Les pronoms personnels toniques

Bonjour à tous,
J’ai des questions sur les pronoms personnels toniques ou emphatiques. Surtout quand on les emploie comme COI après une préposition.
Pour tous les exemples que j’ai trouvé dans les grammaires que je possède le COI représente toujours une personne ou des personnes.
Ils prennent comme évident que l’objet est une personne quand on emploie préposition + pronom tonique..
« Songez-vous à votre femme? » « Oui, je songe à elle. »
« Vous souvenez-vous de votre grand-père ? » « Oui je me souviens bien de lui. »
« Mes filles sont en vacances et en ce moment, j’ai besoin d’elles. »
Mais quand le COI est une chose :-
« Songez-vous à votre pays? » « Oui, j’y songe. »
« Vous souvenez-vous de votre enfance en France ? » Oui je m’en souviens bien. »
« .Du courage, j’en ai besoin. »
Je suppose que pour ces pronoms de première et de deuxième personne, on peut les employer seulement pour des personnes. Est –il possible d’employer ceux de troisième personne pour représenter des choses ?
Dans la chanson « Non! je ne regrette rien » j’ai trouvé
« Mes chagrins, mes plaisirs,
Je n’ai plus besoin d’eux! »
Ici « d’eux » remplace des choses (mes chagrins et mes plaisirs).
Moi, j’avais pensé que la phrase doit être
Je n’en ai plus besoin.
Est-ce que cette phase est d’un niveau familier de la langue- je sais bien que « d’eux » est emphatique.
Est-ce que « Je n’en ai plus besoin. » est  d’une langue plus soutenue?
Si on change la phrase -
« Mon chagrin, je n’ai plus besoin de lui. »
Sûrement on ne peut  dire cela ?
Même pour un étranger c’est bizarre.
Parmi mes grammaires français (moi, je préfère celles écrites entièrement en français) je en possède aussi deux en anglais. Selon les deux livres, ils
affirment que les pronoms toniques ou emphatiques sont principalement employer pour des personnes et qu’on doit trouver autre moyens pour éviter l’usage d’un COI après une préposition quand il représente une chose.
Sur le quai il y avait une malle. Dans quelques instants un voyageur s’assit dessus. (pour éviter « sur elle ?) ».
Voila le poirier, derrière celui-là se trouvent les fraises.
(et pas derrière lui ?)
Les questions de la grammaire française, je consulte le forum sur elles. (?)
Les questions de la grammaire française, je consulte le forum sur celles-ci. (?)

J’ai trouve aussi
Les instruments de l’orchestre, chacun d’eux sont ….. (Gide)
Peut on aussi dire
Les maisons, chacune d’elles sont à vendre.
Les arbres, parmi eux il y a plusieurs cerisiers.
Les maison, parmi elles il y a plusieurs du 12ième  siècle.

Peut-être trouvez-vous mes questions banales mais j’ai envie d’améliorer mes connaissances de votre langue.
Merci
Wyn

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Les pronoms personnels toniques

Il y a trois niveaux de signification :

« Je n’ai plus besoin de mes chagrins et de mes plaisirs. »

Ici, un énoncé basique respectant à la lettre  le schéma sujet-verbe-complément.

« Mes chagrins et mes plaisirs, je n’en ai plus besoin »

Là, on a complexifié la syntaxe de la phrase en inversant le thème (ce dont on parle) et le rhème (ce que l’on en dit). Le thème  « mes chagrins et mes plaisirs » se retrouve en première position devant le rhème « je n’en ai plus besoin ». Cette syntaxe n'est pas habituelle, elle rompt la monotonie d'une construction sujet-verbe-complément, et de fait, attire l'attention. On parle de dislocation. De par son antéposition, le thème gagne en importance, et cette importance est encore soulignée par l’ajout du pronom adverbial anaphorique « en », qui vient rappeler « mes chagrins et mes plaisirs », créant un effet de redondance volontaire. Le caractère binaire de cette phrase – on a séparé le thème et le rhème par une virgule – lui donne un tour extrêmement incisif, avec d’une part une mise en exergue du thème, et de l’autre, un effet d’attente vis-à-vis du rhème.

