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Hugo, Les Contemplations, Mors

Bonjour, je dois rendre pour demain ma copie ou mon énnoncé est :
Donner les grand axes et les sous partie du poeme Mors en citant rapidement le texte. Pour moi mes axes sont :
la description
transformation, action
pathétique
Pouvez vous me dire si cela est bon et au cas ou si vous pouviez m'orienté un peu merci .

XVI

Je vis cette faucheuse. Elle était dans son champ.
Elle allait à grands pas moissonnant et fauchant,
Noir squelette laissant passer le crépuscule.
Dans l’ombre où l’on dirait que tout tremble et recule,
L’homme suivait des yeux les lueurs de la faulx.
Et les triomphateurs sous les arcs triomphaux
Tombaient ; elle changeait en désert Babylone,
Le trône en l’échafaud et l’échafaud en trône,
Les roses en fumier, les enfants en oiseaux,
L’or en cendre, et les yeux des mères en ruisseaux.
Et les femmes criaient : — Rends-nous ce petit être.
Pour le faire mourir, pourquoi l’avoir fait naître ? —-
Ce n’était qu’un sanglot sur terre, en haut, en bas ;
Des mains aux doigts osseux sortaient des noirs grabats ;
Un vent froid bruissait dans les linceuls sans nombre ;
Les peuples éperdus semblaient sous la faulx sombre
Un troupeau frissonnant qui dans l’ombre s’enfuit ;
Tout était sous ses pieds deuil, épouvante et nuit.
Derrière elle, le front baigné de douces flammes,
Un ange souriant portait la gerbe d’âmes.

Mars 1854.

2 (Modifié par Jehan 18/01/2019 à 21:29)

Hugo, Les Contemplations, Mors

Bonjour, d'après ce poème, nous devons déterminer la disposition de ce poème.
Voici mes recherches:
Strophe: il n'y en a pas.
Vers: suivis et en alexandrisn
Est-ce correct ?
Sinon je dois faire un paratexte mais je ne sais pas quoi dire dedans :
je sais que dans ce poème on a un symbole avec la mort, la faucheuse, et celle ci anéantit les enfants.
Il a été écrit en 1854, voilà, que dire de plus ?

Voici le poème:

Mors

Je vis cette faucheuse. Elle était dans son champ.
Elle allait à grands pas moissonnant et fauchant,
Noir squelette laissant passer le crépuscule.
Dans l'ombre où l'on dirait que tout tremble et recule,
L'homme suivait des yeux les lueurs de la faulx.
Et les triomphateurs sous les arcs triomphaux
Tombaient ; elle changeait en désert Babylone,
Le trône en échafaud et l'échafaud en trône,
Les roses en fumier, les enfants en oiseaux,
L'or en cendre, et les yeux des mères en ruisseaux.
Et les femmes criaient : - Rends-nous ce petit être.
Pour le faire mourir, pourquoi l'avoir fait naître ? -
Ce n'était qu'un sanglot sur terre, en haut, en bas ;
Des mains aux doigts osseux sortaient des noirs grabats ;
Un vent froid bruissait dans les linceuls sans nombre ;
Les peuples éperdus semblaient sous la faulx sombre
Un troupeau frissonnant qui dans l'ombre s'enfuit ;
Tout était sous ses pieds deuil, épouvante et nuit.
Derrière elle, le front baigné de douces flammes,
Un ange souriant portait la gerbe d'âmes.

3 (Modifié par floreale 19/01/2019 à 08:38)

Hugo, Les Contemplations, Mors

Mors/Mort. Ce poème est en quelque sorte la conclusion du livre IV des Contemplations, livre qui ouvre  le tome II du recueil appelé Aujourd'hui.  C'est le chant de la grande souffrance après la mort de sa fille Léopoldine en 1843. La mort, et son allégorie de la faucheuse, dépasse le cadre personnel de la douleur . A son cri se mêlent les cris des femmes. Même si la mort triomphe, la dernière image est celle d'un ange souriant. Léopoldine en filigrane.

Hugo, Les Contemplations, Mors

Merci beaucoup pour cet exemple de paratexte.
est_-ce que vous pouvez me dire si ma déduction sur la disposition du poème est juste ?
j'ai noté ça dans mon premier message...

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Hugo, Les Contemplations, Mors

Vingt alexandrins. Rimes suivies. (Tu peux aussi parler de la qualité des rimes,  des rimes masculines et féminines si c'est demandé )

6 (Modifié par Jehan 19/01/2019 à 14:36)

Hugo, Les Contemplations, Mors

Effectivement, il n'y a pas de strophe.
Les vers sont bien des alexandrins (12 syllabes prononcées).
On ne dit pas "vers suivis" mais "rimes suivies".
Ce sont bien des rimes suivies (vers rimant par groupes de deux).

(Ah, doublé par Floreale !  )

7

Hugo, Les Contemplations, Mors

On peut dire rimes plates ou suivies.

https://www.etudes-litteraires.com/figu … e/rime.php

Hugo, Les Contemplations, Mors

Mais "suivies", c'est plus joli... 

Hugo, Les Contemplations, Mors

d'accord et quand il n'y a pas de strophe il n'y a pas de mot de vocabulaire pour le dire ?
je suis pas sure mais il me semble que c'est un poème libre quand les strophes sont inexistantes ?

10 (Modifié par Jehan 19/01/2019 à 16:24)

Hugo, Les Contemplations, Mors

Non, je ne vois pas de terme précis.
En tout cas, "poème libre" ne me semble pas convenir.