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Baudelaire, Une Charogne

Bonjour tout le monde.
Voila la question que le prof nous a posé, il faut écrire un texte de 700 mots.

Dans le poème Une Charogne, de Baudelaire, analysez le thème de la mort

Pour commencer j’ai fait un plan du développement, étant le plus difficile et le plus important.

I - Baudelaire extirpe la beauté du mal et de la mort,il évoque les richesses de la mort.
    1- Il ressort la vie de la mort.   v.18  v.24
    2- associe la mort au luxe.      Strophe.2
II - Baudelaire offre une nouvelle représentation de la mort.
    1- il recrée une forme idéale de la vie, après la décomposition de la charogne (la mort). 
        le rôle de l'artiste est de faire revivre ce qui était détruit. Strophe.7-8
    2- il met en relief l'état que aura le corps de sa compagnante (nous tous) dans le 
        futur,comme les restes de la charogne(la mort), mais peu importe ,il va garder l'idée de 
        ce qu'était la beauté de sa compagnate. Strophe.10-11-12.

J’aimerais savoir si je suis sur le bon chemin? s’il faut ajouter des idées ? si mes idées secondaires se rapportent aux idées principales?
Veuillez m’aider d’avantage et MERCI d'avance

Voila le poème.

Rappelez-vous l'objet que nous vîmes, mon âme,
Ce beau matin d'été si doux:
Au détour d'un sentier une charogne infâme
Sur un lit semé de cailloux,


Le ventre en l'air, comme une femme lubrique,
Brûlante et suant les poisons,
Ouvrait d'une façon nonchalante et cynique
Son ventre plein d'exhalaisons.


Le soleil rayonnait sur cette pourriture,
Comme afin de la cuire à point,
Et de rendre au centuple à la grande Nature
Tout ce qu'ensemble elle avait joint;


Et le ciel regardait la carcasse superbe
Comme une fleur s'épanouir.
La puanteur était si forte, que sur l'herbe
Vous crûtes vous évanouir.


Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride,
D'où sortaient de noirs bataillons
De larves, qui coulaient comme un épais liquide
Le long de ces vivants haillons.


Tout cela descendait, montait comme une vague
Ou s'élançait en pétillant
On eût dit que le corps, enflé d'un souffle vague,
Vivait en se multipliant.


Et ce monde rendait une étrange musique,
Comme l'eau courante et le vent,
Ou le grain qu'un vanneur d'un mouvement rythmique
Agite et tourne dans son van.


Les formes s'effaçaient et n'étaient plus qu'un rêve,
Une ébauche lente à venir
Sur la toile oubliée, et que l'artiste achève
Seulement par le souvenir.


Derrière les rochers une chienne inquiète
Nous regardait d'un oeil fâché,
Epiant le moment de reprendre au squelette
Le morceau qu'elle avait lâché.


- Et pourtant vous serez semblable à cette ordure,
A cette horrible infection,
Etoile de mes yeux, soleil de ma nature,
Vous, mon ange et ma passion!


Oui! telle vous serez, ô la reine des grâces,
Apres les derniers sacrements,
Quand vous irez, sous l'herbe et les floraisons grasses,
Moisir parmi les ossements.


Alors, ô ma beauté! dites à la vermine
Qui vous mangera de baisers,
Que j'ai gardé la forme et l'essence divine
De mes amours décomposés!


Les Fleurs du mal, Charles Baudelaire

Baudelaire, Une Charogne

Oui ce plan me semble bon

Je trouve une dimension ironique dans la dernière strophe ;  mais c'est peut-être perso
Le retour à la Nature de toute créature

C'est surtout dans cette strophe (la 8 je pense) que la charogne prend forme artistique
Les formes s'effaçaient et n'étaient plus qu'un rêve,
Une ébauche lente à venir
Sur la toile oubliée, et que l'artiste achève
Seulement par le souvenir.

Dans la 7 je ne vois pas trop ; c'est plutôt un rapprochement avec une musique naturelle

Sur le plan stylistique montrer cet effet de bruit bourdonnant, en vagues : comment est-il exprimé ? (répétition de la rime "vague" par ex)

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Baudelaire, Une Charogne

Merci pour les explications.
le mot vague est une équivoque,il n'a pas le meme sens ... je trouve que ca fait illusion dans les 2 cas a un grand mouvement de la mort (antithese) ce qui n'est pas possible pour les morts.Aussi tout descendait et montait comme une note musicale .

Baudelaire, Une Charogne

Bien sûr pour vague ; mais je pensais à l'effet stylistique pour la répétition du mot (retour, comme le bourdonnement des mouches qui s'éloigne et se rapproche) Entendre aussi dans les deux strophes 4/5 comment sont rythmées les allitérations en É

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Baudelaire, Une Charogne

Léah a écrit :

Bien sûr pour vague ; mais je pensais à l'effet stylistique pour la répétition du mot (retour, comme le bourdonnement des mouches qui s'éloigne et se rapproche) Entendre aussi dans les deux strophes 4/5 comment sont rythmées les allitérations en É

WOW... Merci pour cette explication

Baudelaire, Une Charogne

Pas de quoi Ismaël c'est toujours un bonheur pour moi que de redécouvrir les talents de Baudelaire et d'essayer de les faire ressentir !

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Baudelaire, Une Charogne

Bonsoir,

Je passe l'oral du bac de français dans quelques jours et, en ce moment, je revise Une Charogne (Un poème de Charles Baudelaire).
Voila un passage :

Rappelez-vous l’objet que nous vîmes, mon âme,
         Ce beau matin d’été si doux :
Au détour d’un sentier une charogne infâme
         Sur un lit semé de cailloux,

Je ne comprends pas le terme "rime antisémantique", pouvez-vous me l'expliquer. Merci d'avance

Baudelaire, Une Charogne

rime antisémantique : le rapprochement sonore crée un contraste sémantique

doux/cailloux (les cailloux ne sont pas doux)

Baudelaire, Une Charogne

moi aussi je l'ai dans mes textes.
Mais a aucun moment on a parlé d'une " rime antisémantique "
Sur internet j'ai trouvé cette définition :
rime antisémantique : le rapprochement sonore crée un contraste sémantique.

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Baudelaire, Une Charogne

Merci Leah !

Deusty : Je pense que le rapprochement sonore des mots "âme" et "infâme" crée un contraste sémantique.
En effet, l'opposition entre le Beau [ Mon âme = La femme ] et le Laid [ Une charogne Infâme ] est soulignée par cette rime antisémantique.

Je ne sais cependant pas si cela est pertinent.