« Mes chagrins et mes plaisirs, je n’ai plus besoin d’eux »

Le procédé est le même, on a simplement remplacé un pronom adverbial par un pronom personnel tonique. Le pronom tonique – ou de forme pleine –, comme son nom l’indique, est plus fort que le pronom atone – ou de forme subduite. La valeur anaphorique de ce pronom en est réhaussée, on insiste encore davantage sur « mes chagrins et mes plaisirs ».

Sur le quai il y avait une malle. Dans quelques instants un voyageur s’assit dessus. (pour éviter « sur elle ?) ».

Que tu optes pour « dessus » ou pour « sur elle », il ne s’agit pas de COI, mais de compléments circonstanciels de lieu. Les deux tournures sont correctes, en revanche, la concordance des temps dans ta phrase est mauvaise : « dans quelques instants un voyageur s’assiéra dessus », c’est du futur simple de l’indicatif et non du passé simple, l’acte se produira « dans quelques instant » ; il ne s’est pas déjà produit.

Voila le poirier, derrière celui-là se trouvent les fraises.
(et pas derrière lui ?)

Le démonstratif « celui-là » n’est pas nécessaire dans la mesure où le poirier est déjà désigné par le présentatif « voilà » (qui historiquement vient de « vois là », cette expression possède donc en elle-même une valeur démonstrative). La phrase n’est pas fausse, mais on préfèrera « Voilà le poirier, derrière lui se trouve les fraises ». On peut même considérer que le présentatif suffit et faire l’économie du pronom anaphorique « Voilà le poirier, derrière se trouve les fraises », sous entendu « derrière [le poirier] ».

Les questions de la grammaire française, je consulte le forum sur elles. (?)
Les questions de la grammaire française, je consulte le forum sur celles-ci. (?)

Ces phrases sont correctes mais redondantes, je te conseillerais de remplacer « sur elle » et « sur celle-ci » par « à leur sujet ».

Les instruments de l’orchestre, chacun d’eux sont ….. (Gide)
Peut on aussi dire
Les maisons, chacune d’elles sont à vendre.
Les arbres, parmi eux il y a plusieurs cerisiers.
Les maison, parmi elles il y a plusieurs du 12ième  siècle.

Lorsque Gide évoque les instruments de l’orchestre, il ne fait pas allusion aux instruments en général, mais aux instruments de cet orchestre en particulier – du moins je le suppose, je n’ai pas le contexte. Dans ce cadre, la forme démonstrative « chacun d’eux » prend tout son sens :  « chacun des instruments que je vois là me semble en bon état ». En revanche, dans tes autres exemples, les thèmes « maisons » et « arbres » renvoient aux « maisons » et aux « arbres » en général : d’un point de vue syntaxique il n’y a rien à dire, mais d’un point de vue logique, il n’est pas très intelligent de dire que parmi les arbres en général, plusieurs sont des cerisiers. C’est une banalité. Il serait plus pertinent de dire que parmi les arbres de ton jardin, plusieurs sont des cerisiers, par exemple. Cet énoncé lui est porteur de sens, parce qu’il renvoie à une réalité concrète: on subdivise toujours à partir d'éléments connus.

