Musset, La Confession d’un enfant du siècle, I, 2 - Un sentiment de malaise inexprimable commença...

Bonjour,
J'ai un commentaire composé a faire pour mardi prochain et je passe à l'oral sur un extrait des La confession d'un enfant d'un siècle de Alfred de Musset:

Un sentiment de malaise inexprimable commença donc à fermenter dans tous les cœurs jeunes. Condamnés au repos par les souverains du monde, livrés aux cuistres de toute espèce, à l’oisiveté et à l’ennui, les jeunes gens voyaient se retirer d’eux les vagues écumantes contre lesquelles ils avaient préparé leur bras. Tous ces gladiateurs frottés d’huile se sentaient au fond de l’âme une misère insupportable. Les plus riches se firent libertins ; ceux d’une fortune médiocre prirent un état et se résignèrent soit à la robe, soit à l’épée ; les plus pauvres se jetèrent dans l’enthousiasme à froid, dans les grands mots, dans l’affreuse mer de l’action sans but. Comme la faiblesse humaine cherche l’association et que les hommes sont troupeaux de nature, la politique s’en mêla. On s’allait battre avec les gardes du corps sur les marches de la chambre législative, on courait à une pièce de théatre où Talma portait une perruque qui le faisait ressembler à César, on se ruait à l’enterrement d’un député libéral. Mais des membres des deux partis opposés, il n’en était pas un qui, en rentrant chez lui, ne sentît amèrement le vide de son existence et la pauvreté de ses mains.

En même temps que la vie du dehors était si pâle et si mesquine, la vie intérieure de la société prenait un aspect sombre et silencieux ; l’hypocrisie la plus sévère régnaient dans les mœurs ; les idées anglaises se joignant à la dévotion, la gaîté même avait disparu. Peut-être était-ce la Providence qui préparait déjà ses voies nouvelles ; peut-être était-ce l’ange avant-coureur des sociétés futures qui semait déjà dans le cœur des femmes les germes de l’indépendance humaine, que quelque jour elles réclameront. Mais il est certain que tout d’un coup, chose inouïe, dans tous les salons de Paris, les hommes passèrent d’un côté et les femmes de l’autre ; et ainsi, les uns vêtus de blanc comme des fiancées, les autres vêtus de noir comme des orphelins, ils commencèrent à se mesurer des yeux.

Donc voila le plan au quel j'avais pensé mais ce n'est qu'une idée:

I. Le malaise
a. un sentiment mélancolique
b. un sentiment de colère

II. L'inadéquation à la société
a. Un combat politique
b. ...

III (je sais pas si j'en mets un ou pas)

Vous l'avez bien compris je suis pommée !! Si vous avez des idées voire des réponse ce serai génial!!

Merci

Musset, La Confession d’un enfant du siècle, I, 2 - Un sentiment de malaise inexprimable commença...

En II.b je verrais bien: un désarroi total...

Musset, La Confession d’un enfant du siècle, I, 2 - Un sentiment de malaise inexprimable commença...

Ah oui peut etre c'est bien ça

J'avais pensé aussi à

I. Incapacité à se placer dans le temps
a. Le dégout du présent
b. l'incertitude du futur et l'admiration du passé (je pense regrouper ces deux thème car il n'y a que peu de chose sur le passé).

II. le malaise
a. le sentiment mélancolique
b.le sentiment de colère

III. L'inadéquation a la société
a. Un combat politique
b. Une société divisée ou un désarroi total

Quand pensez vous?