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Elle s'est plu(e) à... Elle s'est complu(e) à...

Zorah a écrit :

D'où l'absence préférable d'accord, parfaitement logique selon moi.

Bonjour,

Il n'y a pas "d'absence préférable d'accord", il n'y a tout simplement jamais d'accord. Les participes passés "plu" et "complu" sont invariables.

Bonne journée à tous.

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Elle s'est plu(e) à... Elle s'est complu(e) à...

Pourquoi se complaire est-il classé pronominal autonome (j'ignorais cette classification)  ici
donc entraînant l'accord avec le sujet selon cela. Il va falloir corriger les pages grammaire du site !

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Elle s'est plu(e) à... Elle s'est complu(e) à...

Dictionnaire des difficultés de la langue française de A.V. Thomas, page 305 (à l'article "participe passé des verbes pronominaux") :

Le participe passé des verbes qui ne peuvent avoir de complément d'objet direct reste invariable : Ils se sont ri de ma faiblesse. Ils se sont nui. Elle s'est plu à le tourmenter. Les fêtes se sont succédé jusqu'au lendemain. Que d'hommes se sont craints, déplu, détestés, haïs, menti, trompés, nui ! (ils ont craints eux, déplu à eux...)

Il en est ainsi de :
se complaire, se convenir, se déplaire, s'entre-nuire, se mentir, se nuire, se parler, se plaire, se ressembler, se rire, se sourire, se succéder, se suffire, se survivre.


Anne, les articles de grammaire que vous citez ne sont pas faux, mais simplement incomplets et, à mon avis, manquent de clarté et de précision.

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Elle s'est plu(e) à... Elle s'est complu(e) à...

Catherine75 a écrit :

Anne, les articles de grammaire que vous citez ne sont pas faux, mais simplement incomplets et, à mon avis, manquent de clarté et de précision.

Si, ils sont faux. Pourquoi les a-t-on ajoutés ?

Elle s'est plu(e) à... Elle s'est complu(e) à...

Anne a raison.

Ces deux liens sont issus du même article de "Michel", et il y a contradiction explicite entre ces deux extraits.

Après le développement selon lequel les participes des pronominaux autonomes s'accordent avec le sujet, viennent les exemples :

Voici quelques verbes pronominaux autonomes : s’acharner, s’adonner, s’affaiblir, s’agir (de), s’amener, s’amuser, s’apercevoir (de), s’appesantir (sur), s’approprier, s’attacher (à), s’attaquer (à), s’attendre (à), s’aviser (de), se cabrer, se carrer, se chamailler, se complaire...

On trouve ceci :

Les verbes essentiellement pronominaux « s’entrenuire », « se rire », « se plaire (à ou dans) », « se déplaire » et « se complaire » font exception à la règle. Leur participe passé ne s’accorde pas.

Alors ?

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Elle s'est plu(e) à... Elle s'est complu(e) à...

Jehan a écrit :

Ces deux liens sont issus du même article de "Michel", et il y a contradiction explicite entre ces deux extraits.

Effectivement. Tout à l'heure, j'ai parcouru trop rapidement les articles, en diagonale, sans lire tous les exemples.
Il me semble important de les modifier.

Elle s'est plu(e) à... Elle s'est complu(e) à...

Je voudrais envoyer une  réponse mais j'ignore sens de complaire

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Elle s'est plu(e) à... Elle s'est complu(e) à...

Bonjour.

Votre dictionnaire devrait le savoir ! Cf. complaire - parce que je suis généreux .

Cordialement.

Elle s'est plu(e) à... Elle s'est complu(e) à...

Bonjour, Sidibe.

Maintenant que tu connais le sens de complaire et de se complaire... quelle réponse supplémentaire veux-tu nous envoyer à ce sujet ?
Nous avons déjà parlé longuement ci-dessus de l'accord du participe passé complu...

Elle s'est plu(e) à... Elle s'est complu(e) à...

Chers Jehan, Catherine 75 et Anne 345, bonjour.

Il me semble qu'au moins un certain nombre d'entre vous pèchent par excès de confiance.

Je vous rappelle d'abord, cher Jehan, que, selon M. Grevisse, s'il y a un complément d'objet direct, cet objet détermine l'accord du participe passé d'un verbe essentiellement pronominal.   On écrira donc, par exemple, "Il est singulier de voir les erreurs qu'elle s'est imaginées"; dans ce cas, l'accord ne se fait pas avec le sujet.   Cependant, M. Grevisse admet que dans la langue ancienne, la règle qu'il propose n'est souvent pas respectée.   Je ne doute pas que vous le sachiez, mais je vous signale que votre intervention pourrait conduire les novices à de fausses conclusions.   Vous signalez une contradiction dans mon texte, là où, selon moi, il n'y en a pas.   En verriez-vous une si j'écrivais de même "les noms qui se terminent en "ou" prennent un "s" au pluriel; toutefois, "chou", "genou"... font exception à la règle" ?

Vous voudriez, chers tous, qu'il y ait une liste clairement délimitée de verbes pronominaux autonomes.   Or, il vous sera facile de constater sur Internet que chaque auteur a sa propre liste, dont il prétend parfois qu'elle est la seule valable.   La distinction entre les formes essentiellement pronominales et les formes accidentellement pronominales est beaucoup plus difficile que vous semblez le croire, et je me suis efforcé de montrer que, en définitive, elle n'avait qu'une influence limitée sur l'accord des participes passés.

Ce que j'ai gagné en précision, dans mon exposé, je l'ai perdu en clarté, et je crains que ce ne fût inéluctable.   Si vous avez des idées plus claires que les miennes, je serais heureux d'en profiter.

Vous voudrez bien m'excuser de ne pas intervenir plus souvent.   Actuellement, je consulte surtout la rubrique "langues vivantes" du forum.

Cordialement et respectueusement.