenter.» (I, 2), il est très préoccupé par les besoins naturels (boire, manger) ainsi dans l'acte IV scène 7 il dérobe la nourriture de son maître. Il est également très lâche  ; sur le plan physique, il craint les coups (la seule fois où il ne cède pas à Don Juan, c'est quand ce dernier veut qu'ils échangent leurs habits, il se cache pendant le combat de l'acte III ; le reste du temps il craint d'être frappé.) Mais il est également lâche moralement : sa conscience est élastique et il ne cesse de bafouer (en paroles et en servant Don Juan) les principes qu'il défend. Il est ignorant et bête, et ne cesse de démontrer son ignorance en de longs discours où il mélange tout, foi, superstition, médecine, morale et peur du qu'en-dira-t-on. Il se vante en même temps d'être ignorant (III, 1), se pavane devant Gusman (I,1) et étale mal à propos et toujours en désordre un pédantisme prétentieux.
conclusion partielle:
Sganarelle incarne essentiellement la convention même de le comédie, et le plus souvent (a) la maîtrise du jeu, parce qu'il est le plus "thé(â)tral" des personnages, parce qu'il dépasse la scène, instaurant le dialogue entre le dramaturge et le public. Il présente également les défauts caract(é)ristiques du valet de comédie ainsi qu'une relation typique avec son maître. La liberté est sa première particularité().

Là, c'est tout à fait excellent : bien argumenté et bien illustré.
Peut-être que je reverrais l'ordre des arguments. Est-ce que l'ignorance et la bêtise sont plus importantes que la lâcheté et le déni concret des vertus tant vantées ? A toi de choisir le bon crescendo !
Il me semble aussi qu'il existe un certain manque de cohérence entre les paragraphes : dans l'un tu mets en valeur, chez Sganarelle, la maîtrise du langage et des registres, dans l'autre tu dénonces son ignorance et sa bêtise… De même je serais moins affirmatif sur sa prétendue "liberté" car le personnage paraît inexorablement enchaîné à son maître...
Tout est affaire de nuances. Pour revenir à ma première remarque, Sganarelle  tient des discours qui se démarquent de sa condition servile sans toutefois arriver à faire illusion auprès du public, car Molière souligne juste ce qu'il faut la juxtaposition de ses sources. C'est le même principe que dans le Bourgeois-gentilhomme. Sganarelle partage avec M. Jourdain le ridicule de ne savoir rester à sa place. Une autre manière de formuler cette constatation : le langage, chez Molière, est un puissant identificateur de la classe sociale. Il ne saurait abuser l'observateur perspicace. Il devient finalement le travestissement suprême de l'hypocrite (je pense à Tartuffe mais aussi à Don Juan) sans pouvoir donner le change au moraliste ou à l'honnête homme qui remarquera toujours le divorce entre le langage verbal et le langage non-verbal, entre les propos et les gestes ou les manières.

Dans Dom Juan, Sganarelle n'est-il qu'un valet de comédie ?

J'entame maintenant la deuxième partie (où je rencontre beaucoup de difficultées):

2) Mais il n’est pas que ce valet bouffon

                 a- Il à un rôle de contradicteur
Sganarelle apparaît comme le souffre-douleur de Dom Juan et la description qu'il fait de lui semble être une certaine vengeance. Il est le complice de Dom Juan malgré lui, il a peur de son maître, donc il lui obéit.
Il est la marionnette de Don Juan, son maître lui demande parfois d'exprimer ce qu'il pense en don for intérieur mais le valet s'exprime aussi parfois tout seul lorsque la stupéfaction ou la colère l'envahissent jusqu'à ce que le seigneur mette fin à cette période de liberté, ainsi dans l’acte I scène 2 Sganarelle se laisse emporter par son indignation ; il ne se contrôle plus comme on peut le voir dans la maladresse du ton qui est moraliste alors que Dom Juan lui interdit les remontrances. Cette transgression de Sganarelle finit par agacer Don Juan qui reprend aussitôt le dessus.
Sganarelle exprime l'horreur et la fascination qu'il a pour le libertin. Il joue ainsi un rôle de miroir pour son maître.

