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Flaubert, Madame Bovary, I, 9 - Paris, plus vague que l’Océan...

Bonjour,
J'ai un commentaire à faire sur cet extrait. J'ai déjà commencer et je voudrais savoir si mon plan est bien, afin de ne pas commencer à rédiger n'importe quoi

I - La société
      A - Une société divisée
      B - Une société critiquée
      C - La haute société = Paris

II - Emma Bovary
       A - L'injustice de son destin
       B - Son envie d'appartenir à la haute société
       C - Pour elle, amour = richesse

Merci de me répondre en me disant, ce qui est bien ou pas.

Charlotte

Paris, plus vague que l’Océan, miroitait donc aux yeux d’Emma dans une atmosphère vermeille. La vie nombreuse qui s’agitait en ce tumulte y était cependant divisée par parties, classée en tableaux distincts. Emma n’en apercevait que deux ou trois qui lui cachaient tous les autres, et représentaient à eux seuls l’humanité complète. Le monde des ambassadeurs marchait sur des parquets luisants, dans des salons lambrissés de miroirs, autour de tables ovales couvertes d’un tapis de velours à crépines d’or. Il y avait là des robes à queue, de grands mystères, des angoisses dissimulées sous des sourires. Venait ensuite la société des duchesses ; on y était pâle ; on se levait à quatre heures ; les femmes, pauvres anges ! portaient du point d’Angleterre au bas de leur jupon, et les hommes, capacités méconnues sous des dehors futiles, crevaient leurs chevaux par partie de plaisir, allaient passer à Bade la saison d’été, et, vers la quarantaine enfin, épousaient des héritières. Dans les cabinets de restaurant où l’on soupe après minuit riait, à la clarté des bougies, la foule bigarrée des gens de lettres et des actrices. Ils étaient, ceux-là, prodigues comme des rois, pleins d’ambitions idéales et de délires fantastiques. C’était une existence au-dessus des autres, entre ciel et terre, dans les orages, quelque chose de sublime. Quant au reste du monde, il était perdu, sans place précise, et comme n’existant pas. Plus les choses, d’ailleurs, étaient voisines, plus sa pensée s’en détournait. Tout ce qui l’entourait immédiatement, campagne ennuyeuse, petits bourgeois imbéciles, médiocrité de l’existence, lui semblait une exception dans le monde, un hasard particulier où elle se trouvait prise, tandis qu’au delà s’étendait à perte de vue l’immense pays des félicités et des passions. Elle confondait, dans son désir, les sensualités du luxe avec les joies du cœur, l’élégance des habitudes et les délicatesses du sentiment. Ne fallait-il pas à l’amour, comme aux plantes indiennes, des terrains préparés, une température particulière ? Les soupirs au clair de lune, les longues étreintes, les larmes qui coulent sur les mains qu’on abandonne, toutes les fièvres de la chair et les langueurs de la tendresse ne se séparaient donc pas du balcon des grands châteaux qui sont pleins de loisirs, d’un boudoir à stores de soie avec un tapis bien épais, des jardinières remplies, un lit monté sur une estrade, ni du scintillement des pierres précieuses et des aiguillettes de la livrée.

Flaubert, Madame Bovary, I, 9 - Paris, plus vague que l’Océan...

BONJOUR !

Je bloque sur des questions d'analyse sur Madame Bovary.. J'ai pourtant lu cette oeuvre mais je n'arrive pas a faire les questions..

Bah vraiment j'y arrive pas alors pour les recherches personnelles, j'ai vraiment rien ..

1. Expliquez la 3eme phrase. Quelle autre phrase dans ce paragraphe fait-elle écho?

2. Quelle est la valeur des articles définies? Des pluriels? de on?

3. Quels sont les éléments qui composent le monde idéal de Emma? A quel monde s'opposent-ils?

4. Etudiez la composition et le rythme de la derniere phrase.

5. A quel type de discours le narrateur a t-il recours pour rapporter les pensées de son personnage tout en les tenant a distance ?

Merci..

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

Flaubert, Madame Bovary, I, 9 - Paris, plus vague que l’Océan...

Bonjour,
Je suis en seconde au lycée ( 2nde ) , et j'aurais besoin d'une aide afin de trouver les sous parties de mes axes de lectures que j'ai trouvé aux préalables:

I : L'idéal de vie d'Emma : 
      A) la ville de paris au yeux d'Emma;
      B) critique de la bourgeoisie Parisienne;

II : La routine quotidienne d'Emma :
      A) la campagne ennuyante;
      B) Emma Prisonnière de son quotidien;

III: La désillusion d'Emma

Je bloque au 3ème axes j'ai beau chercher dans le texte je ne vois pas ce que je pourrais y mettre et j'ai demandé a ma prof, elle confirme que c'est le bon axe ! Pour les sous-parties des autres axes je ne suis pas trop sur également de ce que j'ai fait !

