Apollinaire, Tristesse d'une étoile

je ne comprend pas le poeme de Guillaume Apollinaire " Tristesse d'une étoile", j'ai des questions préalables (corpus) et une dissertation  à faire et cela me bloque dans ma réfléxion.
Tous ce que j'ai pu retenir de ce poeme est que l'auteur à été bléssé lors de la guerre et qu'il en souffre  mais je ne vois pas pourquoi parle t'il de Minerve et souffre t'il juste de ça blessure?

Tristesse d'une étoile

    Une belle Minerve* est l'enfant de ma tête
    Une étoile de sang me couronne à jamais
    La raison est au fond et le ciel est au faîte*
    Du chef où dès longtemps Déesse tu t'armais

    C'est pourquoi de mes maux ce n'était pas le pire
    Ce trou presque mortel et qui s'est étoilé
    Mais le secret malheur qui nourrit mon délire
    Est bien plus grand qu'aucune âme ait jamais celé

    Et je porte avec moi cette ardente souffrance
    Comme le ver luisant tient son corps enflammé
    Comme au cœur du soldat il palpite la France
    Et comme au cœur du lys le pollen parfumé

Minerve*:déesse romaine de la raison. Sortie tout armée de la tete de Jupiter, elle l'aide dans ces combats.
Au faite*: au sommet

aider moi  s'il vous plait ,merci

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Apollinaire, Tristesse d'une étoile

Bonjour,

Je suspecte Apollinaire de jouer comme à son habitude sur les champs sémantiques du mot.
Regarde les divers sens donnés par le Littré :

MINERVE [mi-nèr-v'] s. f. 
1°  Nom, chez les Romains, de la déesse de la sagesse.
Poétiquement, arbre de Minerve ou de Pallas, l'olivier que cette déesse fit naître. Fruit de Minerve ou de Pallas, l'olive. Oiseau de Minerve, le hibou.
Rimer malgré Minerve, faire de mauvais vers. ? Maudit soit l'auteur dur dont l'âpre et rude verve, Son cerveau tenaillant, rima malgré Minerve...., BOILEAU, Épigr. XIV
2°  Par extension, tête, cervelle. ? Une douzaine de flandrins fatiguer leur minerve à maintenir un intarissable flux de paroles ; la belle occupation !, J. J. ROUSS., Conf. V
On ne met point de majuscule en ce dernier sens.
3°  Fig. Femme aussi sage que belle (on met une majuscule).
Femme instruite ou adroite au travail.
4°  Appareil orthopédique destiné à redresser la tête en cas de déviation causée par la contracture des muscles du cou.

Essaie de repérer dans le poème, chacun des emplois :
- le collier cervical qu'a pu porter le soldat blessé,
- la tête raisonnante qui souffre moins que le coeur : Apollinaire se voit comme un mal-aimé,
- la déesse armée et l'évocation de la guerre,
- la femme aimée qui dans sa perfection est éloignée du pauvre mortel,
- l'étoile de sang est la marque de la blessure reçue au front (l'éclat d'obus l'a frappé en première ligne, un autre jeu de mot possible). Elle est peut-être une allusion au Desdichado de Nerval...

Apollinaire, Tristesse d'une étoile

D'accord je te remercie pour ta réponse mais ce compare t'il d'une certaine manière à cette déesse, car elle aussi à souffert.
Car en faite dans le  corpus j'ai une question  qui me dit "quel est le procédé commun aux trois poèmes", poèmes de Charles Baudelaire "l'albatros", et un autre de Théophile Gautier "Le Pin des Landes"puis celui donc d'Apollinaire et j'ai trouvée que le procédé était la comparaison.

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Apollinaire, Tristesse d'une étoile

Plus précisément la métaphore filée.

Apollinaire, Tristesse d'une étoile

merci pour l'aide