merci

Dans Dom Juan, Sganarelle n'est-il qu'un valet de comédie ?

le deuxième paragraphe:

                  b-il est censé représenter le bon sens populaire
On peut voir que la culture de Sganarelle est faible "un loup-garou". Il  utilise une sous culture populaire et des oppositions entre dogme religieux, croyance populaire et superstition. Il est donc issu d'un milieu très populaire et il est superstitieux mais croyant. Il représente les croyances populaires affectives et non raisonnées. Son langage s’élève cependant au-dessus de sa condition, se faisant comprendre de tous, et pouvant s’adresser à chacun, quitte à parodier une pratique langagière abusive comme le langage médical (III, 1). La critique de la médecine récurrente, induit un nouveau rôle attribué au valet, il a une fonction de porte parole de l’auteur concernant le critique de la société en certains aspects, avec une implication personnelle de l’auteur (les déboires médicaux de Molière par exemple). Ainsi l’auteur confie la cause de Dieu et de la médecine à Sganarelle.

meri d'avance

Dans Dom Juan, Sganarelle n'est-il qu'un valet de comédie ?

voila la fin de ma dissertation que (j'ais dû bacler):

                        c-Il est le témoin et le révélateur de la « méchanceté » de son maître
Sganarelle est souvent un témoin muet mais qui exprime par ses mimiques sa réprobation des événements auxquels il assiste. Il en va de même lorsqu'il verbalise sa désapprobation suivie parfois de la reprise en main du maître (I, 2). C'est l'occasion pour Molière de mettre en lumière la "méchanceté" et l'hypocrisie du libertin. Dans l’acte I scène 1, Sganarelle établit un portait peut flatteur de son maître. Il s'agit d'un portrait qui confirme le caractère moral, l'impiété et la débauche de Dom Juan. Sganarelle présente son maître comme un libertin et un débauché,  les propos du personnage révèle sa personnalité et son rôle dans la pièce. (Sganarelle, en dépeignant son maître se dépeint lui-même).

Conclusion partielle :
Sganarelle n’est pas seulement un valet comique. En lui attribuant des rôles plus spécifiques comme interprète ou témoin, Molière replace Sganarelle au centre de la comédie.


CONCLUSION

Sganarelle est incontestablement un valet de comédie stéréotypé avec ses imperfections (occupations triviales et défauts serviles), sa relation avec son maître (complicité, amitié, rôle de faire-valoir), son rôle dans l’avancée de l’intrigue et bien sur son niveau de langage (langage le plus souvent populaire). Mais il n’a pas que la fonction de « faire rire », en effet, il est également le représentant du bon sens populaire, le patin de son maître et surtout un témoin de la cruauté de Dom Juan.
Sganarelle, par sa présence, rend la pièce comique. La mort de Dom Juan contraste avec le comique de la pièce. La pièce DOM JUAN est elle comique ou tragique ?

merci encore de votre aide

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Dans Dom Juan, Sganarelle n'est-il qu'un valet de comédie ?

2) Mais il n’est pas que ce valet bouffon
                 a- Il à un rôle de contradicteur
Sganarelle apparaît comme le souffre-douleur de Dom Juan et la description qu'il fait de lui (ambigu, de qui ? Préfère de son maître) semble être une certaine vengeance. Il est le complice de Dom Juan malgré lui, il a peur de son maître, donc il lui obéit.
Il est la marionnette de Don Juan, son maître lui demande parfois d'exprimer ce qu'il pense en (s)on for intérieur mais le valet s'exprime aussi parfois tout seul lorsque la stupéfaction ou la colère l'envahissent jusqu'à ce que le seigneur mette fin à cette période de liberté, ainsi dans l’acte I scène 2 Sganarelle se laisse emporter par son indignation ; il ne se contrôle plus comme on peut le voir dans la maladresse du ton qui est moraliste (moralisateur) alors que Dom Juan lui interdit les remontrances. Cette transgression de Sganarelle finit par agacer Don Juan qui reprend aussitôt le dessus.
Sganarelle exprime l'horreur et la fascination qu'il a pour le libertin. Il joue ainsi un rôle de miroir pour son maître.