Merci pour votre "future" aide, j'en aurai grandement besoin !

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Flaubert, Madame Bovary, I, 9 - Paris, plus vague que l’Océan...

Bonjour,

Reprends ton plan :

I : L'attrait de la capitale : 
      A) la ville de Paris au yeux d'Emma;
      B) caractéristiques de ce monde éloigné : richesse, sentimentalisme...
II : La routine quotidienne d'Emma :
      A) la campagne ennuyante;
      B) Emma Prisonnière de son quotidien;
III: Le refus de la réalité par Emma
       Le renversement de la perspective : "une exception dans le monde, un hasard particulier où elle se trouvait prise, tandis qu’au delà s’étendait à perte de vue l’immense pays des félicités et des passions."
       L'idéal de vie d'Emma  : sentimentalisme, excès...

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Flaubert, Madame Bovary, I, 9 - Paris, plus vague que l’Océan...

Bonjour,

Une campagne ennuyeuse plutôt qu'ennuyante, me semble-t-il.

Flaubert, Madame Bovary, I, 9 - Paris, plus vague que l’Océan...

Quoique... 
ENNUYANT, Trésor de la Langue française :

II.− Emploi adj., vieilli ou région. Qui ennuie.
A.− Qui provoque un sentiment de lassitude. Je suis de ceux qui (...) rêvent ou plutôt rêvassent, hargneux et pestiférés, sans savoir ce qu'ils veulent, ennuyés d'eux-mêmes et ennuyants (Flaubert).

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Flaubert, Madame Bovary, I, 9 - Paris, plus vague que l’Océan...

OK. Mais les élèves ne savent pas que c'est un mot vieilli ni que Flaubert l'utilisa. Certains l'écrivent en toute bonne foi et en toute innocence.

Perso, je ne le laisserais pas passer dans une copie.

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Flaubert, Madame Bovary, I, 9 - Paris, plus vague que l’Océan...

Bonjour,
demain je dois effectuer un oral (pour s'entrainer pour le bac) ma prof m'a prévenu lundi.
J'ai essayé de faire un plan (il faut que 2 parties)
1) Paris berceau des bourgeois
2) Face plus "triste" de Paris

Le texte est "madame bovary" de Flaubert 1ere partie chapitre 9 que je vous met ci-dessous. Il est assez compliqué du coup je ne comprend pas trop . Merci de m'aider

Paris, plus vague que l’Océan, miroitait donc aux yeux d’Emma dans une atmosphère vermeille. La vie nombreuse qui s’agitait en ce tumulte y était cependant divisée par parties, classée en tableaux distincts. Emma n’en apercevait que deux ou trois qui lui cachaient tous les autres, et représentaient à eux seuls l’humanité complète. Le monde des ambassadeurs marchait sur des parquets luisants, dans des salons lambrissés de miroirs, autour de tables ovales couvertes d’un tapis de velours à crépines d’or. Il y avait là des robes à queue, de grands mystères, des angoisses dissimulées sous des sourires. Venait ensuite la société des duchesses ; on y était pâle ; on se levait à quatre heures ; les femmes, pauvres anges ! portaient du point d’Angleterre au bas de leur jupon, et les hommes, capacités méconnues sous des dehors futiles, crevaient leurs chevaux par partie de plaisir, allaient passer à Bade la saison d’été, et, vers la quarantaine enfin, épousaient des héritières. Dans les cabinets de restaurant où l’on soupe après minuit riait, à la clarté des bougies, la foule bigarrée des gens de lettres et des actrices. Ils étaient, ceux-là, prodigues comme des rois, pleins d’ambitions idéales et de délires fantastiques. C’était une existence au-dessus des autres, entre ciel et terre, dans les orages, quelque chose de sublime. Quant au reste du monde, il était perdu, sans place précise, et comme n’existant pas. Plus les choses, d’ailleurs, étaient voisines, plus sa pensée s’en détournait. Tout ce qui l’entourait immédiatement, campagne ennuyeuse, petits bourgeois imbéciles, médiocrité de l’existence, lui semblait une exception dans le monde, un hasard particulier où elle se trouvait prise, tandis qu’au delà s’étendait à perte de vue l’immense pays des félicités et des passions.

