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Dans quelle mesure pouvons-nous imposer notre vision du monde ?

Salut les filles !

Voilà, dimanche dernier je regardais 7 à 8 et on voyait un reportage sur les mariages forcés et l'on montrait une dame qui vivait en France qui allait des ces pays pour tenter d'empêcher ces mariages.

Sur le coup je n'ai pu m'empêcher de me demander de quel droit nous autres Européens avions nous le droit d'imposer, ou du moins tenter d'imposer, notre vision du monde à toute une civilisation qui a toujours vécu ainsi ? Pourquoi notre vision du monde serait elle forcément la 'bonne' ? N'est pas de l'arrogance de notre part que de tenter d'uniformiser la pensée ? N'est ce pas une caractéristique propre à l'Homme que de vouloir que tout le monde pense comme lui ?

Voilà,

Ciao ninas !

PS : je ne remets pas en cause ces actions mais je me demande si nous sommes dans le droit chemin

Dans quelle mesure pouvons-nous imposer notre vision du monde ?

Il faut prendre l'homme dans son individualité et non par rapport à la civilisation dans laquelle il évolue. Dans le cas des mariages forcés, il s'agit simplement de permettre aux femmes d'exercer leurs libre arbitre, droit inné qui ne peut être remis en cause dans des cas comme celui-ci. Après, le reste de ta question est vraiment vaste et je ne saurais, pour l'instant, y répondre. Évidemment, le désir d'un point de vue unique, par et pour tous, mais il faut observer que, mis en pratique, une telle vision communautaire conduit invariablement au régime totalitaire, Fascisme et Nazisme particulièrement. Car ceci ne peut s'effectuer de façon naturelle, à moins de supprimer tout bonnement la pensée, comme c'est le cas dans 1984 de Orwell ou dans le Fascisme, ou seul le groupe importe, l'unité humaine n'étant qu'un grain de sable sur une plage uniforme, forte, stable et puissante. L'homme alors, n'est plus qu'une mécanique, un objet, répondant à des instincts communautaires et privés de son "moi". Alors, voilà ce que provoque, dans l'absolu, l'uniformisation de la pensée: l'absence de pensée. A micro-échelle, tout ceci se reconstitue, dans le sport (matchs de foot par exemple), ou bien les groupes de lycéens, partageants les mêmes goûts, vestimentaires, musicaux,...Et chaque "tout" (ou groupe) tend à démontrer que ça vision des choses est la meilleure, la plus appropriée et, en effet, elle l'est, pour ce groupe seulement. Alors, oui, je pense que le désir d'uniformisation est humain, mais tant que l'homme continue à pensée par et pour lui-même (ceci étant relatif puisque l'homme est toujours influencé, par la religion, société, milieu social, expérience,...), l'influence exercée par les uns sur les autres n'est que limitée. Bien sûr, à des échelles supérieur, tout ceci est sans aucun doute néfaste.
J'ai sans doute était flou, ayant écrit ce qui sortait de ma conscience immédiate et non réfléchie...

Dans quelle mesure pouvons-nous imposer notre vision du monde ?

En quoi est-ce qu'empêcher des mariages forcés serait imposer sa vision du monde ?

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Dans quelle mesure pouvons-nous imposer notre vision du monde ?

Nous venons dans un pays et bouleversons leur culture. C'est en cela que je parle d'imposer notre vision de monde.

Dans quelle mesure pouvons-nous imposer notre vision du monde ?

Si quelqu'un est forcé, c'est qu'il n'est pas consentant. On ne peut donc pas invoquer sa culture. Et s'il admet une pratique, pour des raisons qui font partie de sa culture, alors, il n'est pas forcé.

Dans quelle mesure pouvons-nous imposer notre vision du monde ?

Entre admettre une pratique du fait de sa culture et se croire obligé à une pratique du fait de sa culture, il y a une nuance...

Une culture peut faire qu'on se sente obligé de se soumettre à certaines coutumes.

Dans quelle mesure pouvons-nous imposer notre vision du monde ?

Entre se sentir obligé et être forcé, il y a plus qu'une nuance.

Dans quelle mesure pouvons-nous imposer notre vision du monde ?

Je me demande, s'il n'était pas plus utile, et plus judicieux de partir aider les gens dans ces coins, à dépasser leure misère, leur illettrisme, leur combat souvent infernal avec des conditions de vie assez difficiles.

Mais bon, on préféré, à chaque fois, pointer du doigt des problèmes non prioritaires, pour servir certaines idéologies plutôt que de servir les humains et l'humanité.

Dans quelle mesure pouvons-nous imposer notre vision du monde ?

pour servir certaines idéologies plutôt que de servir les humains et l'humanité.

Parvenir à rendre certaines humaines moins esclaves de décisions d'autres humains, ce n'est pas servir l'humanité ?  Cela relèverait d'une idéologie non humaniste ? J'ai du mal à comprendre, là.

Et pointer ce problème-là, même si on le considère "non prioritaire" (merci pour elles),  en quoi est-ce que cela empêche de soulager aussi la misère et l'illettrisme ? D'ailleurs, il me semble que nombre de tenants des mariages forcés n'ont de cesse, par ailleurs, de préconiser aussi l'illettrisme des filles... Comme c'est bizarre !

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Dans quelle mesure pouvons-nous imposer notre vision du monde ?

Ce thème pose la question de la définition même du fait culturel. L'oppression d'un groupe humain par un autre groupe humain (des hommes sur des femmes) constitue-t-il un fait de culture ou une simple organisation sociale ? L'excision est-elle un fait culturel et doit-elle en ce cas être respectée ?
Je pense que la culture s'arrête aux droits et libertés que chacun a de disposer de lui-même dans le respect de l'autre. Des hommes et des femmes appartenant à ces sociétés luttent d'ailleurs contre des pratiques qui aliènent certain(e)s au profits d'autres plus forts.
Il faut maintenant réfléchir à la manière d'apporter un nouveau modèle plus humaniste. Les armes ne sont probablement pas la meilleure solution et favoriser le développement économique apporterait probablement des résultats plus probants. Mais il faudrait un partage plus équitable des richesses. L'Occident y est-il prêt ? Ou du moins ceux qui tiennent les rennes de notre économie à leur profit...