Le roman peut-il raconter "la vérité, l'âpre vérité" ?

Bonjour,
voici ma question où j'ai tant de difficultés :

D'après Stendhal dans "Le rouge et le noir",il présente son projet romanesque comme " la vérité, l'âpre vérité".Pensez-vous que le   roman puisse raconter "la vérité, l'âpre vérité"?

Je dois seulement faire le plan et l'analyse de la dissertation.

Dans une première partie, ma thèse , j'ai parlé de Zola, du naturalisme, du réalisme où les auteurs n'hésitent pas à raconter des événements au lieu de parler des sentiments tels que Garcia Marquez dans "Chronique d'une mort annoncée " ou Joseph Kessel dans "l'armée des ombres"...

Dans mon anti-thèse, je parle du romantisme avec Chateaubriand sur "Atala" ou il laisse parler les sentiments au lieu de décrire la mort et l'aventure des personnages...

Le problème est que je ne suis pas sur de mon plan et de plus je ne l'ai plus d'idée concernant les œuvres pouvant me faire avancer.

Merci d'avance.
NINI

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Le roman peut-il raconter "la vérité, l'âpre vérité" ?

Que t'inspire l'adjectif "âpre"?

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Le roman peut-il raconter "la vérité, l'âpre vérité" ?

Bonjour,

Je commencerais par réfléchir sur ce qu'est la vérité romanesque : réalité ? fiction ? vraisemblance ?
Qu'est-ce qui la fonde ? personnage ? caractère ? étude d'une société ? recours à l'Histoire ? expérience personnelle de l'auteur ?...
Une autre piste est de te demander si la fonction du roman est de plaire, de distraire... ou d'instruire, de former...

Je te conseille de regarder la préface de Pierre et Jean de Maupassant dans cette discussion ici.

Et après, comme te l'a conseillé Jean-Luc Picard, examine ce qu'ajoute l'épithète âpre dans ses connotations.

Le roman peut-il raconter "la vérité, l'âpre vérité" ?

Pour moi "apre" signifie tout ce qui est amère ou en tout cas en littérature le fait de décrire une scène sans censure comme par exemple une bataille en parlant du sang, des cadavres ,...