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Flaubert, Madame Bovary, I, 9 - Paris, plus vague que l’Océan...

Bonjour,

Pouvez-vous m'aider svp à répondre à ces questions:

1. Expliquez la 3eme phrase. Quelle autre phrase dans ce paragraphe fait-elle écho?
2. Quelle est la valeur des articles définies? Des pluriels? de on?
3. Quels sont les éléments qui composent le monde idéal de Emma? A quel monde s'opposent-ils?
4. Etudiez la composition et le rythme de la derniere phrase.
5. A quel type de discours le narrateur a t-il recours pour rapporter les pensées de son personnage tout en les tenant a distance ?

Texte: (Partie 1-chapitre 9- Madame Bovary)

Paris, plus vague que l’Océan, miroitait donc aux yeux d’Emma dans une atmosphère vermeille. La vie nombreuse qui s’agitait en ce tumulte y était cependant divisée par parties, classée en tableaux distincts. Emma n’en apercevait que deux ou trois qui lui cachaient tous les autres, et représentaient à eux seuls l’humanité complète. Le monde des ambassadeurs marchait sur des parquets luisants, dans des salons lambrissés de miroirs, autour de tables ovales couvertes d’un tapis de velours à crépines d’or. Il y avait là des robes à queue, de grands mystères, des angoisses dissimulées sous des sourires. Venait ensuite la société des duchesses ; on y était pâle ; on se levait à quatre heures ; les femmes, pauvres anges ! portaient du point d’Angleterre au bas de leur jupon, et les hommes, capacités méconnues sous des dehors futiles, crevaient leurs chevaux par partie de plaisir, allaient passer à Bade la saison d’été, et, vers la quarantaine enfin, épousaient des héritières. Dans les cabinets de restaurant où l’on soupe après minuit riait, à la clarté des bougies, la foule bigarrée des gens de lettres et des actrices. Ils étaient, ceux-là, prodigues comme des rois, pleins d’ambitions idéales et de délires fantastiques. C’était une existence au-dessus des autres, entre ciel et terre, dans les orages, quelque chose de sublime. Quant au reste du monde, il était perdu, sans place précise, et comme n’existant pas. Plus les choses, d’ailleurs, étaient voisines, plus sa pensée s’en détournait. Tout ce qui l’entourait immédiatement, campagne ennuyeuse, petits bourgeois imbéciles, médiocrité de l’existence, lui semblait une exception dans le monde, un hasard particulier où elle se trouvait prise, tandis qu’au delà s’étendait à perte de vue l’immense pays des félicités et des passions. Elle confondait, dans son désir, les sensualités du luxe avec les joies du cœur, l’élégance des habitudes et les délicatesses du sentiment. Ne fallait-il pas à l’amour, comme aux plantes indiennes, des terrains préparés, une température particulière ? Les soupirs au clair de lune, les longues étreintes, les larmes qui coulent sur les mains qu’on abandonne, toutes les fièvres de la chair et les langueurs de la tendresse ne se séparaient donc pas du balcon des grands châteaux qui sont pleins de loisirs, d’un boudoir à stores de soie avec un tapis bien épais, des jardinières remplies, un lit monté sur une estrade, ni du scintillement des pierres précieuses et des aiguillettes de la livrée.

Mes réponses:

1) Emma a l'impression que Paris est divisé en plusieurs classes (riches et pauvres) et elle n'y voit que les riches. Je ne sais pas pourquoi elle se trompe?? elle a l'impression que la classe inférieure n'existe pas..
2) valeur généralisante?
3) monde idéal = celui des bourgeois qui s'oppose au monde des pauvres
4) La dernière phrase est très longues, juxtaposé de plusieurs affirmations séparées par des virgules. De quoi est-elle composées? d'adjectifs qualificatifs?
5) discours descriptif ??

Merci

Flaubert, Madame Bovary, I, 9 - Paris, plus vague que l’Océan...

J effectue un travail de recherche sur MADAME BOVARY. Tout le monde connait le chapitre 9 de la premiere partie au cours duquel Emma évoque ses reves parisiens...." Paris, plus vague que l'Ocean.." qui ouvre le chapitre peut il etre considérée comme une syllepse de sens....? Si oui, pourquoi?...en outre la suite de la rêverie ou Emma nous donne sa vision de Paris est elle une hypotypose?   Pourriez vous me repondre assez vite, le travail est urgent . Merci