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Jean Giono, L’Eau vive, Le voyageur immobile

Bonjour.
J'ai un commentaire littéraire à faire sur "Le voyageur immobile" de Jean Giono. J'aurais besoin d'aide. Pourriez vous m'indiquez les choses à étudier plus précisément dans ce texte ?
Merci d'avance.Voila le texte :

Il n'y avait qu'une lampe à pétrole pendue dans un cadran de cuivre. On semblait être dans la poitrine d'un oiseau: le plafond montait en voûte aiguë dans l'ombre. La poitrine d'un oiseau? Non, la cale d'un navire. Des sacs de riz, des paquets de sucre, le pot de la moutarde, des marmites à trois pieds, la jarre aux olives, les fromages blancs sur des éclisses, le tonneau aux harengs. Des morues sèches pendues à une solive jetaient de grandes ombres sur les vitrines à cartonnages où dormait la paisible mercerie, et, en me haussant sur la pointe des pieds, je regardais la belle étiquette du «fil au Chinois». Alors, je m'avançais doucement doucement; le plancher en latte souple ondulait sous mon pied. La mer, déjà, portait le navire. Je relevais le couvercle de la boîte au poivre. L'odeur. Ah! cette plage aux palmiers avec le Chinois et ses moustaches. J'éternuais. «Ne t'enrhume pas, Janot. - Non, mademoiselle.» Je tirais le tiroir au café. L'odeur. Sous le plancher l'eau molle ondulait: on la sentait profonde, émue de vents magnifiques. On n'entend plus les cris du port.
Dehors, le vent tirait sur les pavés un long câble de feuilles sèches. J'allais à la cachette de la cassonade. Je choisissais une petite bille de sucre roux. Pendant que ça fondait sur ma langue, je m'accroupissais dans la logette entre le sac des pois chiches et la corbeille des oignons; l'ombre m'engloutissait: j'étais parti.

Je cherche mais pour l'instant je n'ai vraiment aucune piste...Bon pour l'énonciation j'ai trouvée :

- Le " On " qui prend une valeur générale.
- La 1ère personne du singulier: auteur ( très présent )
- Imparfait
- Présent → Discours direct
- Passé composé : Les derniers mots du texte.

Ai-je oublié des choses ? Je n'arrive pas à encore tout analyser ...Voila les dernières choses trouvés :

L.14 : Présent de narration.
Texte descriptif
Oeuvre autobiographique → souvenirs de l'enfance de l'auteur.
Champs lexicaux :
- Sensations
- Nature
- ( Corps )

& je continuerais demain certainement.
Pouvez-vous me donner d'autres pistes & me dire si ce que j'ai déjà marqué est bon ? Merci.
Ce commentaire est à rendre le 27 Mai ...

Jean Giono, L’Eau vive, Le voyageur immobile

Bonsoir Angélique,

Tu ne tiens pas assez compte du titre Voyage immobile.

Relève les champs lexicaux de la mer et de l'exotisme. Et surtout, tâche de trouver la métaphore filée épicerie/cale d'un bateau chargée de produits étrangers aux mille odeurs.

Alors, je m'avançais doucement doucement; le plancher en latte souple ondulait sous mon pied. La mer, déjà, portait le navire.

Et que te suggèrent ces derniers mots de ton extrait : « j'étais parti » ?

Muriel

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Jean Giono, L’Eau vive, Le voyageur immobile

Le " j'étais parti " me donne l'impression qu'il s'endort non ?

Pour la métaphore filée ainsi que les champs lexicaux j'ai trouvé merci.

Après pour mettre en rapport avec le titre je ne vois pas.. Pouvez vous me donner des pistes ?

Voici les nouvelles choses que j'ai trouvée :
- Pour le présent de narration → Impression de vivre le moment.
- Une accumulation ou énumération : "Des sacs de riz,...le tonneau aux harengs."
- Une métaphore ou périphrase ? : " L'ombre m'engloutissait"

Pour ce qui est des types de phrases je ne vois pas. Pourriez vous m'aider ?

& pour la progression du texte je trouve que l'on part d'endroits grands & on va vers des endroits plus petit. Non ? Si oui, n'y a-t-il pas un mot pour dire cela ?

Est ce que vous pourriez me dire si ce que j'ai mis ici & avant est bon ?
Merci.

Jean Giono, L’Eau vive, Le voyageur immobile

Bonsoir Angélique,

Tu sais, avant de décortiquer ce texte, il faudrait que tu le comprennes. Tu ne l'as pas compris. Laisse-toi embarquer (sans jeu de mot... ).
Il faudrait que tu t'imagines ce petit garçon, dans cette boutique, qui hume et voit des tas de produits exotiques... Imagine-le... Plus il hume et plus il voit ; plus le sol  « ondule » sous ses pieds et plus des images l'assaillent.
Tous ces produits arrivent par bateau...
À la fin du texte, il n'est plus dans la boutique, il est « parti » : où est-il à ton avis (en imagination, évidemment) ?

Les procédés, les figures de style, tu ne les utiliseras qu'après, quand tu voudras étayer et prouver ce que tu dis. 

Fais un effort, c'est à ta portée...

Muriel

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Jean Giono, L’Eau vive, Le voyageur immobile

J'imagine que "l'ombre l'engloutissait" c'est que il est en train de vivre en rêve ce voyage. & que le " j'étais parti" dans son rêve signifie le départ du voyage, le départ du bateau avec lui a bord...

Je sais pas trop comment l'expliquer.
J'espère que tu comprendras Muriel et bien sur que c'est bon .


Après avec tout ce que j'avais mis avant c'était pour répondre à ces questions la :
1 / Quel est le genre du texte ?
2/ Quel est le registre du texte ?   
3/ Quel est le propos du texte ?   
4/ Quels sont les principaux champs lexicaux ?   
5/  Quelles sont les marques de l'énonciation ?   
6/Quel est le point de vue dans le texte?   
7/ Quels sont les types de phrases ?   
8/ Quelle est la progression du texte ?
9/ Quels sont les principaux procédés de style ?