                  b-il est censé représenter le bon sens populaire
On peut voir que la culture de Sganarelle est faible "un loup-garou" (cet argument mériterait d'être rédigé à nouveau car il est incompréhensible. Je pense que tu veux faire allusion aux superstitions qui hantent l'univers intérieur du valet). Il  utilise une sous culture populaire et des oppositions entre dogme religieux, croyance populaire et superstition. Il est donc issu d'un milieu très populaire et il est superstitieux mais croyant (il y a des redites). Il représente les croyances populaires affectives et non raisonnées. Son langage s’élève cependant au-dessus de sa condition, se faisant comprendre de tous, et pouvant s’adresser à chacun, quitte à parodier une pratique langagière abusive comme le langage médical (III, 1). La critique de la médecine récurrente, induit un nouveau rôle attribué au valet, il a une fonction de porte parole de l’auteur concernant le critique de la société en certains (de ses) aspects, avec une implication personnelle de l’auteur (les déboires médicaux de Molière par exemple). Ainsi l’auteur confie la (défense de la) cause de Dieu et (la critique) de la médecine à Sganarelle.

                        c-Il est le témoin et le révélateur de la « méchanceté » de son maître
Sganarelle est souvent un témoin muet mais qui exprime par ses mimiques sa réprobation des événements auxquels il assiste. Il en va de même lorsqu'il verbalise sa désapprobation suivie parfois de la reprise en main du maître (I, 2). C'est l'occasion pour Molière de mettre en lumière la "méchanceté" et l'hypocrisie du libertin. Dans l’acte I scène 1, Sganarelle établit un portait peu() flatteur de son maître. Il s'agit d'un portrait qui confirme le caractère (im)moral, l'impiété et la débauche de Dom Juan. Sganarelle présente son maître comme un libertin et un débauché,  les propos du personnage révèle(nt) sa personnalité et son rôle dans la pièce (très ambigu, de qui parles-tu de Don Juan ? De Sganarelle ?). (Sganarelle, en dépeignant son maître se dépeint lui-même).
Conclusion partielle :
Sganarelle n’est pas seulement un valet comique. En lui attribuant des rôles plus spécifiques comme interprète ou témoin, Molière replace Sganarelle au centre de la comédie.
CONCLUSION
Sganarelle est incontestablement un valet de comédie stéréotypé avec ses imperfections (occupations triviales et défauts serviles), sa relation avec son maître (complicité, amitié, rôle de faire-valoir), son rôle dans l’avancée de l’intrigue et bien s(û)r son niveau de langage (langage le plus souvent populaire). Mais il n’a pas que la fonction de « faire rire », en effet, il est également le représentant du bon sens populaire, le pa(n)tin de son maître et surtout un témoin de la cruauté de Dom Juan. (Il faudrait mieux intégrer ce qui est entre parenthèses par l'utilisation des deux-points ou d'un mot de liaison)
Sganarelle, par sa présence, rend la pièce comique. La mort de Dom Juan contraste avec le comique de la pièce. La pièce DOM JUAN est elle comique ou tragique ? (Il faudrait revoir l'élargissement. Une proposition : cette pièce de Molière est inclassable. Plus le spectacle va vers sa fin et plus les interrogations du public se font précises : Molière veut-il ridiculiser un défaut à la mode dans la noblesse du royaume ? Ou bien écrire la tragédie de l'anarchiste et de l'hypocrite punis ? Il est bien difficile de trancher. Pourtant force est de constater que Molière donne le mot de la fin à Sganarelle. Même si le rire produit est jaune, le spectateur reste sur la tonalité comique du valet grugé par le sort, et lui aussi puni de sa lâcheté).