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Dieu est-il vivant ?

Avant de rechercher un cadavre, il conviendrait d'abord de savoir si Dieu appartient au règne des êtres vivants. Or c'est une chose qui me parait difficilement intelligible : la vie est une chose fragile, dépendante du milieu extérieur. Par ailleurs la vie n'est pas universelle, elle ne se rencontre pas en tout lieu, de sorte que l'idée d'un être infini qui engloberai celle d'univers, au point même d'en être cause, saurait difficilement être de la même nature que certains individus particuliers de cet univers. Une qualité d'une partie ne doit pas logiquement rendre compte du tout qui le dépasse. Car autrement, on pourrait tout aussi bien dire Dieu est minéral. Ou bien que Dieu est électrique. Ou n'importe quoi d'autre, qui obscurcit l'intelligence des causes premières.
Aussi, est-il raisonnable de poser que Dieu n'est pas vivant, et par conséquent, ne saurait mourir.

Dieu est-il vivant ?

Lucretius a écrit :

Une qualité d'une partie ne doit pas logiquement rendre compte du tout qui le dépasse. Car autrement, on pourrait tout aussi bien dire Dieu est minéral. Ou bien que Dieu est électrique.

"La philosophie est à la connaissance du monde réel ce que l'onanisme est à l'amour sexuel" disait Marx...Il me semble que l'ivresse des mots, appliquée à la philosophie, nous coupe du réel et nous enferme dans un monde de concepts creux.

Spéculer sur les qualités de Dieu est une perte de temps.
Nier son existence peut en faire gagner.

Dieu est-il vivant ?

Voilà qui est bien dit!

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Dieu est-il vivant ?

Kremlin a écrit :

"La philosophie est à la connaissance du monde réel ce que l'onanisme est à l'amour sexuel" disait Marx...Il me semble que l'ivresse des mots, appliquée à la philosophie, nous coupe du réel et nous enferme dans un monde de concepts creux.

Spéculer sur les qualités de Dieu est une perte de temps.
Nier son existence peut en faire gagner.

Je pense plutôt, pour ma part, que la philosophie seule peut s'abstraire d'une logique temporelle et comptable. Qu'y-a-t-il donc de si urgent à savoir qu'il nous faille l'élaguer si péremptoirement de ses domaines d'études?
Il me semble que l'ivresse des mots, mère de la philosophie, nous est un réel intime qui nous libère d'un monde de nécessités utilitaires.