Les pronoms personnels toniques

Bonjour Goldmund,
Merci de votre réponse détaillée. Je ne suis pas tout à fait sûr que vous ayez bien compris mon problème. Quand j’apprends les COIs du type « de + pronom tonique> et « à + pronom tonique », de lui, d’elle, d’eux, d’elles et à lui. à elle, à eux et à elles, tous les exemples que je trouve remplacent des PERSONNES – JAMAIS des choses!!
Après « de » quand il s’agit d’une personne on emploie de + lui. de + elle etc.
Je me souviens de mon père. = Je me souviens de lui,
Je me méfie de cette femme, =  Je me méfie d’elle,
J’ai besoin de mes filles = j’ai besoin d’elles etc.
Je comprends cela.
Mais quand il s’agit d’un COI qui est une choses ou des  choses, J’ai appris que on emploie le pronom personnel conjonctif « en » avant le verb.
Si je parle de mon PAYS on n’emploie pas « de lui » mais « en »
Je me souviens de mon pays natal. = Je m’en souviens.
Je me méfie des conseils de qn. = Je m’en méfie.
J’ai besoin de courage = j’en ai besoin.
De la même façon après « à »
Pour représenter une PERSONNE quand le verbe ne permette pas l’emplacement des pronoms personnels conjonctifs « lui et leur » avant le verbe
Je pense à ma femme = Je pense à elle.
Mais si on emploie un pronom pour remplacer une chose on emploie le pronom personnel conjonctif « y » avant le verbe
Je pense à mon pays = J’y pense.

Le problème est né quand j’ai remarqué
Je n’ai plus besoin de mes chagrins et de mes plaisirs.
Je n’ai plus besoin d’EUX

Selon les règles, moi, j’aurais écrit – Je n’en ai plus besoin.
Surtout si on écrit
Je n’ai plus besoin de mon chagrin.
Je n’ai plus besoin de lui. (au lieu de « Je n’en ai plus besoin » ) je trouve cela étrange.
Si je vous comprends, vous avez dit que on peut employer « lui, elle, eux et elles » après le prépositions « à » ou « de » POUR REMPLACES UNE CHOSE OU DES CHOSES.
Ma mère m’a offert un vélo. J’en ai envie depuis longtemps.
Mais à votre avis on peut aussi dit
J’ai envie de lui depuis longtemps.
Bien que je n’aie pas une connaissance profonde de la langue, je trouve cela difficile à accepter.
Merci encore une fois
PS
« Sur le quai il y AVAIT (imparfait) une malle. Dans quelques instants un voyageur S’ASSIT (passé simple) dessus.
La concordance des temps est correcte.
Ce sont des événements du passé. On n’emploierait pas le future de l’indicatif !! ( ou même le conditionnel)
Quand j’ai dit à un ami français :-
« Demain, j’irai à la bibliothèque.
Il m’a dit qu’un français dirait :-
« Demain, je vais à la bibliothèque.
Wyn

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Les pronoms personnels toniques

Et je viens de t'expliquer que le pronom adverbial - que tu appelles pronom personnel conjonctif, je ne connais pas cette terminologie - n'est pas obligatoire. Je le répète, il y a trois niveaux de sens:

Je n'ai plus besoin de mon chagrin
Je n'en ai plus besoin
Je n'ai plus besoin de lui

Le pronom adverbial "en" et le pronom personnel "lui" possèdent tous les deux une fonction anaphorique, mais le pronom personnel "lui" induit un effet d'insistance plus marqué, cela, pour au moins deux raisons: une raison lexicale - la forme tonique insiste sur la singularité de l'objet - et syntaxique - on rend au complément d'objet sa place canonique, à la droite du verbe. Ces trois énoncés sont corrects, la nuance est d'ordre sémantique. Evidemment, cela donne à la phrase un tour familier, enfantin - une manière de personnalisation lexicalisée si tu veux - et relève par là-même d'une intention stylistique très marquée dont il ne faut pas abuser. On retrouve une structure plus neutre en remplaçant les pronoms personnels par des démonstratifs: je n'ai plus besoin de celui-ci.

Est-ce plus clair ?

« Sur le quai il y AVAIT (imparfait) une malle. Dans quelques instants un voyageur S’ASSIT (passé simple) dessus.
La concordance des temps est correcte.

