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Maupassant, Pierre et Jean, chapitre 9

Bonjour!
Je suis en 1ère S et je passe l'oral demain, j'ai fini mes documents complémentaires mais il me reste une lecture analytique à compléter car les informations données par la prof sont un peu maigres...J'ai déjà complété un peu mais je ne trouve plus d'informations.
Elle propose I- Le bilan des personnages
II- Bilan de l'histoire

avec I-1) Mr Roland ( qui reste fidèle à lui-même)
Il n'a aucun doute sur sa paternité.. a la fin de l'extrait, il n'est plus le chef de famille qu'il semblait être au départ
2) Jean et sa mère ( → les coupables)
J. parle  en apparté à sa mère → complicité
Il a une attitude protectrice pour la soutenir ( il la prend par la main)
3) Pierre au travers du regard de sa mère
c'est un étranger qui le voit → manque d'intérêt de la famille à son égard
solitude ( à l'arrière, tout seul)
gradation qui montre sa disparition

II- Le bilan de l'histoire
1) la mer omniprésente
- parallèle entre madame Roland et la mer
- Pierre est associé à la mer / La famille Roland à la terre
2) Un oubli rapide du fils ainé
-tt continu comme si de rien n'était
- dernières lignes: le deuil est déjà fait
- Pierre appartient au passé
- climat de liesse et d'enthousiasme

Je pense mettre en grand I- en quoi il s'agit d'un roman réaliste, avec le vocabulaire précis, les discussions réalistes, la description  d'un milieu social: la bourgeoisie etc. mais je vais surement le rajouter à chaque extrait de l'oeuvre puisque c'est facile à insérer.
Voilà, donc si vous avez quelques idées avant lundi soir ce serait bien après aussi parce que ça m'intéresse.
Merci.

Claire

Maupassant, Pierre et Jean, chapitre 9

Bonjour je n'arrive pas a trouver une bonne conclusion sur  Pierre et Jean
Chapitre 9
Maupassant
De: "Haut comme une montagne […] à fin du roman. Si on pourrait m apporter de l'aide

Haut comme une montagne et rapide comme un train, le navire, maintenant, passait presque à toucher la Perle.
Et Mme Roland, éperdue, affolée, tendit les bras vers lui, et elle vit son fils, son fils Pierre, coiffé de sa casquette galonnée, qui lui jetait à deux mains des baisers d’adieu.
Mais il s’en allait, il fuyait, disparaissait, devenu déjà tout petit, effacé comme une tache imperceptible sur le gigantesque bâtiment. Elle s’efforçait de le reconnaître encore et ne le distinguait plus.
Jean lui avait pris la main :
— Tu as vu ? dit-il.
— Oui, j’ai vu. Comme il est bon !
Et on retourna vers la ville.
— Cristi ! ça va vite, déclarait Roland avec une conviction enthousiaste.
Le paquebot, en effet, diminuait de seconde en seconde comme s’il eût fondu dans l’Océan. Mme Roland tournée vers lui le regardait s’enfoncer à l’horizon vers une terre inconnue, à l’autre bout du monde. Sur ce bateau que rien ne pouvait arrêter, sur ce bateau qu’elle n’apercevrait plus tout à l’heure, était son fils, son pauvre fils. Et il lui semblait que la moitié de son cœur s’en allait avec lui, il lui semblait aussi que sa vie était finie, il lui semblait encore qu’elle ne reverrait jamais plus son enfant.
— Pourquoi pleures-tu, demanda son mari, puisqu’il sera de retour avant un mois ?
Elle balbutia :
— Je ne sais pas. Je pleure parce que j’ai mal.
Lorsqu’ils furent revenus à terre, Beausire les quitta tout de suite pour aller déjeuner chez un ami. Alors Jean partit en avant avec Mme Rosémilly, et Roland dit à sa femme :
— Il a une belle tournure, tout de même, notre Jean.
— Oui, répondit la mère.
Et comme elle avait l’âme trop troublée pour songer à ce qu’elle disait, elle ajouta :
— Je suis bien heureuse qu’il épouse Mme Rosémilly.
Le bonhomme fut stupéfait :
— Ah bah ! Comment ? Il va épouser Mme Rosémilly ?
— Mais oui. Nous comptions te demander ton avis aujourd’hui même.
— Tiens ! tiens ! Y a-t-il longtemps qu’il est question de cette affaire-là ?
— Oh ! non. Depuis quelques jours seulement. Jean voulait être sûr d’être agréé par elle avant de te consulter.
Roland se frottait les mains :
— Très bien, très bien. C’est parfait. Moi je l’approuve absolument.
Comme ils allaient quitter le quai et prendre le boulevard François Ier, sa femme se retourna encore une fois pour jeter un dernier regard sur la haute mer ; mais elle ne vit plus rien qu’une petite fumée grise, si lointaine, si légère qu’elle avait l’air d’un peu de brume.