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Expliquez quelle conception de la poésie est à l'œuvre dans ces cinq textes

Bonjour, je suis en 1iere ES et je dois rendre pour la semaine prochaine un sujet type bac.J'ai bien analysé pour mon commentaire donc je pense m'en sortir mais je bloque sur la question à 4 points.

La question est " Expliquez quelle conception de la poésie est à l'oeuvre dans ces cinq textes et relevez un procédé d'écriture commun à tous que vous expliquerez "

Le corpus est : "Le mal" de Rimbaud
                      "A tous les enfants" de Vian
                      "Fonction du poète" de Hugo
                      "La poésie est une arme chargée de futur" de Celaya
                      " Le coeur qui haïssait la guerre" de Desnos

Le mal :

Rimbaud a écrit :

Tandis que les crachats rouges de la mitraille
Sifflent tout le jour par l'infini du ciel bleu ;
Qu'écarlates ou verts, près du Roi qui les raille,
Croulent les bataillons en masse dans le feu ;

Tandis qu'une folie épouvantable broie
Et fait de cent milliers d'hommes un tas fumant ;
- Pauvres morts ! dans l'été, dans l'herbe, dans ta joie,
Nature ! ô toi qui fis ces hommes saintement !… –

Il est un Dieu qui rit aux nappes damassées
Des autels, à l'encens, aux grands calices d'or ;
Qui dans le bercement des hosannah s'endort,

Et se réveille, quand des mères, ramassées
Dans l'angoisse, et pleurant sous leur vieux bonnet noir,
Lui donnent un gros sou lié dans leur mouchoir !

A tous les enfants

Vian a écrit :

A tous les enfants qui sont partis le sac à dos
Par un brumeux matin d'avril
Je voudrais faire un monument
A tous les enfants
Qui ont pleuré le sac au dos
Les yeux baissés sur leurs chagrins
Je voudrais faire un monument
Pas de pierre, pas de béton
Ni de bronze qui devient vert
Sous la morsure aiguë du temps
Un monument de leur souffrance
Un monument de leur terreur
Aussi de leur étonnement
Voilà le monde parfumé,
Plein de rires, plein d'oiseaux bleus
Soudain griffé d'un coup de feu
Un monde neuf où sur un corps
qui va tomber
Grandit une tache de sang
Mais à tous ceux qui sont restés
Les pieds au chaud, sous leur bureau
En calculant le rendement
De la guerre qu'ils ont voulue
A tous les gras tous les cocus
Qui ventripotent dans la vie
Et comptent et comptent leurs écus
A tous ceux-là je dresserai
Le monument qui leur convient
Avec la schlague, avec le fouet
Avec mes pieds avec mes poings
Avec des mots qui colleront
Sur leurs faux-plis sur leurs bajoues
Des larmes de honte et de boue.

Fonction du poete

Hugo a écrit :

Le poète en des jours impies
Vient préparer des jours meilleurs.
ll est l'homme des utopies,
Les pieds ici, les yeux ailleurs.
C'est lui qui sur toutes les têtes,
En tout temps, pareil aux prophètes,
Dans sa main, où tout peut tenir,
Doit, qu'on l'insulte ou qu'on le loue,
Comme une torche qu'il secoue,
Faire flamboyer l'avenir !

Il voit, quand les peuples végètent !
Ses rêves, toujours pleins d'amour,
Sont faits des ombres que lui jettent
Les choses qui seront un jour.
On le raille. Qu'importe ! il pense.
Plus d'une âme inscrit en silence
Ce que la foule n'entend pas.
Il plaint ses contempteurs frivoles ;
Et maint faux sage à ses paroles
Rit tout haut et songe tout bas !

Peuples! écoutez le poète !
Ecoutez le rêveur sacré !
Dans votre nuit, sans lui complète,
Lui seul a le front éclairé.
Des temps futurs perçant les ombres,
Lui seul distingue en leurs flancs sombres
Le germe qui n'est pas éclos.
Homme, il est doux comme une femme.
Dieu parle à voix basse à son âme
Comme aux forêts et comme aux flots.

