Cécile de Volanges, un personnage comique ou tragique ?

Bonjour, je suis en TL et nous étudions donc en ce moment les Liaisons Dangereuses de Laclos. J'aurai besoin de vos avis pour une question de type bac. J'ai déjà trouvé des pistes après une première réflexion mais un complément serait le bienvenu. 

La question est : Le personnage de Cécile vous apparaît-il plutôt comique ou plutôt tragique ?
Je pense suivre ce plan :

_ pour l'aspect comique :
      -effet de contraste avec les autres personnages  (une jeune fille candide / des libertins débauchés / des femmes prudes)
      - un personnage comique : maladroite et peu habituée à fréquenter la société (lettre 1 + film = scène de la clef)
      - un style épistolaire enjoué, naïf qui traduit sa candeur / comparaison avec le style froid et épuré de Merteuil

_ pour le tragique :
      - la victime des libertins (vengeance infondée + les formes de la vengeance de Merteuil sur elle + avis de V&M sur elle)
      - contraste d'avec les libertins = comique mais aussi tragique : impuissance de Cécile, victime innocente et inconsciente
      - résumé de son évolution au cours du roman = vers la dépravation et le couvent

Voilà mon ébauche. Merci de me dire ce que vous en pensez.

Cécile de Volanges, un personnage comique ou tragique ?

Pour le tragique : Cécile est une ingénue parce qu'elle n'a pas été éduquée, et même si paraît un peu simple d'esprit par moments, si elle se tourne vers Mme de Merteuil, c'est avant tout parce qu'elle est seule (par ex : manque d'éducation de la mère, absence totale du père, sa confidante de départ est Sophie, probablement une ingénue comme elle). D'ailleurs, elle ne comprendra rien lorsqu'elle tombera enceinte...
Autre chose : dans les lettres de la première partie, Laclos fait dire à Mme de Tourvel qu'elle et Cécile sont soeurs (ironie de Laclos, puisqu'elles seront effectivement soeurs dans la souffrance).

Sinon, il paraît intéressant de noter que dans le film, Cécile n'a pas de confidante au départ. Son côté tragique s'efface car elle attire moins la sympathie du spectateur. Elle paraît moins innocente (son rire lors de l'histoire libertine de Valmont par exemple).
Quant à l'innocence, d'ailleurs, dans les lettres du début, Mme de Merteuil dicerne chez elle une certaine.. aptitude ? à la sensualité, et donc à devenir libertine.
Autre nuance au tragique : elle finit au couvent de son propre chef dans le roman, et sa présence est rare dans le dénouement (on n'a plus de lettres d'elle, seulement un récit fait par sa mère), ce qui parait faible comparé à Mme de Tourvel qui est omniprésente dans la 4ème partie.