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Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe, 1, V, 8

Bonjour !

J'aurai besoin d'aide pour trouver les axes du commentaire du texte suivant.
J'ai pensé à parler en
I) du fait que se soit un extrait de mémoires,
et en II) de la présence de traits d'épopée.

Mais sans plus...

Le 14 juillet, prise de la Bastille. J'assistai, comme spectateur, à cet assaut contre quelques invalides et un timide gouverneur : si l'on eût tenu les portes fermées, jamais le peuple ne fût entré dans la forteresse. Je vis tirer deux ou trois coups de canon, non par les invalides, mais par des gardes-françaises, déjà montés sur les tours. De Launay, arraché de sa cachette, après avoir subi mille outrages, est assommé sur les marches de l'Hôtel de ville ; le prévôt des marchands, Flesselles, a la tête cassée d'un coup de pistolet : c'est ce spectacle que des béats sans cœur trouvaient si beau. Au milieu de ces meurtres, on se livrait à des orgies, comme dans les troubles de Rome, sous Othon et Vitellius. On promenait dans des fiacres les vainqueurs de la Bastille, ivrognes heureux, déclarés conquérants au cabaret ; des prostituées et des sans-culottes commençaient à régner, et leur faisaient escorte. Les passants se découvraient avec le respect de la peur, devant ces héros, dont quelques-uns moururent de fatigue au milieu de leur triomphe. Les clefs de la Bastille se multiplièrent ; on en envoya à tous les niais d'importance dans les quatre parties du monde. Que de fois j'ai manqué ma fortune ! Si, moi, spectateur, je me fusse inscrit sur le registre des vainqueurs, j'aurais une pension aujourd'hui.
                                                                     
Chateaubriand, Mémoires d’Outre-Tombe, première partie, V, 8.

Merci d'avance et bonne année !

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Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe, 1, V, 8

Bonjour worldtheprince,

Ce texte est une entreprise de démolition d'un mythe fondateur. Pour Chateaubriand, la prise de la Bastille n'est pas l'épopée héroïque que les révolutionnaires se plaisent à décrire, mais une banale débauche d'instincts bestiaux. Il convient de noter cependant que Chateaubriand est un gentilhomme monarchiste et qu'il n'est donc pas porté à voir les aspects grandioses de l'événement. De plus les Mémoires d'outre-tombe, dont cette relation est extraite, ont pour projet de montrer que leur auteur est un grand homme au jugement sans concession sur la mesquinerie de ses contemporains.

1 -- Un croquis pris sur le vif, les notes d'un témoin
2 -- qui vire au jugement désabusé
une populace méprisable
la comparaison au modèle antique
3 -- le dégoût et l'ironie d'un homme d'honneur ou la pose de l'auteur supérieur ?

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Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe, 1, V, 8

Bonjour Jean-Luc pourrais-tu expliciter tes parties je ne saisie pas vraiment ce que tu désires mettre en relief.
Merci

Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe, 1, V, 8

Trankilland, je pense que le moins que tu puisses faire est un peu de travail perso, avant que Jean-Luc fasse tout à ta place
Tranquille, OK, mais pas trop   

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Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe, 1, V, 8

Bonjour, je dois faire un commentaire de François-René de Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe pour lundi prochain mais je n'arrive pas à trouver les grandes parties. Merci de bien vouloir m'aider

Le texte est :

Au début de l'été 1789, le peuple révolutionnaire s'est emparé de la Bastille, prison d'Etat. L'événement sympbolise la chute de l'Ancien Régime. Chateaubriand qui est lui meme noble, rapporte les scènes dont il a été témoin.

                                                                                          Paris, novembre 1821

-- Le 14 juillet, prise de la Bastille. J'assistai, comme spectateur, à cet assaut contre quelques invalides et un timide gouverneur: si l'on eut tenu les portes fermées, jamais le peuple ne fut entré dans la forteresse. Je vis tirer 2 ou 3 coups de canon, non par les invalides, mais par des gardes françaises1; déjà montés sur les tours. De Launay2, arraché de sa cachette, après avoir subi mille outrages, est assommé sur les marches de l'Hotel de Ville; le prévôt des marchands, Flesselles, a la tete cassée d'un coup de pistolet: c'est ce spectacle que des béats sans coeur trouvaient si beau. Au milieu de ces meutres, on se livrait à des orgies, comme dans les troubles de Rome, sous Othon et Vitellius3. On promenait dans des fiacres les vainqueurs de la Bastille, ivrognes heureux, déclarés conquérants au cabaret; des prostituées et des sans-culottes commençaient à régner et leur faisaient escorte. Les passants se découvraient, avec le respect de la peur, davant ces héros, dont quelques-uns moururent de fatigue au milieu de leur triomphe. Les clefs de la Bastille se multiplièrent; on en envoya à tous les niais d'importance dans les 4 parties du monde. Que de fois j'ai manqué ma fortune! Si, moi, spectateur, je me fusse inscrit sur le registre des vainqueurs, j'aurais une pension aujourd'hui.

1. gardes des palais royaux
2. De Launay: gouverneur de la Bastille
3. Othon et Vitellius: enpereurs romains

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.