Tu as tout à ait le droit de mettre un passé simple à la suite d'un imparfait, mais tu n'as pas le droit de mettre un passé simple après un complément circonstanciel renvoyant à une action qui ne s'est pas encore produite, tel que "dans quelques instants": et pour cause, tu annonces une action en devenir, et cette action, tu la présentes ensuite comme déjà accomplie. "Dans quelques instants il s'assit" est aussi bien incorrect qu'illogique.

Tu peux dire: "Sur le quai il y avait une malle; un voyageur s'assit dessus" (passé simple, il n'y a plus d'idée de postériorité) ou bien "Sur le quai il y avait une malle; dans quelques instants un voyageur s'assiéra dessus" (futur simple, l'action ne s'est pas encore produite, ou plus finement, on feint de considérer que l'action ne s'est pas encore produite au moment de l'énonciation afin de créer un effet de proximité) ou encore "Sur le quai il y avait une malle; dans quelques instants un voyageurs s'assiérait dessus" (conditionnel présent de l'indicatif, cette fois-ci l'action s'est déjà produite, mais j'insiste sur sa postériorité vis à vis des actions précédentes, c'est un futur dans le passé).

Les pronoms personnels toniques

Bonjour, Wyn.

On ne dit pas "pronoms personnels conjonctifs" mais plutôt "pronoms personnels conjoints" , le contraire étant "pronoms personnels disjoints".

Quand il ne s'agit pas de personnes, normalement, on doit bien employer les pronoms adverbiaux atones  en et y à la place des formes tonique " de lui, d'elle(s), d'eux) à lui, à eux, à elle(s)"

Je pense à ma mère, je pense à elle.
Je pense à mon travail, j'y pense.

Je me souviens de ma mère, je me souviens d'elle.
Je me souviens de ce mot, je m'en souviens.


Dans "Mes chagrins, mes plaisirs / Je n'ai plus besoin d'eux"
on peut penser que c'est une licence poétique : la mise en valeur d'un complément placé en position accentuée, ainsi que la rime, ont prévalu sur la stricte correction grammaticale. Celle-ci aurait préféré "je n'en ai plus besoin".
Et puis, toujours du point de vue de la poésie et de l'expressivité, utiliser ici le pronom tonique "eux", qui ne renvoie normalement qu'à des personnes, c'est peut-être une manière de "personnifier" ces chagrins et ces amours, implicitement assimilés à des présences humaines, à des compagnons de vie.

Mais je viens de voir que Goldmund vient aussi de t'expliquer ça.

Pour ton autre remarque.
Je crois qu'un Français dira aussi bien :

"Demain, j’irai à la bibliothèque." (futur simple)

"Demain, je vais à la bibliothèque." (présent à valeur de futur).

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Les pronoms personnels toniques

Bonjour,

Je ne suis pas grammairien, je n'apporterai donc que les remarques d'un usager de la langue :

Pour :
Sur le quai il y AVAIT (imparfait) une malle. Dans quelques instants un voyageur S’ASSIT (passé simple) dessus.
Effectivement, "dans quelques instants" implique que le verbe suivant soit au futur.
Pour garder le sens de la phrase j'aurais écrit :
Sur le quai il y AVAIT (imparfait) une malle. Après quelques instants un voyageur S’ASSIT (passé simple) dessus.
ou sans utiliser dessus :
Sur le quai il y AVAIT (imparfait) une malle. Après quelques instants un voyageur s’y ASSIT (passé simple).

Ecrire :
Sur le quai il y AVAIT (imparfait) une malle. Après quelques instants un voyageur S’ASSIT (passé simple) sur elle.
correspondrait pour moi, soit à une mise en exergue de cette malle, soit à une personnification de cette malle

En résumé, utiliser de lui ou d'elle pour une chose me paraît être une personnification de la chose, ou une insistance forte sur cette chose.
A l'inverse, on n'utilise habituellement pas y pour une personne. Quoique ce procédé soit très courant en particulier dans l'est de la France sans  connotation péjorative :
Penses-tu à ta mère ? Oui j'y pense.


