Y a-t-il un "ne" de trop dans cette phrase ?

Bonjour,

Souvent tombé par hasard sur cet excellent forum lorsque j'étais en proie au doute, me voici avec un nouveau problème dont je n'ai, cette fois-ci, pas trouvé de solution.

Dans la phrase suivante, pensez-vous que le "ne" souligné soit de trop?

Comme il semblerait, selon certaines sources, que la vérité sorte de la bouche des enfants, il ne fait nul doute que les plus grands ne s’instruisent à leur tour en les soutenant dans leur entreprise.

L'idée étant de dire :

il ne fait nul doute que les plus grands puissent s'instruire à leur tour

Merci de vos conseils, je dois finaliser mon texte au plus vite!

Laurent

Y a-t-il un "ne" de trop dans cette phrase ?

Au choix, avec ou sans ce ne explétif :

Le ne explétif après les verbes exprimant le doute ou la négation (douter, mettre en doute, contester, disconvenir, nier, etc.)
Forme affirmative
Toute subordonnée suivant un verbe de doute ou de négation employé à la forme affirmative rejette le ne explétif.

Il nie que ce travail ait pu être terminé en une heure.
Nous doutons que les deux groupes aient mis leurs ressources en commun.

Forme négative ou interrogative
Après les verbes de doute ou de négation, tels que douter, mettre en doute, contester, disconvenir, nier, etc., employés à la forme négative ou à la forme interrogative dans la principale, le ne explétif peut se trouver dans la subordonnée.
Dans ces cas, l’emploi du ne est jugé préférable par certains, alors qu’il est considéré comme facultatif par d’autres.
Je ne doute pas qu’il intervienne.
ou
Je ne doute pas qu’il n’intervienne.

Peut-on nier qu’il y ait eu quelque amélioration?
ou

Peut-on nier qu’il n’y ait eu quelque amélioration ?

Cette règle vaut également dans le cas des expressions telles que nul doute que, point de doute que, il n’y a pas de doute que, il n’est pas douteux que, etc.

En fait, la particule ne est le plus souvent omise, son absence marquant davantage la conviction. C’est dire que, même si le verbe de doute ou de négation est à la forme négative ou à la forme interrogative, on omettra d’employer le ne explétif dans tous les cas où l’on veut exprimer un fait incontestable.
Je ne doute pas qu’Antonine Maillet ait mérité le prix Goncourt.
Qui oserait disconvenir que ce travail soit bien fait ?

http://www.cce.umontreal.ca/observations/ne.htm

Y a-t-il un "ne" de trop dans cette phrase ?

Un immense merci Anne !