Le poeme de Celaya je ne le trouve pas Comme Calaya est espagnol c'est moins facilement trouvable, je l'ai trouvé mais en espagnol quoi...

Ce coeur qui haïssait la guerre...

Desnos a écrit :

Ce coeur qui haïssait la guerre
voilà qu'il bat pour le combat et la bataille !
Ce coeur qui ne battait qu'au rythme des marées, à celui des saisons,
à celui des heures du jour et de la nuit,
Voilà qu'il se gonfle et qu'il envoie dans les veines
un sang brûlant de salpêtre et de haine.
Et qu'il mène un tel bruit dans la cervelle que les oreilles en sifflent
Et qu'il n'est pas possible que ce bruit ne se répande pas dans la ville et la campagne
Comme le son d'une cloche appelant à l'émeute et au combat.
Écoutez, je l'entends qui me revient renvoyé par les échos.

Mais non, c'est le bruit d'autres coeurs, de millions d'autres coeurs
battant comme le mien à travers la France.
Ils battent au même rythme pour la même besogne tous ces coeurs,
Leur bruit est celui de la mer à l'assaut des falaises
Et tout ce sang porte dans des millions de cervelles un même mot d'ordre :
Révolte contre Hitler et mort à ses partisans !
Pourtant ce coeur haïssait la guerre et battait au rythme des saisons,
Mais un seul mot : Liberté a suffi à réveiller les vieilles colères
Et des millions de Francais se préparent dans l'ombre
à la besogne que l'aube proche leur imposera.
Car ces coeurs qui haïssaient la guerre battaient pour la liberté
au rythme même des saisons et des marées,
du jour et de la nuit.

Pour la conception je pense que c'est la poésie engagée mais pour le procédé je bloque complétement...Je pensais à une anaphore parce qu'il y a pas mal de répétitions dans chaques poèmes mais je reste incertaine de mon idée. De plus je comprend pas ce que mon professeur entend par "expliquer une procédé", je n'ai jamais fais ça donc je ne vois pas ce que je peux dire.

Je vous remercie à l'avance

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Expliquez quelle conception de la poésie est à l'œuvre dans ces cinq textes

Bonjour Lawliet,

Tu as raison de voir l'engagement du poète dans les textes proposés, mais il faudra préciser. Regarde en particulier comment le lyrisme peut être mis au service d'une cause.

Concernant le procédé d'écriture, tu es libre d'en retenir un seul mais présent dans tous les textes. Je te conseillerais plutôt la métaphore. Expliquer signifie d'abord identifier le procédé, montrer comment il fonctionne, pour déboucher ensuite sur l'intérêt esthétique de son emploi au service de la poésie engagée (l'originalité, la force, le passage de l'abstrait au concret...).

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Expliquez quelle conception de la poésie est à l'œuvre dans ces cinq textes

La métaphore hein? Après quelques recherches

J'ai trouvé "Ecarlate ou vert" pour Rimbaud pour insister sur le fait qu'on ne parle pas des hommes eux même mais on parle d'une masse.

Pour Hugo "les peuples qui vegetent" pour montrer la puissance du poète considéré comme un prophete qui tente de faire bouger le peuple "immobile". Metaphore divine donc vu que le poete est comparé à dieu.

Pour Vian "bajoues" qui est une métaphore des êtres de la haute société, Vian les voit comme des animaux par l'utilisation de "bajoue"

Pour Desnos "Ce coeur qui haïssait la guerre" parce que ce n'est pas le coeur qui haït la guerre c'est l'esprit, non? Metaphore de l'esprit humain donc

Pour Celaya je pense à une metaphore de l'esprit humain car il dit '' comme l'air de nos poumons veulent a chaque secondes" non?


C'est la rentrée je suis assez paumée dans mes analyses alors je dois certainement dire n'importe quoi ' enfin bon je pense que pour Rimbaud j'ai raison mais pour les autres je ne sais vraiment pas...

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Expliquez quelle conception de la poésie est à l'œuvre dans ces cinq textes

Revois d'abord ce qu'est une métaphore, figure d'image.
Par exemple pour Rimbaud, celle que tu cites n'en est pas une. En revanche examine pourquoi "les crachats rouges de la mitraille" en est une.