Je tenterais une analogie avec This/That
En temps normal this pour les personnes et that pour les choses
Mais il est possible de trouver this book si le lien est fort avec book
ou that girl, mais je crois que c'est un peu péjoratif en ce cas.
Suis-je dans le vrai ?

Dans :
« Mes chagrins, mes plaisirs,
Je n’ai plus besoin d’eux! »
Je pense que "d'eux" est là pour les besoins de la rime et pour le nombre de syllabes.


Instinctivement, à la question
Où vas-tu demain, je répondrai je vais à la piscine
mais à
Où iras-tu demain, je répondrai j'irai à la piscine
Personnellement, je n'utilise le futur proche que pour une action très proche. Ainsi je dirai où vas-tu cet après-midi et où iras-tu demain. Après "demain", je ne saurais utiliser qu'un futur. J'imagine cependant que tous n'ont pas la même notion du futur proche

Les pronoms personnels toniques

Le futur proche au sens strict s'exprime par diverses périphrases verbales
"Je vais partir"
Je suis sur le point de partir."

Le présent à sens de futur, lui, selon le complément circonstanciel, peut aussi bien se référer à un futur très proche qu'à un futur plus lointain :

Je pars dans cinq minutes.
Je pars cet après-midi.
Le mois prochain, je pars en vacances.
Dans deux ans, je pars à la retraite.

L'emploi du présent à la place du futur simple, plus que la proximité, exprime que le fait, même encore lointain, est envisagé comme réalisé dès le moment de l'énonciation. C'est comme si l'on y était déjà. Cela peut dénoter, selon le cas, une certaine impatience ou une certaine appréhension à vivre la situation évoquée.

Les pronoms personnels toniques

Merci à tous
(1) Je comprends la raison pour employer d’eux » dans le poème mais dites –moi Jehan,  si l’usage de « d’eux » dans
« Mes chagrins, mes plaisirs, je n’ai plus besoin d’eux » appartient à une niveau de langue mois soutenu que « Je n’en ai plus besoin. »
(2) Dites –moi aussi si vous emploieriez « Mon chagrin, je n’ai plus besoin de lui!! »
où « lui » représente une chose. Ou comme moi je choisirais « Je n’en ai plus besoin. »
Il me semble que « d’eux » est plus acceptable que « de lui. » ?
Peut-être c’est parce que je pense que «  à ou de + les pronoms toniques » appartiennent à des personnes seulement.
Merci
Wyn

Les pronoms personnels toniques

Bonjour à tous,

Ecrivant des poèmes, j'ai actuellement le même souci  d'emploi avec "d'eux", pour un vers contesté par un membre du comité de lecture.
Au lieu de dire "Quand tu te rapprochais des autres enfants", pour les besoins de la rime, j'ai dit " Quand des autres enfants, tu te rapprochais d'eux"
Pensez vous que cette formulation soit incorrecte ?
Merci de votre réponse.

Ferragu

Les pronoms personnels toniques

Bonsoir.

Quand tu te rapprochais des autres enfants
devrait devenir, avec inversion :
Quand des autres enfants tu te rapprochais

En soi, une telle inversion est déjà ressentie comme un peu artificielle. C'est un procédé typique de "cheville" utilisé fréquemment par les versificateurs pour "faire poétique". Mais à la limite, pourquoi pas ?

" Quand des autres enfants, tu te rapprochais d'eux"

Mais si en plus l'on rajoute ce "d'eux" qui n'est là que pour la rime, le verbe "te rapprochais" se trouve nanti de deux compléments de même sens, puisque "d'eux" reprend inutilement la signification de "des pauvres enfants". Et cela ne passe plus. En outre, la virgule n'est pas justifiée.

Quand, voyant les enfants, tu te rapprochais d'eux  
serait correct, mais on perd l'idée des "autres"... Dommage.