Comment s'exprime dans chaque poème le désir d'ailleurs ?

Bonjour,
Pour m'entrainer sur l'exercice qui m'a souvent posé problème, je me suis essayé a une question préliminaire, sur un sujet de bac.
Le voici.
Et maintenant, ma réponse :

Parmi les différentes aspirations poétiques, le désir d'ailleurs et d'évasion est un leitmotiv. C'est d'ailleurs une des visées des différents textes de ce corpus, composé de quatre poèmes, dont deux datent du XIXe siècle, et deux autres du XXe siècle. En effet, nous retrouvons d’une part « Rêverie » de Victor Hugo ainsi que « Paysage » de Charles Baudelaire, et, d’autre part, il y a « San Bernardino » de Jules Superville et « Le mur » de Saint John Perse. Comment s’exprime dans chaque poème le désir d’ailleurs ?
   
    Tout d’abord, nous pouvons remarquer que tous exaltent la beauté et la magnificence d’un ailleurs. Cependant, l’objectif pour chacun des poètes est différent. Ainsi, nous retrouvons Victor Hugo et Charles Baudelaire qui expriment le désir de connaître un ailleurs idyllique pour servir la création, notamment poétique. En effet, l’un donne à cet ailleurs le véritable pouvoir de donner un second souffle à ses « chansons » à travers l’énumération du vers 13 (« Qu’elle vienne inspirer, ranimer, ô génies ! … ») quand l’autre, dans « Paysage », met en valeur la nécessité de cette évasion en coupant le rythme à la deuxième syllabe, au premier vers (« Je veux, pour composer chastement mes églogues … »). Par ailleurs, on retrouve chez Baudelaire les correspondances qui viennent donner vie à cet ailleurs, bien que purement onirique. Il emploie en effet un lexique qui fait écho aux différents sens (« écouter » au vers 3 ; « hymnes » au vers 4 ; « chante » au vers 6 ; « doux » au vers 9 ; « voir » au vers 9 …). Victor Hugo propose lui un ailleurs avec une approche plus romantique, notamment avec le champ lexical de la nature omniprésent dans la première strophe (« grand bois » au vers 3 ; « colline » au vers 4 ; « pluie » et « forêt) au vers 5). De même, cette beauté naturelle est encore rendue par la seule suggestion du soleil grâce a la périphrase « grand astre » au vers 4.
    Dans les documents C et D, les auteurs mettent eux aussi en valeur cette nature reine. Par exemple, dans « San Bernardino », la personnification au vers 15 (« Où chaque arbre se hisse au dénouement des palmes ») vient donner vie à la nature. Nous retrouvons aussi le principe des correspondances puisque tous les sens semblent se répondre (« parfum » aux lignes 3 et 18 ; « mouille » à la ligne 17 ; « couleurs » à la ligne 18). Toutefois, contrairement aux textes A et B, les notions d’art et de poésie n’interviennent pas : ce poème laisse place au souvenir et non à la création. C’est pourquoi, nous retrouvons le lexique du passé, notamment avec la répétition de « mémoire » aux lignes 1 et 2, ou l’emploi de « souvenirs » au vers 11. Enfin, le dernier poème de Saint John Perse s’affranchit lui aussi de l’idée de création, puisqu’il relate plus du rêve d’évasion. En effet, déjà grâce à l’opposition entre les lignes 3 et 4 et le reste du poème, c’est le désir de fuite du réel qui est mis en valeur. L’onirisme émanant de ce poème serait donc l’expression d’un mal-être, mêlé au bonheur que procure le rêve. Cette idée est d’ailleurs mise en exergue à la onzième ligne, grâce à la répétition de « joie » (« Joie, Ô joie ! »).

    Finalement, ce corpus permet d’illustrer une des facettes de la poésie, celle de l’échappatoire qu’elle peut représenter face à la réalité. Tous ces poèmes proposent l’image d’un monde « parfait » aux yeux de leurs poètes. Nous pourrions ainsi rapprocher cet ensemble de textes de « N’importe où hors du monde » de Charles Baudelaire, où le désir d’ailleurs est clairement lié au malaise qu’éprouve le poète en notre monde.

Ma question est donc : quels sont les points qui ne vont pas ? Et finalement, quels conseils méthodologiques pourriez vous me donner pour améliorer mes erreurs ?

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Comment s'exprime dans chaque poème le désir d'ailleurs ?

Bonjour Polimbe,

Sans entrer dans les détails et discuter sur le fond de ta réponse, je ne relève pas d'erreurs méthodologiques. Ta conclusion ne devrait pas se référer à un texte ne figurant pas dans le corpus.

La rédaction est soignée, je relève une seule erreur : "il relate plus du rêve d’évasion", tu as sans doute voulu dire "relève".