1

Les lectures d'Emma Bovary

Ca fait bien longtemps que j'ai lu "madame Bovary" (Flaubert) . Quelles étaient les lectures d'Emma Bovary à l'origine de son rêve de vie ? Une rapide recherche sur internet m'a fait trouver principalement Walter Scott. Lisait elle des romans français ? Je suppose que les dangers d'un romantisme excessif pourrait s'appliquer à Stendhal (La chartreuse de Parme) et à d'autres auteurs français.

2

Les lectures d'Emma Bovary

Il me semble que Flaubert fait une allusion à Lamartine, qu'il méprisait profondément, d'ailleurs.

3

Les lectures d'Emma Bovary

Effectivement:

Elle se laissa donc glisser dans les méandres lamartiniens, écouta les harpes sur les lacs, tous les chants de cygnes mourants, toutes les chutes de feuilles, les vierges pures qui montent au ciel, et la voix de l'Eternel discourant dans les vallons.

(Texte numérisé sur le site ABU)

Les lectures d'Emma Bovary

Elle lisait Paul et Virginie, si ma mémoire ne me trompe pas.
Il faudrait y jeter un coup d'œil pour être sûr, mais je n'ai pas l'ouvrage avec moi.

5

Les lectures d'Emma Bovary

On peut faire une recherche facilement sur le lien suivant:

http://abu.cnam.fr/cgi-bin/donner_html?bovary3

Elle a effectivement lu "Paul et Virginie"

VI.

Elle avait lu Paul et Virginie et elle avait rêvé la maisonnette de bambous, le nègre Domingo, le chien Fidèle, mais surtout l'amitié douce de quelque bon petit frère, qui va chercher pour vous des fruits rouges dans des grands arbres plus hauts que des clochers, ou qui court pieds nus sur le sable, vous apportant un nid d'oiseau.


Ci-après d'autres précisions sur ses lectures:

Elle s'abonna à la Corbeille , journal des femmes, et au Sylphe des salons . Elle dévorait, sans en rien passer, tous les comptes rendus de premières représentations, de courses et de soirées, s'intéressait au début d'une chanteuse, à l'ouverture d'un magasin. Elle savait les modes nouvelles, l'adresse des bons tailleurs, les jours de Bois ou d'Opéra. Elle étudia, dans Eugène Sue, des descriptions d'ameublements ; elle lut Balzac et George Sand, y cherchant des assouvissements imaginaires pour ses convoitises personnelles.